Université de Montpellier : le label I-Site en poche... et après ?

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(Crédits : Université de Montpellier)
Après avoir décroché le label I-Site attribué dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir, le 24 février, la communauté scientifique montpelliéraine attend la décision du Commissariat général à l’investissement sur le montant de l’enveloppe qui lui est destinée. Elle demande une dotation de 600 à 900 M€.

« Nous sommes évidemment très heureux d'avoir obtenu le label I-Site le 24 février après notre audition devant un jury international, le 21 février », indique François Pierrot, le coordonnateur du projet Montpellier Université d'Excellence (MUSE).

La communauté scientifique de Montpellier fait partie des sept projets I-Site sélectionnés par un jury international pour cette saison 2 de l'attribution des labels Idex / I-Site. L'obtention de ces labels s'accompagne d'une dotation associée au Programme d'investissement d'avenir (PIA). Aujourd'hui, l'inconnue est le mondant de cette dotation qui sera accordée au projet Muse.

« Le Commissariat général à l'investissement (CGI) nous communiquera notre budget courant mars, indique François Pierrot. L'enveloppe que nous avons demandée est comprise entre 600 et 900 M€. C'est autant que le projet Idex de Grenoble et davantage que celui de l'Idex de Lille. Ce montant n'est pas lié au format Idex ou I-Site mais à l'ampleur du projet, c'est-à-dire au nombre de chercheurs impliqués dans le projet. Dans le cas du projet MUSE, nous comptons 6 000 scientifiques et 50 000 étudiants. »

25 M€ annuels d'intérêts

De nombreux critères entrent en jeu dans l'élaboration du budget définitif.

« Le CGI dispose d'un budget global qui comprend le budget du PIA 2 - sur lequel nous postulons - mais aussi des fonds du PIA 1 non utilisés et de l'enveloppe du PIA 3 sur lequel il peut prélever un certain montant, détaille François Pierrot. Le CGI est libre de disposer de l'ensemble des fonds du PIA. Concernant notre projet, aucune indication ne nous alerte sur le fait que notre demande ne soit pas satisfaite. »

L'enveloppe qui sera attribuée à la communauté scientifique de Montpellier ne fera pas l'objet de prélèvements directs. Ce sont les intérêts qui permettront d'assurer les activités de recherche, de formation et de partenariat avec les entreprises associées au projet MUSE.

« Ce type de financement est courant aux États-Unis, commente François Pierrot. Cela a deux grands avantages : la pérennité du financement pour les bénéficiaires et une réduction des risques pour l'État. Pour le projet MUSE, l'enveloppe demandée nous permettra d'obtenir annuellement des intérêts de 25 M€. »

Phase de probation

Dans tous les cas une dotation de lancement devrait être octroyée à la communauté scientifique de Montpellier « dans les prochaines semaines, pour démarrer le projet au plus vite ». Ensuite, la communauté scientifique du projet Muse entrera dans une phase de probation d'une durée de deux à quatre ans qui fait l'objet d'une évaluation.

« À l'issue de cette phase de probation, le projet peut être validé mais jury peut également décider de mettre fin au projet si les engagements ont été respectés, explique François Pierrot. Il y a aussi l'option intermédiaire d'un rallongement de la phase de probation. »

L'Université de Toulouse a justement fait les frais de ce dispositif puisque son Idex a été stoppé en printemps 2016. Depuis, elle travaille  l'élaboration d'un nouveau projet et a voté le 10 février 2017 une nouvelle feuille de route pour reconquérir l'Idex.

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