L'ESMA va créer un campus créatif d'ampleur européenne

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Le projet de campus porté par l'ESMA s'étend sur 16 000 m2
Le projet de campus porté par l'ESMA s'étend sur 16 000 m2 (Crédits : Studio 458)
L'École supérieure des métiers artistiques (ESMA) de Montpellier a dévoilé, le 7 mars, un projet de campus dédié aux industries créatives. L'opération, d'un coût de 37 M€, s'étend sur 16 000 m2, intègrera quatre écoles et recevra 1 400 étudiants. Elle s'insère dans le vaste projet de reconversion du site de l'ex-EAI (École d'application de l'infanterie) que porte la Métropole.

Figurant parmi les dix meilleures écoles d'animation au monde selon le classement publié par le site professionnel Animation Career Review, l'École supérieure des métiers artistiques (ESMA) de Montpellier veut passer un cap supplémentaire. L'école a ainsi présenté, le 7 mars à Montpellier, un projet de nouveau campus bénéficiant d'un investissement de 37 M€, porté par l'ESMA, et s'étendant sur 16 000 m2, "ce qui est probablement sans équivalent en Europe", selon son directeur général, Karim Khenissi.

Un campus, quatre écoles

Ciblant les industries créatives et numériques, le projet est situé sur le site de l'ancienne École d'application de l'infanterie (EAI) et permettra d'accueillir, d'une part, quatre établissements du réseau Icônes, fondé par l'ESMA :

  • l'ESMA elle-même (aujourd'hui installée dans le quartier Euromédecine, à Montpellier), spécialisée dans les formations au cinéma d'animation et au design ;
  • l'école d'arts appliqués IPESAA, qui forme au design et au jeu vidéo ;
  • une antenne dédiée au jeu vidéo et installée par l'ETPA, l'école de photographie et de game design dont le siège est à Toulouse ;
  • une antenne de Cinécréatis, une école, installée à Nantes, formant aux métiers du cinéma (réalisation, montage, etc.).

En plus des salles de cours et salles informatiques, le campus bénéficiera, notamment, d'un studio de 600 m2 aux normes professionnelles (dédié entre autres au motion capture), de quatre studios d'enregistrement professionnels, d'un Fab Lab, d'une salle de cinéma professionnelle, d'un espace d'exposition de 500 m2 ouvert aux créations numériques, ou encore d'un pré-incubateur (250 m2) pour accueillir des projets en amorçage.

"Le campus est configuré de sorte à pouvoir s'ouvrir aux entreprises de l'extérieur et leur permettre d'y installer des annexes, explique Karim Khenissi. Nous disposerons d'un matériel professionnel haut de gamme que, pour la plupart d'entre elles, elles ne pourraient pas acquérir. Par exemple, nous n'utiliserons qu'un seul des quatre studios d'enregistrement à des fins de formation."

Livrable dans le courant 2019 ou en début d'année 2020, la campus accueillera, à terme, 1 400 étudiants (l'ESMA en compte 550 à ce jour) et comptera 350 logements qui leur seront réservés. Il emploiera 200 collaborateurs, dont 80 embauches à l'horizon 2020.

Un projet d'ampleur sur l'EAI

L'annonce du campus porté par l'ESMA vient clôturer un feuilleton de longue haleine : la destination finale du projet de reconversion de l'EAI, qui a connu plusieurs incarnations au gré des majorités politiques à la Ville et à la Métropole de Montpellier, et depuis l'acquisition du site de 40 ha, pour 19 M€, par la Ville, sur décision d'Hélène Mandroux, maire jusqu'en 2014.

Désormais baptisé Montpellier Cité Créative, ce nouveau quartier bénéficiera d'autres équipements, en plus du nouveau campus, qui ont été annoncés le même jour par la Métropole. Au premier rang figurent Les Boîtes dans la Boîte, un tiers-lieu (4 000 m2) faisant office d'espace de rencontre et de studio créatif, ouvert aux indépendants, et dont la conception est assurée par l'association Illusion & Macadam.

Un deuxième lieu, Le Cocon, sera un pôle multiculturel de 400 places, destiné à des animations culturelles et des projections professionnelles, disposant notamment de trois studios son. Enfin, un bâtiment sera reconverti pour accueillir des TPE et des PME dans des bureaux d'au moins 100 m2, alors que les grands comptes pourront s'installer dans un nouvel immeuble "au cachet industriel" d'une surface de 3 500 m2.

"La labellisation French Tech, dont bénéficie la Métropole, comporte une spécialisation dans les industries culturelles et créatives (ICC), rappelle Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole. Il est donc naturel d'installer un cluster réunissant l'ensemble de ces métiers, qui représentent autant d'emplois pérennes. Si la Métropole, comme l'ex-Languedoc-Roussillon, n'a pas d'industrie lourde, elle a un certain poids dans les services et surtout beaucoup d'idées. La culture, ainsi, est un gisement d'emplois sur lequel nous nous appuyons".

Selon le décompte donné par la vice-présidente Chantal Marion, le secteur des ICC compte à ce jour 85 entreprises (start-ups, studios FX, coopératives, etc.), soit 700 emplois, sur le territoire de la Métropole.

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Commentaires
a écrit le 08/03/2017 à 20:16 :
SA CES GEGNIAL JE SUIS EMPLOIYER A LA FAC DE MEDECINE J ADORE LE MILIEU ETUDIANTE HATE DE VOIR LE PROGER
a écrit le 07/03/2017 à 22:55 :
Que d'anglicismes dans tous ces articles...
Les français sont de plus en plus des renégats.
a écrit le 07/03/2017 à 22:55 :
Que d'anglicismes dans tous ces articles...
Les français sont de plus en plus de renégats.

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