Inauguration de la nouvelle Faculté de médecine de Montpellier

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T. Le Ludec (CHU), J. Bringer (doyen honoraire), P. Pouëssel (préfet), A. Le Pellec (recteur), P. Augé (UM), M. Mondain (doyen), F. Vidal (ministre), C. Delga (Région), P. Saurel (Ville)
T. Le Ludec (CHU), J. Bringer (doyen honoraire), P. Pouëssel (préfet), A. Le Pellec (recteur), P. Augé (UM), M. Mondain (doyen), F. Vidal (ministre), C. Delga (Région), P. Saurel (Ville) (Crédits : Edouard Hannoteaux)
Une foule de plusieurs centaines d'institutionnels, professionnels et étudiants a assisté, le 12 octobre, à l'inauguration de la nouvelle faculté, en présence de la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Le bâtiment a mobilisé 45 M€ d'investissements, portés par la Région.

Après une première tentative prévue en septembre et repoussée pour des motifs baroques, l'inauguration de la nouvelle Faculté de médecine de Montpellier a bien eu lieu le 12 septembre, en présence d'une ministre, Frédérique Vidal, et de plusieurs centaines de participants. Le nouveau bâtiment s'étend sur 12 000 m2 et va recevoir une fréquentation journalière moyenne de 1 000 à 1 500 étudiants (voir le descriptif des nouveaux locaux dans notre article paru récemment).

"Certains s'étonnent de ce dimensionnement mais il s'agit plus qu'une Faculté de médecine : c'est une Faculté de santé, qui accueillera aussi des personnels médicaux et para-médicaux, en formation initiale ou continue", souligne le doyen de la faculté, Michel Mondain.

"Cette opération va accroître la visibilité de Montpellier et de son université, qui a seulement deux ans et demi (écoulés depuis la fusion des Universités de Montpellier I et II, NDLR) et de l'ambition, se réjouit Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier. C'est aussi une façon de mettre en lumière les trois thématiques du projet I-Site, "Nourrir, soigner, et protéger"."

Entre passé et avenir

Créée au VIIIe siècle, la Faculté de médecine de Montpellier est la plus vieille d'Europe encore en activité. Les personnalités impliquées dans le projet, démarré en 2010, soulignent la trajectoire de cet outil, entre son héritage illustre et les défis du futur.

"Selon Paul Valéry, l'esprit de la modernité naît dans l'âme du passé, et telle était ma mission : traduire cette essence historique dans la modernité", cite l'architecte du projet, François Fontès.

"Cette faculté doit répondre au défi de l'avenir de la médecine, chaque fois qu'une machine peut remplacer l'humain, estime Jacques Bringer, doyen honoraire. Ce projet doit donc servir à la mise en situation des biotechnologies et de l'humain."

"Cette histoire a donné naissance à l'université du XXIe siècle, car elle a su se renouveler, rester en mouvement, affirme Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole. Montpellier, c'est la médecine du futur dès aujourd'hui, comme l'illustre le projet "Montpellier, capital santé", doté de 8,3 M€ par l'État sur des sujets comme la génothérapie, la génétique, etc."

Mobilisation pour la jeunesse

Le bâtiment est doté de cinq amphithéâtres et d'une plate-forme technologique installée sur deux niveaux (sur un total de six). Inscrit au Projet Campus porté par la communauté universitaire de Montpellier, il a nécessité un investissement de 45 M€, financé par le Conseil régional Occitanie.

"Les lieux de savoir et de connaissance sont ma priorité car ils sont le ciment avec lequel nous construisons cette grande région d'Occitanie, évoque Carole Delga, présidente de Région. Nous sommes la région qui investit le plus en faveur de la jeunesse, le premier budget régional avec 1,1 milliard d'euros."

"La proximité de cette faculté avec le CHU de Montpellier et de nombreux établissements de recherche démontre à quel point ce projet a été pensé en cohérence au sein de l'écosystème, car à l'avenir, nous devrons passer de plus en plus de la paillasse au médecin, et du médecin à la paillasse", apprécie la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, elle-même ancienne présidente de l'Université de Nice Sophia Antipolis.

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