Flash Project : pour un meilleur accès à l'emploi des doctorants

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L'Université de Nîmes accueillait, le 17 novembre, la journée Flash Project
L'Université de Nîmes accueillait, le 17 novembre, la journée Flash Project (Crédits : Thomas Tedesco)
Le collège doctoral Languedoc-Roussillon - les 4 universités de l'académie de Montpellier, l'École des Mines d'Alès, l'ENS Chimie de Montpellier, et Montpellier SupAgro - a organisé, le 16 novembre, Flash Project, une journée destinée à rapprocher entreprises et doctorants de l'académie de Montpellier.

On peut avoir le plus haut diplôme décerné par l'éducation nationale et peiner à trouver un emploi... Afin de rapprocher deux mondes - celui des docteurs (Bac +8) et celui de l'entreprise - qui s'ignorent encore trop, le collège doctoral Languedoc-Roussillon, rassemblant les écoles doctorales des 4 universités de l'académie de Montpellier, l'Ecole des mines d'Alès, l'ENS Chimie de Montpellier, et Montpellier Sup'Agro, ont organisé, mercredi 17 novembre, en partenariat avec l'association d'entreprises Leader Occitanie, une journée Flash Project, à l'Université de Nîmes.

"L'objectif est de sortir les doctorants de leur zone de confort et qu'ils se découvrent des compétences qu'ils ne soupçonnent pas", explique Corinne Le Gal La Salle, chargée des relations avec les entreprises à l'Université de Nîmes.

27 doctorants venant de toute la région ont donc du travailler en petits groupes, auprès d'entreprises (Oasis Citadine, Human Inside, Kaexa, Mine de talents, SCIC Export, et ESII), sur des projets innovants suggérés par les uns ou les autres.

"Les docteurs peuvent apporter dans l'entreprise une autre façon de penser. Le faire comprendre aux chefs d'entreprise n'est pas simple mais on voit bien à l'étranger, où le doctorat est davantage reconnu, ce que les docteurs peuvent apporter au secteur privé", soutient Jean-Pierre Richard, directeur général d'ESII (Lavérune, 120 salariés dont 3 docteurs).

Un effort de sensibilisation à faire

Côté université, il s'agit également de sensibiliser les doctorants aux débouchés offerts par le secteur privé alors que la recherche publique ne propose aujourd'hui que peu de postes stables.

Selon le service d'insertion professionnel de l'Université de Montpellier (SCUIO-IP), "six docteurs sur dix exercent dans le secteur privé. 86 % d'entre eux évaluent à 12/20 ou plus l'adéquation de leur emploi à leur formation".

"Il est important que les doctorants envisagent leur thèse comme une première expérience professionnelle et non comme un seul objet d'études permettant d'obtenir un diplôme", soutient Michel Desarménien, directeur de recherche au CNRS et du collège doctoral du LR.

De part et d'autre, le chemin semble encore long. En France, le taux de chômage des docteurs atteint 9 %, soit à peine mieux que la moyenne nationale de chômage dans les autres catégories de diplômés.

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