Philippe Lamouroux élu président de l'Ordre des experts-comptables

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Philippe Lamouroux, nouveau président de l'OEC région Montpellier.
Philippe Lamouroux, nouveau président de l'OEC région Montpellier. (Crédits : Edouard Hannoteaux)
Au terme des élections au sein des Conseils régionaux de la profession, Philippe Lamouroux a été élu nouveau président de l’Ordre des experts-comptables région Montpellier. Il succède à Philippe Sauveplane, en poste depuis 2014. La passation a lieu le 14 décembre.

Au terme des élections au sein des Conseils régionaux de l'Ordre qui viennent de se dérouler, permettant de choisir les membres de l'Ordre qui représentent la profession d'expert-comptable au niveau régional, 24 nouveaux conseillers ont été élus au Conseil régional de Montpellier, qui couvre l'ex-Languedoc-Roussillon et l'Aveyron.

Deux listes étaient en compétition : la liste « Avec l'IFEC, la croissance ensemble », qui a recueilli 444 voix et 18 sièges, et la liste « Experts-comptables et Commissaires aux comptes de France et Union des libéraux » qui a obtenu 209 voix et 6 sièges.

C'est l'Alésien Philippe Lamouroux qui été élu, à cette occasion, nouveau président de l'Ordre des experts-comptables région Montpellier. Il succèdera à Philippe Sauveplane, qui occupait la fonction depuis décembre 2014, au cours de la cérémonie de passation prévue ce mercredi 14 décembre.

La réforme territoriale qui ne passe pas

Ces 24 conseillers ont été élus pour une durée exceptionnelle de deux ans afin de tenir compte de la réforme territoriale des régions administratives.

Une réforme qui n'arrange pas la profession si l'on en croit les propos qu'a tenus Philippe Lamouroux lors de la passation de pouvoir.

« C'est une ineptie pour la profession, lance-t-il. Nos fondamentaux que sont la proximité avec les confrères et consœurs sur les territoires et le bénévolat des élus risquent d'être bafoués si le conseil régional de l'ordre part à Toulouse. On s'est battus pour avoir un mandat de deux ans sur l'ancienne configuration des régions et je vais continuer de me battre pour que l'on conserve une entité à Montpellier, et pourquoi pas un seul conseil de l'ordre à Montpellier. Car pourquoi toujours Toulouse et pas Montpellier ? Nous sommes plus nombreux (995 experts-comptables sur le périmètre du Conseil régional de l'ordre Montpellier, 800 sur celui de Toulouse, NDLR), nous avons un institut de formation,... »

"Réaffirmer notre autorité"

Le nouveau président pointe aussi un autre « challenge » pour son mandat : l'évolution des rapports de la profession avec son instance de tutelle, le ministère des Finances.

« Notre gouvernance nationale a manqué d'autorité sur cette question, regrette-t-il. Le ministère des Finances pose un regard très inquisiteur sur nos contrôles de qualité en matière de lutte contre le blanchiment, et l'examen périodique de sincérité qu'on nous a imposé a été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On observe un phénomène de ras-le-bol, on subit trop, ça devient trop lourd pour les cabinets. Ce sont de nouvelles contraintes, au profit de l'administration fiscale. Il ne faudrait pas faire de nous des commissaires à la fiscalité ! Je souhaite que l'on réaffirme notre autorité professionnelle. »

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