Club de l'éco : les enjeux de la dématérialisation des paiements

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Jean Kehlaoui, Boris Archimbaud, Mohamed Boumediane, Vincent Daffourd, et Anthony Rey
Jean Kehlaoui, Boris Archimbaud, Mohamed Boumediane, Vincent Daffourd, et Anthony Rey (Crédits : Christine Caville)
Dans le cadre du Digiworld Summit, organisé à Montpellier du 18 au 20 novembre, Objectif Languedoc-Roussillon a organisé son dernier Club de l’éco de 2014 sur la thématique de la dématérialisation des paiements. Quatre acteurs de référence ont débattu de cet enjeu.

Les pièces et les billets ? C'est un peu dépassé selon les intervenants du Club de l'éco du 20 novembre 2014. Autour de la table, Jean Kehlaoui, responsable des partenariats bancaires d'Orange, Boris Archimbaud, expert en connectique pour la Banque Populaire du Sud, Mohamed Boumediane, président d'HTTPCS, société spécialisée dans la cybercriminalité, et Vincent Daffourd, président de la start-up Chèque Santé, ont débattu autour de la question de la dématérialisation des paiements, du marché pour les divers acteurs concernés mais aussi du degré d'acceptabilité du grand public devant cette évolution (quasi) inéluctable.

« Payer avec son téléphone portable, c'est devenu quelque chose de courant dans certains pays émergents, remarque Jean Kehlaoui. C'est d'abord advenu dans certaines zones où le réseau téléphonique existe mais pas les opérateurs bancaires. De fait, l'Afrique, avec Orange Money, dispose déjà de ce procédé, alors qu'en Europe, ce n'est pas encore répandu, ni même en France (Orange aura lancé son dispositif Orange Cash sur l'ensemble du territoire d'ici juin 2015, NDLR), mais cela va venir. »

Un constat bien pris en compte par les banques, qui couplent des offres de téléphonie avec des services de paiement sans contact.

« La démocratisation de l'internet et des modes de consommation provoque des changements sur les modes de paiements, remarque Boris Archimbaud. Et même des changements en terme de connexion : désormais 25 % des connexions au web se font par smartphone.  »

Confiance et réseaux

Si les directives de l'Union européenne sur les systèmes de paiement ont encouragé les pratiques concurrentielles de paiement dématérialisé, l'avènement de telles pratiques soulève des questions dont les réponses restent encore en suspens. Notamment du point de vue de la sécurité :

« De plus en plus souvent, les systèmes informatiques sont attaqués par des pirates », explique Mohamed Boumediane, soulevant ainsi la question de la confiance des utilisateurs des services de paiement dématérialisé.

Une confiance qui devrait s'acquérir au fil du temps, lorsque les pratiques seront accessibles au plus grand nombre.

Pour diffuser ses chèques santé (titres prépayés de prestations de santé), Vincent Daffourd s'appuie sur un réseau de mutuelles partenaires, comme garanties auprès du grand public, aidé dans son entreprise par la future loi « Mutuelle pour tous ». L'idée de s'appuyer sur un réseau connu, celui des banques et des systèmes de paiement traditionnels (Visa, Mastercard), reste bien ancrée.

« Qu'il s'agisse de grands groupes ou de start-ups, il faut fondre des partenariats lorsqu'on rentre dans des cœurs de métiers trop éloignés », souligne Jean Kehlaoui.

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