Montpellier n’accueillera pas l’Agence européenne du médicament

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(Crédits : Reuters)
L’information est tombée le 19 avril : l’Élysée défendra la candidature de Lille auprès de l’Union européenne pour accueillir l’Agence européenne du médicament qui, pour cause de Brexit, doit quitter Londres. Candidate déçue, Montpellier Métropole s’était engagée à investir 40 M€ pour être sélectionnée.

Philippe Saurel a appris la nouvelle devant la presse réunie à l'occasion de l'inauguration de l'Hôtel French Tech, à Montpellier, le 19 avril 2017.

« J'apprends à l'instant que c'est la candidature de Lille qui sera défendue par l'Élysée pour accueillir l'Agence européenne du médicament, a déclaré Philippe Saurel. Je suis heureux pour mon ami Damien Castelain, le président de la Métropole de Lille. Néanmoins, le jury interministériel devait annoncer trois villes et seule une métropole a été choisie. »

Huit métropoles françaises s'étaient positionnées comme candidates pour accueillir l'Agence européenne du médicament (EMA) : Strasbourg, Lens-Liévin, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris et Toulouse. Un jury interministériel présidé par l'ancienne ministre Geneviève Fioraso, a tranché. Le choix devait être validé par le Premier ministre, Bernard Cazeneuve.

Un engagement de 40 M€

Malgré une attitude fair-play, Philippe Saurel n'a pu s'empêcher quelques tacles à l'encontre du gouvernement socialiste.

« Le congrès de la reconstruction se prépare, a lancé Philippe Saurel. Il faut soutenir les socialistes. Ils vont faire 5 % aux élections présidentielles. Ils n'auront pas tout perdu. »

Le maire et président de la Métropole de Montpellier avait, avant de connaître la décision du gouvernement, évoqué les atouts de la candidature montpelliéraine pour accueillir l'EMA et ses 900 emplois directs.

« Nous avons mis 40 M€ sur la table pour construire l'édifice de cet établissement dans notre métropole dont le développement est axé sur le numérique et la santé, a indiqué Philippe Saurel. Ségolène Royal nous avait promis le siège de l'Agence française pour la biodiversité et elle l'a donné à Vincennes. Le gouvernement à l'occasion avec l'EMA de se rattraper. »

Lille vs Barcelone, bis repetita

L'occasion n'a pas été saisie par les représentants de l'État. La candidature de Montpellier souffrait d'un certain nombre de handicaps dont celui de ne pas disposer d'un aéroport international, une des exigences du cahier des charges.

Le choix du jury interministériel n'est pas dénué de fondement puisque la métropole lilloise avait déjà été candidate pour accueillir l'EMA lors du premier appel à projet. Elle avait terminé en troisième position, derrière les villes de Barcelone et Londres.

C'est désormais cette dernière étape de la sélection qui se profile et Lille devra à nouveau affronter la candidature de Barcelone. Le Danemark, la Suède (Stockholm) et l'Italie (Milan) se sont également positionnés. Le choix du nouveau lieu d'implantation du gendarme européen du médicament devrait intervenir pour la fin de l'année 2017.

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