La Halle French Tech dévoilée à Montpellier

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Vue d'architecte de la future Halle French Tech, premier équipement livré, fin 2019, au sein du nouveau quartier
Vue d'architecte de la future Halle French Tech, premier équipement livré, fin 2019, au sein du nouveau quartier (Crédits : Muoto)
La Métropole de Montpellier a dévoilé, le 12 septembre, la physionomie générale du quartier Cambacérès, qui sera construit à proximité de la gare TGV à partir de 2018. Parmi les équipements majeurs de cette "future vitrine" de la ville : une Halle numérique, emblème de la French Tech, appelée à accueillir des centaines de start-ups.

Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole, a dévoilé les grandes lignes du quartier Cambacérès, dont les travaux commenceront en 2018 à proximité de la gare TGV Montpellier Sud de France, elle-même en voie de finition, dans le quartier de la Mogère. Baptisé "OZ" par la précédente majorité en 2012, le projet a été ramené de 320 ha à 60 ha urbanisés.

Quartier Cambacérès

"J'avais voté contre ce projet car il était trop dense et peu adapté aux nouvelles fonctions urbaines de Montpellier, une ville qui avance et doit prévoir l'ensemble des dispositifs pour être plus économe et résiliente, justifie-t-il. Le quartier Cambacérès sera la nouvelle vitrine de Montpellier."

La "bâtiment Totem" enfin révélé

Le premier équipement construit et livré sur ce quartier sera une Halle French Tech, d'une surface utile de 8 000 m2 (1ère tranche), extensible à 12 000 m2. Les travaux de ce bâtiment (coût : 28 M€) destiné à accueillir des centaines de start-ups débuteront fin 2018, en vue d'une livraison prévue fin 2019.

Quartier Cambacérès

Le bâtiment, un temps appelé "totem" et imposé dans le cahier des charges de la labellisation French Tech, sera construit sur une logique de modules adaptables. Le marché a été remporté par le studio Muoto, pour un projet "de loin le plus exemplaire en terme d'efficacité énergétique", selon Philippe Saurel.

"Nous l'avons conçu comme une petite ville, avec ses rues et ses patios, pour qu'il reste connecté à l'espace public, raconte Yves Moreau, du studio Muoto. Autour du noyau central se trouveront de nombreux plateaux, accessibles 24h sur 24, dans une configuration évoluant avec la croissance des start-ups, qui pourront en réserver plus ou moins."

La thématique digitale sera aussi traitée à travers la création d'"une nouvelle école du numérique" (5 000 m2, 1 000 étudiants). Par ailleurs, une partie du parc urbain (30 ha sur les 60 ha du projet) sera dédié à l'accueil d'entreprises hors French Tech : plusieurs groupes auraient déjà postulé pour s'installer, selon la Métropole.

Quartier Cambacérès

Un parc végétal de 30 ha

Globalement, le quartier Cambacérès, dessiné par le cabinet d'architecture belge XDGA, comptera 2 500 logements, dont 30 % seront des logements sociaux, et 500 seront à destination des étudiants. La tonalité estudiantine du projet est forte puisque, en plus de l'école numérique, la nouvelle Montpellier Business School doit s'y implanter, à terme, de même que des "unités d'enseignement supérieur", et possiblement le projet autour des "humanités numériques" que porte l'Université Montpellier-Paul Valéry, selon Philippe Saurel.

Quartier Cambacérès

L'accessibilité de ce nouveau quartier passera par l'extension de la ligne 1 du tramway, avec la création de deux nouveaux arrêts entre Odysseum et le terminus (coût : 40 M€ HT). En plus du trafic TGV de la nouvelle gare et du dispositif multimodal l'entourant, l'accès en voiture nécessitera la modification du pont enjambant l'A709, avec la création d'un double sens de circulation (projet porté par Vinci Autoroutes, en cours de validation).

Quartier Cambacérès

Enfin, en plus des 30 ha de parc urbain, le quartier comptera 30 ha de parc végétalisé (15 M€), faisant une large place aux espaces dédiés à la préservation de la biodiversité, tout en autorisant la pratique de certaines disciplines urbaines (un nouveau skate park, notamment, sera construit). "Il s'agit de faire un trait d'union en creux, vert et ludique, entre paysages agricoles et urbain", souligne la paysagiste Jacqueline Osty.

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