La nouvelle agglo Sète Agglopôle Méditerranée construit son projet de territoire

 |   |  1100  mots
François Commeinhes, président de Sète Agglopôle Méditerranée.
François Commeinhes, président de Sète Agglopôle Méditerranée. (Crédits : Cécile CHAIGNEAU)
Le 14 septembre, le président de la toute récente Agglomération du bassin de Thau a présenté le nom et la nouvelle identité visuelle de la collectivité : Sète Agglopôle Méditerranée – Archipel de Thau. Il a aussi dressé les grandes lignes du projet de territoire.

Le 1e janvier 2017 naissait dans l'Hérault une nouvelle Agglomération unifiée, fruit de la fusion entre Thau Agglo et de la Communauté Nord du Bassin de Thau (14 communes). Neuf mois plus tard, la collectivité se rebaptise « Sète Agglopôle Méditerranée - Archipel de Thau », et revêt une nouvelle identité visuelle.

Son président François Commeinhes, également sénateur-maire de Sète (l'élu ne se prononcera qu'autour de 23 septembre sur le mandat qu'il conservera pour se mettre en conformité avec la loi), a dévoilé le 14 septembre, lors d'une conférence de presse, cette nouvelle identité, mise au point par l'agence Sedicom, à Lattes (25 000 €).

« Le nom de la ville-centre de l'Agglomération n'était pas présent dans le nom, contrairement à ce que l'on voit par ailleurs, souligne François Commeinhes. Méditerranée est un nom qui parle au niveau international, et nous avons conservé Archipel de Thau car cela correspond à une identité remarquable. »

La marque Sète Agglopôle  Méditerranée a même été déposée à l'INPI...

Identité visuelle de Sète Agglopôle Méditerranée

François Commeinhes rappelle que « la fusion a été imposée en quelques mois par l'Etat et qu'il n'y avait donc aucune vision commune du territoire ».

« Nous réalisons un véritable virage, la structure est en ordre de marche, il faut maintenant dessiner le territoire pour les vingt ans à venir, lance-t-il. Je vais aller la rencontre des conseils municipaux des 14 communes car même à l'échelle des élus, tout le monde n'a pas conscience des compétences réelles de l'agglomération. Si on veut faire adhérer à une vision du territoire, il faut une vision collective. »

Une pépinière d'entreprise et du coworking

Le processus d'adaptation et d'harmonisation arrive à son terme. Reste à co-construire ce projet de territoire, qui interviendra après un diagnostic de l'existant et des rencontres entre les élus des 14 communes. En attendant, François Commeinhes a dressé le tableau des projets en cours.

En matière de développement économique, il annonce que la compétence de l'Agglomération sera étendue aux zones conchylicoles (2 000 emplois), où seront engagés un programme de travaux sur la voierie d'accès et une étude pour mieux organiser l'accès de ces zones au tourisme.

Une pépinière d'entreprises de 1 600 m2 verra le jour sur le site de Flexsys, spécialisée dans l'économie de la mer. En centre-ville, c'est un espace urbain de co-working qui sera installé dans les anciens locaux du Crédit Maritime (795 m2). Le tout pour un coût de 5,6 M€. La maîtrise d'œuvre sera définie avant la fin 2017 et la réalisation est prévue à échéance 2020.

Le projet de recherche Célimer (qui vise à renforcer la mise en réseau des différentes institutions pour un vrai pôle océanographique multisites en France) prendra corps sur le site actuel de l'Ifremer, un ensemble immobilier de 1 317 m2, pour une opération de 2,56 M€ (participation de l'agglomération : 700 000 €).

Dynamiser le commerce de cœur de ville

« Nous allons élargir l'action déjà menée depuis quinze ans sur le commerce du cœur de ville, en ciblant trois niveaux d'interventions, ajoute François Commeinhes. Les deux pôles commerciaux majeurs du territoire, comme l'espace commercial Balaruc ou le centre-ville de Sète, les cœurs de ville des 13 autres communes, et enfin les quartiers prioritaires, comme l'Ile de Thau. Pour mémoire, Thau Agglo a investi 25 M€ depuis 2005 dans des programmes de redynamisation... »

Sur l'axe agriculture et oenotourisme, l'Agglomération envisage un partenariat avec la Chambre d'agriculture de l'Hérault et la SAFER Occitanie, avec des actions sur le foncier agricole (soit 105 031 €, dont plus de 65 000 € financés par l'agglomération) afin de créer une Boutique de producteurs - boutique du terroir et de réaliser une étude de faisabilité d'un site de formation - pré-installation à Montbazin.

Une politique active sur les zones d'activités

Des investissements de modernisation, à hauteur de 14 M€ d'ici à 2020, sont prévus sur 13 zones d'activités économiques du territoire, parmi lesquelles cinq qui feront l'objet d'une requalification globale. Deux nouvelles zones d'activités seront créées.

La première sera située sur l'ancienne friche Flexsys (20 lots sur 102 550 m2) pour 9,7 M€ : la commercialisation est en cours et sa livraison programmée pour fin 2018. La seconde est la ZAE de l'Engarone à Mèze (36 lots sur 34 344 m2), dont la commercialisation est relancée (après un retard dû à des problématiques sur le tracé LGV).

Enfin, une enquête publique est en cours pour l'extension de la ZAE de l'Embosque à Gigean, qui accueille actuellement 29 entreprises (170 emplois) et dont l'extension prévoit de développer 74 472 m² cessibles, avec des lots entre 1 000 et 2 500 m² environ. Le permis d'aménager sera déposé courant 2018.

Nouveau PLH, nouveau PDU

En matière de culture, François Commeinhes évoque la construction du Conservatoire à rayonnement intercommunal à l'entrée Est de Sète, ou encore l'extension du réseau des médiathèques, avec la création d'une nouvel établissement à Balaruc-les-Bains, dans l'annexe du Pavillon Sévigné pour la fin 2019 (4,5 M€).

Le futur conservatoire de musique de Sète, à rayonnement intercommunal

Un office de tourisme intercommunal sera créé en 2018. Il restera localisé à Mèze, mais ses locaux seront agrandis et rénovés avant la prochaine saison estivale. Une étude de positionnement et de stratégie touristique territoriale sera lancée avant fin 2017 pour accompagner sa mise en place.

Un nouveau Programme Local de l'Habitat (PLH), qui définit une stratégie à cinq ans, a été lancé suite à la fusion. Son adoption est prévue fin 2018.

Le projet de station d'épuration d'agglomération, d'une capacité de 165 000 habitants pour un coût de 64,3 M€, est en cours. L'attribution de la concession est prévue pour décembre 2017 et sa mise en service pour 2021.

Enfin, avec la fusion, l'agglomération doit définir une nouvelle politique des transports à l'échelle du territoire et un nouveau Plan de déplacement urbain (PDU) sera adopté fin 2019.

En 2018, l'ex-réseau du Département (Hérault Transport) passe sous compétence agglo, qui va proposer un début d'amélioration de l'offre de son réseau de bus sur le nord du territoire, avec plus de passages, plus de kilomètres et un transport à la demande entre Villeveyrac et Mèze.

Quant au pôle d'échange multimodal situé à la gare de Sète, il verra ses travaux démarrer en mars 2018, pour une durée de 18 mois et un coût global de 17 M€. Une voie verte sera créée sur la RD2, entre Balaruc et Sète, à la place de l'ancienne voie ferrée longeant la route.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :