La Mutualité Française Grand Sud, nouvel opérateur dans les secteurs sanitaire et médico-social

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Hélène Cluet, la directrice générale, et Bernard Creissen, le président de la nouvelle entité
Hélène Cluet, la directrice générale, et Bernard Creissen, le président de la nouvelle entité (Crédits : Marie Corbel)
La Mutualité Française Grand Sud est née de la fusion de trois entités mutualistes départementales du Gard, de l’Hérault et des P-O en décembre. Elle se présente en alternative à l’offre de soins 100 % public ou privé à but lucratif, selon la présentation faite le 12 janvier.

La naissance de la Mutualité Française Grand Sud a été annoncée le mardi 12 janvier, à Montpellier, par Bernard Creissen, son président, et Hélène Cluet, la directrice générale. Ce nouvel opérateur né le 17 décembre 2015 est issu de la fusion de trois entités mutualistes départementales: les Mutualités Françaises Hérault, Gard et Pyrénées-Orientales.

Peser dans l'offre régionale

« Nous sommes un réseau d'entreprises de services de soin et d'accompagnement au statut mutualiste, résume Bernard Creissen. À la différence de autres mutuelles, nous ne faisons pas de complémentaire santé mais offrons des services dans les trois départements  Gard, Hérault et Pyrénées-Orientales qui s'adressent à toute la population, avec ou sans complémentaire santé, et tout au long de la vie ».

Centres de santé dentaires ou polyvalents, crèches, services de soins infirmiers ou encore établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Epad) figurent parmi les services proposés. Leur point commun : « une activité à but non lucratif qui propose une alternative au 100 % public ou au privé à but lucratif », indique Hélène Cluet.

Lles deux représentants ont aussi insisté sur les raisons de la fusion.

« Nous souhaitons peser dans l'offre de nos secteurs d'activités à l'échelle régionale », déclare Bernard Creissen.

L'enjeu est notamment de peser face à son principal interlocuteur qu'est l'administration sanitaire et qui se « regroupe aussi ». Mais il s'agit également de « peser » dans le paysage sanitaire et social de la région car « nous pâtissons d'un déficit de notoriété », constate le président de l'organisation. Enfin, logiquement, l'objectif est d' « engager des économies grâce à la mutualisation de certains de nos services », ajoute-t-il.

600 000 € d'économies

La dimension régionale de la Mutualité Française Grand Sud souffre néanmoins de l'absence d'un certain nombre de départements. En ce qui concerne l'Aude et la Lozère, « leurs histoires et problématiques spécifiques font qu'ils nous rejoindrons dans un second temps. On espère d'ici à 2017 », indique Bernard Creissen. Plus à l'ouest, « les départements de Midi-Pyrénées n'envisagent pas la fusion. Leur offre mutualiste est très dense et se sont plutôt des partenariats qui seront engagés », précise Hélène Cluet.

Cette fusion devrait permettre de réaliser des économies de 600 000  € sur cinq ans au niveau des fonctions support, tout en élargissant l'offre de l'opérateur qui passera de 75 à 100 services dans le même temps. Du côté du chiffre d'affaires, celui-ci est de 55 M€ actuellement et l'objectif est d'atteindre 75 M€ d'ici à 2019.  À cette date, ce sont plus de 200 emplois qui auront été créés, portant à 1 000 salariés l'effectif de l'opérateur.

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