Les deux URSCOP se donnent un an pour fusionner

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Rémi Roux et Xavier Chatellier, les présidents des URSCOP Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.
Rémi Roux et Xavier Chatellier, les présidents des URSCOP Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. (Crédits : DR)
Les 3 et 4 juin, Sète accueille le Congrès des Scop et Scic de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le premier à l’échelle de la nouvelle région. Les deux présidents Xavier Chatellier et Rémi Roux y évoqueront le rapprochement des deux Unions régionales, qui devrait se sceller en juin 2017.

Quelque 200 personnes, dont 150 coopérateurs, sont attendues au Village vacances du Lazaret à Sète (34) pour le Congrès régional des Scop et des Scic de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (un tous les quatre ans). Xavier Chatellier, le président de l'URSCOP-LR, et Fatima Bellaredj, la directrice de la structure languedocienne, évoquent les moments forts qui rythmeront ce congrès.

Quel est le poids de la coopération dans la nouvelle région ?

Xavier Chatellier : « La grande région compte 400 entreprises coopératives et 5 400 salariés. Elle a vu multiplié par trois le nombre de salariés en dix ans.Soit 1/3 dans l'ex-Languedoc-Roussillon, 2/3 dans l'ex-Midi-Pyrénées, où se trouve la plus grosse Scop de France, Scopelec (BTP et réseaux, NDLR) à Revel... Nous sommes au 3e rang national, derrière l'Île-de-France avec 14 500 salariés, et Auvergne-Rhône-Alpes avec 7 500 salariés. »

Quelle est l'histoire des URSCOP en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ?

Xavier Chatellier : « Les unions régionales du mouvement coopératif ne collent pas nécessairement aux régions administratives. Nous avons une histoire commune passée : l'URSCOP Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées existait jusqu'à fin 2010. Ce qui a motivé la création de l'URSCOP-LR, c'est un développement particulier les dix dernières années en Languedoc-Roussillon. Les élus et les permanents ont souhaité avoir plus d'autonomie et être plus proches de la Région, qui a soutenu ce mouvement. Cette séparation n'a pas été simple... »

Quelle est la spécificité de l'URSCOP Languedoc-Roussillon ?

Xavier Chatellier : « Nous avons une longueur d'avance sur l'innovation sociale et la nouvelle Région nous attend là-dessus : la vice-présidente Nadia Pellefigue compte sur nous pour que la nouvelle région devienne leader national dans le mouvement coopératif sur la question de l'innovation sociale. D'ailleurs, les secondes journée de l'innovation sociale aurons lieu les 23 et 24 juin à Toulouse...»

Quelle autre différence avec l'URSCOP de Midi-Pyrénées ?

Fatima Bellaredj : « À Toulouse, c'est sur les outils financiers que l'union régionale a une longueur d'avance. Nous réfléchissons à structurer un fonds financier régional pour les coopératives, et sur ce sujet, c'est Toulouse qui pilote. Nous avons validé là où chacun peut être force de proposition. Les deux équipes sont équivalentes, 10 en Languedoc-Roussillon, 13 en Midi-Pyrénées. En Languedoc-Roussillon, nous avons un gros incubateur, le plus gros de France, et une partie de l'équipe est dédiée à cet incubateur qui enregistre 250 dossiers déposés, 45 accompagnés, et 34 entreprises créées, soit 150 emplois. En Midi-Pyrénées, ils ont Catalis, lancé il y a deux ans... Les équipes des unions régionales fonctionnent bien ensemble. Nous travaillons à transformer nos différences en opportunités et à développer des projets qui permettent aux équipes de se rencontrer. »

Comment va s'organiser la fusion ?

Xavier Chatellier : « Nous sommes dans processus de rapprochement depuis un an. Avec le président de l'URSCOP Midi-Pyrénées, Rémi Roux, on se connaît bien, ça facilite les choses. Les équipes fonctionnent de manière harmonieuse, et nous réfléchissons comment valoriser les atouts de chacune des deux unions régionales. Nous prévoyons la fusion entre les deux URSCOP dans un an, pour le prochain congrès de juin 2017. On s'est donné le temps. Nous allons vers une fusion relativement sereine... Lors du congrès, les deux unions régionales font leur assemblée générale en parallèle le vendredi matin, et dès l'après-midi, nous travaillons autour de la fusion au cours d'ateliers avec les adhérents. Le lendemain, le congrès interrégional travaillera sur les grandes orientations stratégiques et politiques pour alimenter le congrès national qui aura lieu en octobre à Strasbourg. »

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