Le plus grand projet participatif de centrale solaire naîtra à Narbonne

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(Crédits : Valorem)
Un investissement de 14 M€ et une production de 12 MWc font du Parc des énergies de Narbonne (11) le plus important projet d’infrastructures renouvelables créé selon un modèle coopératif. La mise en service du site, lancé le 22 février, est prévue pour fin 2017.

« Le top départ du parc coopératif des énergies de Narbonne » a été donné lundi 22 février par l'association Énergies participatives du Narbonnais (EPN) qui est à l'initiative de ce projet. Cette annonce fait suite à l'obtention de l'appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), en décembre 2015.

« La Commission de régulation de l'énergie nous a donné son feu vert en décembre 2015, explique Véronique Poutas, la responsable administrative et financière de l'EPN. Désormais, nous rentrons dans une phase opérationnelle. »

Photovoltaïque et biomasse

Le parc coopératif des énergies de Narbonne est un projet de 14 M€ qui comprend une centrale solaire de 12 MWc associée à de la production de biomasse pour le bois énergie. Étendue sur 20 hectares, le site en question sera localisé sur un terrain d'Areva, à proximité de son usine de Malvési.

« L'objectif de ce parc est de rassembler plusieurs énergies renouvelables, précise Véronique Poutas. Ainsi, l'espace entre les panneaux photovoltaïques sera occupé par une culture pour la pratique de taillis à courte rotation destinée  à la production de plaquettes de bois pour la filière bioénergie. »

Montage juridique

La spécificité de ce projet est d'être « le plus important projet d'infrastructure renouvelable mené selon un modèle dit « participatif » », indique Véronique Poutas. Il rassemble des citoyens, des entreprises locales, des collectivités, des établissements consulaires ainsi que l'Ademe. Deux autres acteurs sont également présents : le fournisseur d'électricité Enercoop LR (Montpellier) pour la maîtrise d'ouvrage et l'entreprise Valorem (basée à Bègles, avec une agence à Carcassonne) choisi comme co-developpeur du projet.

Le montage juridique du projet va aboutir à la création d'une société dont Valorem détiendra 50 % via l'apport de la moitié des fonds propres du projet, à savoir 1,8 M€. « Le premier investisseur du territoire » sera Alenis, la société d'économie mixte d'aménagement du Grand Narbonne.

Le Conseil régional entre également dans l'actionnariat de cette société en créant une structure dédiée à l'investissement dans ce type de projet via LR Aménagement. Enfin, la participation des entreprises locales et des particuliers est également prévue. Pour ces derniers, une structure citoyenne dédiée sera créée. Elle devrait permettre de recueillir 0,5 M€.

Dernière étape

Avant d'être totalement opérationnel, le projet doit franchir une dernière étape : l'obtention du permis de construire par la préfecture de l'Aude.

« Le PLU de Narbonne est en cours de modification pour intégrer le changement de destination du terrain car il s'agissait de terres agricoles, indique Véronique Poutas. Il devrait être validé cet été. Puis viendra l'obtention du permis de construire. »

Les conditions de l'appel d'offre de la CRE donnent deux ans à l'EPN « pour que le parc sorte de terre ». La date est donc fixée à la fin de l'année 2017.

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Commentaires
a écrit le 24/02/2016 à 9:49 :
Article très drôle :
« L'objectif de ce parc est de rassembler plusieurs énergies renouvelables, précise Véronique Poutas. Ainsi, l'espace entre les panneaux photovoltaïques sera occupé par une culture pour la pratique de taillis à courte rotation destinée à la production de plaquettes de bois pour la filière bioénergie. »
La "directrice administrative et financière", complètement à la (bio)masse, nous explique qu'elle croit à l'énergie venue de l’interstitiel.

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