Recyclage : Suez concentre d'importants moyens à Narbonne

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Vue d'artiste du futur centre de tri construit par Suez et livrable en 2018
Vue d'artiste du futur centre de tri construit par Suez et livrable en 2018 (Crédits : Suez)
Le Grand Narbonne et Suez ont posé la 1e pierre, le 29 mars, d'un nouveau centre de tri ayant nécessité 9,2 M€ d'investissement. Cette unité s'inscrit dans une démarche plus vaste du groupe qui prévoit, toujours à Narbonne (11), l'installation d'un laboratoire à vocation mondiale sur la valorisation des déchets d'ici la fin de l'année.

C'est sur l'écopôle portant désormais leurs deux noms que le Grand Narbonne et Suez ont posé la première pierre du nouveau centre de tri des déchets de l'Agglo, le 29 mars. Cette unité, livrable en 2018, occupera 4 500 m2 sur un terrain de 12 ha, et emploiera une vingtaine de salariés. Elle se rajoutera à un centre de stockage, déjà bâti sur le même site, et dédié aux déchets non valorisables.

L'investissement, porté par le Grand Narbonne, s'élève à 9,2 M€. Le centre de tri est construit pour le compte de l'Agglo audoise par Suez, qui en gèrera l'exploitation par délégation de service public pour une durée de vingt ans.

Quatre familles de déchets

Le centre de tri sera doté de quatre ateliers pour traiter autant de familles de déchets : valorisation du bois, valorisation des bio-déchets (restes de repas, denrées alimentaires périmées, déchets viticoles), conditionnement d'emballages ménagers et industriels, ainsi que valorisation d'encombrants et de déchets d'activités économiques.

"Le centre de tri des déchets du Grand Narbonne est une composante de l'écopôle Suez/Grand Narbonne, dédié à la recherche et à l'innovation technologique dans le traitement des déchets, déclare Jacques Bascou, président du Grand Narbonne. L'écopôle va être demain une référence en la matière et concourt à notre objectif de développement économique qui se sert de ses ressources naturelles tout en les préservant."

Entre 50 et 100 % des déchets traités auront un nouvel usage, entre la création de matière (papier, carton, etc.), la production de compost ou de combustible solide de récupération (lequel sera proposé au tissu économique local).

"Avec ce centre de tri liant innovation et adaptabilité, Suez apporte au Grand Narbonne une solution concrète pour répondre aux nouveaux enjeux de la gestion des déchets sur son territoire et permettre leur transformation et leur valorisation en nouvelles ressources", confirme Guillaume Bomel, directeur délégué Recyclage et Valorisation de Suez.

Transfert d'un programme d'expertise mondiale

Par ailleurs, Suez implantera à Narbonne, d'ici la fin 2017 si l'instruction des permis de construire le permet, une nouvelle unité de recherche dédiée à la valorisation des déchets organiques. Baptisée BioResourceLab, cette plate-forme technologique s'étendra sur 600 m2, avec un investissement de 2 M€ à la clef.

La création de BioResourceLab occasionnera le transfert à Narbonne d'une équipe de 15 chercheurs venus du Centre international de recherche sur l'eau et l'environnement (CIRCEE), que Suez a positionné au Pecq, dans les Yvelines. "L'ensemble des programmes de recherche du groupe sur la méthanisation sera transféré à Narbonne", confirme le groupe.

Il bénéficiera de la collaboration avec d'autres activités présentes sur l'écopôle, notamment le Laboratoire de Biotechnologie de l'Environnement (LBE) de l'INRA.

"Ce laboratoire accompagnera aussi les objectifs du groupe, qui ambitionne de participer à plus de 100 projets de valorisation du biogaz et d'augmenter de 30 % ses capacités de production d'énergie à partir de biogaz issu de déchets d'ici 2020", a déclaré Philippe Maillard, directeur général des activité de recyclage de Suez, lors de l'annonce du projet aux côtés de Jacques Bascou en juin 2016 (voir la vidéo fournie par le Grand Narbonne ci-dessous).

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Commentaires
a écrit le 06/04/2017 à 13:10 :
Dans le cadre de la "collaboration renforcée" entre ENGIE et SUEZ il serait logique que le projets de valorisation des déchets soit exemplaire en termes de la consommation énergétique.des bâtiments et des infrastructures. Avec de la production d’énergie verte et idéalement d'avoir des bâtiments à énergie positive.
a écrit le 31/03/2017 à 8:31 :
L’idéal serait de compléter ce projet par un usage accru des énergies renouvelables. C'est aussi une occasion de développer un projet photovoltaïque.

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