Urbaser remporte l’appel d’offres pour l’usine de déchets de Calais

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Le projet d’usine avec les bâtiments administratifs au 1er plan, la nouvelle usine en 2nd plan et l’usine actuelle en arrière-fond.
Le projet d’usine avec les bâtiments administratifs au 1er plan, la nouvelle usine en 2nd plan et l’usine actuelle en arrière-fond. (Crédits : Urbaser Environnement)
La société montpelliéraine Urbaser Environnement annonce qu'elle a décroché la conception, la construction et l’exploitation de la future usine de traitements des déchets du Calaisis (Pas de Calais). Un marché estimé à 67 M€.

C'est la technologie Valorga, proposée par la société montpelliéraine Urbaser Environnement, qui a été retenue par Sevadec (Syndicat d'Elimination et la Valorisation des Déchets du Calaisis), pour la conception, la construction et l'exploitation de son futur Centre de Valorisation des Ordures Ménagères (CVOMr). Signé le 5 juillet, le contrat, d'une durée globale de 7,5 ans, est estimé à plus de 67 M€ TTC.

Une solution innovante

La solution proposée permet de combiner la valorisation matière, une double valorisation énergétique (biométhane et CSR) et la valorisation agronomique. Chacune des fractions contenues dans les déchets ménagers fait l'objet d'un traitement différencié:

  • La fraction organique est méthanisée pour donner d'une part du biométhane qui sera injecté dans le réseau de gaz de naturel, d'autre part des amendements organiques, utilisés comme fertilisant en agriculture.
  • Les fractions recyclables telles que les métaux ferreux et non ferreux ainsi que le verre sont isolées séparément par tri magnétique et densimétrique pour être ensuite dirigées vers les filières de recyclage.
  • La fraction à haut pouvoir calorifique composée de plastiques, textiles et bois va subir un tri spécifique permettant la production de deux qualités de Combustible Solides de Récupération (CSR), l'une destinée aux cimenteries pour alimenter les fours, et l'autre destinée à des chaudières industrielles.
  • Enfin la fraction non recyclable et non valorisable, constituée des refus ultimes, est réduite à 19% et sera enfouie.

«  81% des déchets ménagers seront valorisés et recyclés, alors qu'actuellement la totalité de ces déchets est enfouie », précise Bertrand Hyllaire, directeur commercial d'Urbaser Environnement.

 « Ce nouvel équipement apporte la preuve que  nos déchets sont une véritable ressource pour le territoire par la production d'une énergie renouvelable et durable, le biométhane, d'un amendement organique valorisé en agriculture et d'un combustible de substitution », se réjouit Guy Allemand, président du SEVADEC.

Un chantier de 18 mois

Le CVOMr est dimensionné pour traiter 46 000 t/an de déchets ménagers ainsi que 6 000 t/an de tout-venant de déchèterie et 800 t/an d'encombrants.

La construction, d'une durée de 18 mois, débutera à partir de septembre 2018, à l'issue de l'obtention des autorisations administratives. La construction sera suivie d'une période de 12 mois de mise en service industrielle pour une exploitation en pleine capacité en décembre 2020 sur une durée de cinq ans. Vingt-cinq emplois seront créés.

En pleine capacité, le CVOMr produira 2,6 millions de m3 de biométhane générant 26 millions kWh/an injectés dans le réseau de GrDF.

Urbaser Environnement, filiale française du groupe espagnol Urbaser, a déjà réalisé 23 installations de ce type dans le monde, dont cinq en France (Amiens, Calais, Aix-Marseille Provence, Varennes-Jarcy et Bayonne). Basée à Montpellier, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 213 M€ en 2015 et emploie 956 collaborateurs en France dont 80 à Montpellier.

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