L'Occitanie, 2e région de France sur le financement des start-ups

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Organisé au BIC, Montpellier Capital-Risque est un des événements phare dans la rencontre entre VC et pépites de l'écosystème local
Organisé au BIC, Montpellier Capital-Risque est un des événements phare dans la rencontre entre VC et pépites de l'écosystème local (Crédits : M3M)
Les start-ups d'Occitanie ont levé pour 454 M€ entre 2014 et 2016, selon une étude du cabinet Avolta Partners. La somme représente 8,7 % de la valeur totale de capital-risque investi sur la période. C'est beaucoup moins que le géant francilien (64,1 %), mais un peu plus qu'Auvergne-Rhône-Alpes (8,4 %) ou PACA (2,1 %).

Si la Région se classe seconde sur la valeur des levées de fonds, elle arrive 4e au nombre de deals conclus (91), après Paris (866), Auverge-Rhône-Alpes (143) ou PACA (101). En cause, des investissements moins nombreux mais des tickets d'entrée plus importants, d'après le cabinet parisien Avolta Partners et son guide 2017 « Venture Transactions Multiples », un tour d'horizon des levées de fonds des start-ups françaises depuis trois ans.

64 M€ dans l'ex-LR

Sur les 91 deals recensés dans la Région, 44 ont été scellés dans l'ex-Languedoc-Roussillon, dont 32 dans le secteur de Montpellier Métropole. En tout, ce sont plus de 64 M€ de financement pour les start-ups locales.

Les champions ?
1001pharmacies.com : 2 M€ en mars 2014 et 8,9 M€ en juillet 2015.
TellmePlus : 700 000 € en juin 2014 et 4,2 M€ en février 2016.
Sensorion : 4 M€ en janvier 2015.
Qualtera : 3 M€ en décembre 2014.
Kaliop, Microphyt, et Octipas : 2 M€ chacun.

Sigfox et Teads, les poids lourds

À lui seul, le toulousain Sigfox fait exploser les valeurs de l'Occitanie. La société de Ludovic Le Moan a levé 15 M€ en 2014, 100 M€ 2015 et 150 M€ 2016. À titre de comparaison, Gamamabs Pharma avait réuni 15 M€ à Toulouse en décembre 2015, et se classe juste derrière le géant de l'IoT.

Teads fait parti du classement des start-ups les plus cotées ces trois dernières années (avec Blablacar ou encore Deezer). Si son siège n'était plus à Montpellier (seule l'unité R&D y demeure), elle a levé 24 M€ en 2015 et 43 M€ en août 2016.

« Un beau parcours, détaille Thomas Reygagne Head of Data chez Avolta Partners. C'est une entreprise qui a maintenu des levées régulières d'une année sur l'autre et qui a fini par être rachetée par Altice (285 M € en mars 2017). »

 Comment les investisseurs font-ils leurs choix ?

 « C'est une réalité, il y a des secteurs où beaucoup de deals peuvent être conclus sur une période, indique Thomas Reygagne. Les investisseurs peuvent alors se démener pour plaire à une start-up. »

Ces dernières années, les fintech, l'intelligence artificielle et la livraison/logistique, intéressent le capital risque. « Les banques ont du mal à pivoter vers le digital et rachètent donc dans la fintech. Les investisseurs anticipent cela et prennent des tickets dans ces start-ups. »

À l'inverse, certains secteurs sont en perte de vitesse comme le e-commerce ou le retail. « Les modèles les plus rentables sont ceux avec une rémunération à la commission. »

Montpellier & le biomédical : la R&D mieux valorisée

Parmi les tendances ces trois dernières années, les medtech et biotech, un secteur bien développé sur Montpellier Métropole. Avolta Partners constate une augmentation de la maturité de ces start-ups, avec des trésoreries moyennes qui augmentent de 0,4 M€ à 0,8 M€, sur la période 2014 - 2016.

"Globalement, les investisseurs qui vont sur le biotech font des paris, poursuit Thomas Reygagne. Les brevets et propriétés intellectuelles détenus par ces entreprises les rassurent."

Les parts d'investissements allouées au secteur ont aussi augmenté de 3,9 M€ en 2014 à 6,2 M€ en 2016.

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