L'aéroport de Montpellier investira 70 M€ sur son plan de développement

 |   |  606  mots
Vision 3D de la future aérogare (5 700 m2), dans le prolongement Nord de l'actuelle
Vision 3D de la future aérogare (5 700 m2), dans le prolongement Nord de l'actuelle (Crédits : AMM)
Le conseil de surveillance de l'aéroport de Montpellier, tenu le 2 novembre, a validé un plan de financement de 70 M€ en plusieurs phases pour soutenir sa croissance entre 2018 et 2025. Le plus gros de cet investissement portera sur une nouvelle aérogare, afin de booster le trafic à 2,2 millions de passagers par an.

Le conseil de surveillance de l'Aéroport Montpellier Méditerranée (AMM) vient de donner son feu vert à la société aéroportuaire pour un plan de 26,6 M€ affectés à la construction d'une nouvelle aérogare, dans le prolongement de l'actuelle, et la mise aux normes du dispositif de traitement des bagages. Les travaux débuteront en janvier 2018, en vue d'une livraison de l'aérogare en mai 2019.

Une nouvelle aérogare de 5 700 m2

Cet effort financier se double d'une deuxième phase de 43,3 M€ sur la période 2021-2025, dont 19,7 M€ de travaux sur les chaussées, et 4,7 M€ sur une nouvelle extension de l'aérogare. Au total, ce sont donc près de 70 M€ qui seront investis par l'AMM sur ses ressources propres dans le cadre de son plan stratégique, initialement baptisé "Destination 2020" et dont les premières orientations (non validées) avaient été présentées en 2016.

"Au vu de notre croissance, les limites capacitaires des infrastructures actuelles seront atteintes en 2019, indique Emmanuel Brehmer, président du directoire d'AMM. L'année en cours nous a permis de battre plusieurs fois notre record de trafic journalier, si bien que notre objectif de fin 2017 a été revu à la hausse, avec 1,84 millions de passagers annuels, alors que nous visons 2,2 millions en 2022. Nous n'aurions pas atteint ces niveaux sans un plan d'investissement d'envergure."

La nouvelle aérogare (5 700 m2) inclura huit banques d'enregistrement de plus (six à ce jour), deux salles de préembarquement, une nouvelle zone d'attente et d'information, une extension de l'espace duty freee (800 m2, contre 200 m2 pour le magasin actuel), et un nouveau point snacking ouvert l'été. Elle vient renforcer l'offre de services sur la plate-forme montpelliéraine où, par ailleurs, sont aussi prévus un nouveau complexe hôtelier (150 chambres), une brasserie, une conciergerie, un centre de séminaires, ainsi qu'un complexe de bureaux (début des travaux en 2018).

Des objectifs à la hausse

L'AMM a gagné plus de 320 000 passagers entre 2016 et 2017. En se donnant un objectif de 2,2 millions de passagers à 2022, l'AMM vise une croissance du trafic de 3,6 % par an, alors que les dernières projections de l'Association internationale des transporteurs aériens (IATA) font état d'une croissance annuelle du trafic mondial de 2,5 % sur la période, selon le comparatif donné par l'AMM.

A cette date, l'AMM vise les 50 destinations, contre 30 proposées au cours de l'été dernier.

A noter que les actionnaires de l'aéroport, en revanche, n'ont pas validé les dépenses demandées dans le cadre du plan de promotion des actions touristiques imaginé en 2016 (ce qui avait conduit l'AMM à revoir sa copie). Conséquence : l'installation d'une base aérienne par une compagnie low cost sur l'aéroport de Montpellier n'est plus une hypothèse envisagée, à terme.

"Nous avons considéré, en effet, qu'il fallait faire des hypothèses de trafic raisonnables en se basant sur les flux actuels, et ne pas demander un effort plus important sur le futur, justifie Pierre Vieu, président du conseil de surveillance. De plus, quelque 14 M€ seront tout de même mobilisés en développement commercial sur les quatre ans à venir."

"L'absence de plan marketing rend notre stratégie plus compliquée, car elle nous prive d'un dialogue global avec une low cost, mais nous nous sentons en capacité d'aller voir toutes les compagnies aériennes afin d'ouvrir, au coup par coup, les 20 destinations de plus projetées sur 2022", rajoute Emmanuel Brehmer.

À ce jour, le capital d'AMM se répartit entre l'État (60 %), la CCI de l'Hérault (25 %), le Conseil départemental de l'Hérault (7 %), le Conseil régional Occitanie (6,5 %), Pays de l'Or Agglomération (1 %) et Montpellier Méditerranée Métropole (0,5 %)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :