Air to Sea veut approfondir l'étude des fonds marins

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Air to Sea se spécialisera dans l'étude des fonds marins de 0 à 150 m de profondeur
Air to Sea se spécialisera dans l'étude des fonds marins de 0 à 150 m de profondeur (Crédits : Andromède Océanologie)
La PME héraultaise Andromède Océanologie et l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier ont annoncé, le 29 novembre, un accord pour créer un nouveau laboratoire dédié aux fonds marins côtiers. L'objectif est d'accélérer la production de cartographies haute définition.

Amplifiant une collaboration entamée en 2012, la société Andromède Océanologie (Mauguio, 34) et Biodicée, une équipe de chercheurs de l'Isem (Institut des sciences de l'évolution de Montpellier), ont annoncé, le 29 novembre, la création d'un laboratoire commun, baptisé Air to Sea. L'objectif est d'améliorer la cartographie des fonds marins côtiers (0 à 150 m de profondeur), un domaine de recherche encore perfectible selon l'Isem.

"La pression des activités humaines est considérable sur les écosystèmes marins côtiers, explique Julie Deter, enseignante à l'Université de Montpellier et chercheuse au sein de l'équipe Biodicée de l'Isem (UM/CNRS/IRD). Les fonds marins restent pourtant très mal connus et leur inventaire comme la surveillance de leur état de santé exigent encore un accès direct en mer et en plongée."

Une nouvelle aide à la décision

Air to Sea réalisera d'abord des relevés sur les herbiers de posidonie et le récifs coralligènes de Méditerranée, avant d'étendre ce travail à de plus grandes surfaces grâce à des robots sous-marins. Simultanément, le traitement numérique des données massives recueillies sera assuré en laboratoire.

Ces deux approches seront intégrées au sein d'un même système, qui sera testé sur d'autres écosystèmes marins. L'objectif final est de produire plus vite des cartes 2D et 3D haute définition, de façon automatique, et de développer ainsi un nouvel outil d'aide à la décision.

"Ces outils innovants permettront d'optimiser notre temps d'intervention sous l'eau et de restituer à nos clients des suivis plus précis des milieux que nous sommes chargés d'étudier en leur fournissant des indicateurs d'aide à la décision", précise Florian Holon, cofondateur d'Andromède Océanologie.

Andromède Océanologie, qui intègre trois pôles d'activité (bureau d'études, production de documentaire, R&D avec le milieu académique), emploie dix salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de 1,7 M€ en 2015.

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