Jour J pour la candidature de Montpellier à l’I-Site

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(Crédits : Université de Montpellier)
Après quatre échecs successifs au label Idex, la communauté scientifique de Montpellier candidate au label national I-Site doté d’un budget d'environ 700 M€ financé par le PIA 2. Son projet, baptisé Muse, sera présenté à Paris, le 21 février, devant un jury international. L’enjeu est de taille car aucun nouveau projet ne sera retenu dans le cadre du PIA 3.

Pour l'Université de Montpellier (UM) et ses dix-neuf partenaires scientifiques, « c'est la dernière ligne droite du projet Muse » qui s'annonce avec l'audition par un jury international, le 21 février, à Paris, d'une délégation montpelliéraine composée de cinq personnes dont notamment de Philippe Augé, le président de l'UM, et de François Pierrot, vice-président de l'UM et coordinateur du projet Muse.

Muse, ou Montpellier University of Excellence, est un projet destiné à décrocher le label national I-Site (Initiatives-Science-Innovation-Territoires-Économie) qui s'accompagne de financements dédiés dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir (PIA).

De 600 à 900 M€ de dotations en jeu

L'obtention de ce label permettrait à la communauté scientifique montpelliéraine de bénéficier d'une dotation associée au PIA 2 dont le montant se situe entre 600 et 900 M€. À ceci s'ajouteraient des financements de la Région Occitanie qui a, suite à l'établissement récent de son SRESRI (Schéma Régional Enseignement Supérieur Recherche Innovation), décidé d'« abonder certaines actions de Muse à hauteur de la dotation I-Site ». Et ceci, en sus des crédits ouverts dans le cadre du CPER (Contrat de plan État-Région) 2015-2020 qui s'élèvent à 41 M€.

Un échec à la compétition I-Site serait une mauvaise nouvelle pour le secteur de la recherche montpelliéraine qui serait privé d'une manne financière importante à court terme mais aussi à plus long terme car « c'est la dernière vague du PIA 2 et il n'y aura pas de nouveaux projets retenus dans le PIA 3 », précise Philippe Augé.

Cinquième tentative

La communauté scientifique de Montpellier joue donc sa dernière carte. Depuis 2011, elle candidate au label Idex (Initiative d'excellence) qui est également associé au PIA mais avec une couverture thématique plus large que l'I-Site. Recalés à quatre reprises, les porteurs de projet ont changé leur fusil d'épaule pour se replier cette année sur le label I-Site, tel que cela leur avait été conseillé par le jury.

« Les labels Idex et I-Site sont associés au même concours, précise François Pierrot, vice-président de l'UM et coordinateur du projet Muse. C'est une case à cocher dans le dossier qui les différencie ainsi qu'une démarche plus ciblée sur un certain nombre de thématiques pour lesquelles une reconnaissance internationale est acquise. »

Acteurs privés et publics

À Montpellier, les scientifiques ont misé sur trois thématiques : l'agriculture, l'environnement et la santé. À eux seuls, ces trois domaines rassemblent 70 % des chercheurs du territoire et représentent 75 % des contrats de recherche ainsi que deux-tiers des publications produites.

Le secteur privé est également impliqué dans ce projet :

« Outre la Métropole et la Région, ce sont aussi plus de 150 acteurs, pôles de compétitivité ou entreprises, qui se sont engagés aux côtés de Muse, précise le porteur de projet. L'objectif est de mener des actions partenariales ou accompagner le développement de Muse sur le long terme. La Banque Populaire, BRL, le groupe Horiba, InVivo et la société MSD font partie des partenaires privilégiés. »

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