Aqua-Valley présente sa feuille de route

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Éric Servat et Benoît Gillmann, vice-présidents de Aqua-Valley, et Yvan Kedaj, directeur général adjoint (de gauche à droite).
Éric Servat et Benoît Gillmann, vice-présidents de Aqua-Valley, et Yvan Kedaj, directeur général adjoint (de gauche à droite). (Crédits : DR)
En septembre, le nouveau pôle de compétitivité Aqua-Valley tenait sa journée de réflexion stratégique. Il annonce, le 18 octobre, un programme d'actions, tourné vers l'innovation et l'internationalisation. Réaffirmant le rôle de Montpellier dans le secteur de la gestion de l'eau, il dévoile aussi futur projet Hydropolis, centre de R&D dédié.

Issu de la fusion (le 28 juin dernier) du pôle de compétitivité EAU, de Swelia et de WSM, Aqua-Valley revendique 250 adhérents, dont 215 entreprises, 24 entités de recherche et de formation et 6 associations. Son budget de 1,9 M€, intègre 500 000 € de la part de la Région Occitanie, 350 000 € de l'État, 98 000 € de la Région PACA et 40 000 € de Montpellier Méditerranée Métropole.

Une filière importante sur le Grand Sud

Avec 500 entreprises évoluant dans le secteur de l'eau en Occitanie et en PACA, plus de 5 000 emplois et 1,5 Mds € de chiffre d'affaires, la filière représente une communauté crédible et installée.

"Mais nous sommes encore loin de nos objectifs sur les PME, explique Benoît Gillmann, vice-président du pôle Aqua-Valley. Leurs dirigeants doivent oser structurer le capital et croître. Les axes de croissance, notamment à l'international, sont énormes, mais aussi en France où il existe un potentiel sur la réutilisation des eaux usées et l'entretien des réseaux. Des poches de croissance arrivent aussi sur le développement de l'aquaculture."

Le rôle de Benoît Gillmann au sein du pôle se situe d'ailleurs autour de l'ingénierie financière : "Il faut aider les TPE et PME à répondre collectivement et de manière pragmatique aux appels d'offres, surtout qu'il existe un manque d'accompagnement au niveau de bpifrance".

Innovation et ambition

Le parc scientifique dédié à l'eau, Hydropolis, entre dans la dernière phase de réflexion. Il se déploiera sur deux sites, un à La Valette, et un autre sur le Verdanson (campus de Pharmacie) ou au pôle de chimie de Balard. Le projet affiche 15 M€ de budget dont 4 M€ du Feder et 11 M€ de la Région, sur une surface comprise entre 5 000 et 6 000 m2. Les sites réuniront université, formation et entreprises sur les problématiques liées à la gestion de l'eau.

À Gruissan (11), l'expérience-pilote sur la réutilisation des eaux usées dans l'irrigation des vignes s'achève, avec des résultats "encourageants sur la qualité du vin". La prochaine étape sera d'amener l'expérience sur des terrains plus vastes. En août 2017, le ministre de l'Environnement, Nicolas Hulot, a donné un avis positif sur cette expérience, alors que "nos voisins européens avancent sur le sujet".

Selon Benoit Gillman, le salon international de l'eau, HydroGaïa, doit évoluer pour se tourner vers un modèle "plus BtoB , le renforcement de la dimension régionale et le doublement de la délégation internationale VIP ". L'ambition d'Aqua-Valley, en 2019, est d'organiser une French Water Week "logiquement à Montpellier", pour un budget d'1 M€.

"La Région a donné un oui de principe pour doubler sa subvention", confirme Benoit Gillmann.

Parallèlement, Aqua-Valley a aussi vocation à continuer le travail de labellisation de projets, entamé par le pôle Eau. Depuis 2011, ce sont 170 projets qui ont été évalués, 124 labellisés et 61 financés (à hauteur de 111 M€).

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