Extracthive veut lever 5 M€ pour sa nouvelle usine

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Le broyage est l'un des postes qu'Extracthive veut développer sur son nouveau site industriel, à Sorgues.
Le broyage est l'un des postes qu'Extracthive veut développer sur son nouveau site industriel, à Sorgues. (Crédits : Extracthive)
Spin-off du CEA spécialisée dans le recyclage de déchets industriels, Extracthive a fait l'acquisition d'une usine de 11 ha dans le Vaucluse, en janvier. La start-up gardoise a annoncé, le 12 juin, qu'elle veut lever 5 M€ d'ici la fin 2017 pour y installer et industrialiser l'une de ses technologies.

Société créée en 2015 au sein du CEA Marcoule et basée à Bagnols-sur-Cèze (30), Extracthive a racheté, en janvier dernier, l'usine de l'entreprise désormais liquidée, SA Abrasifs du Midi, située à Sorgues (84). Spécialiste du recyclage des déchets industriels, la start-up gardoise vient d'annoncer qu'elle veut lever 5 M€ d'ici la fin de l'année pour moderniser et équiper ce site de 11 ha, afin d'y déployer l'industrialisation d'un de ses procédés : le recyclage de matériaux abrasifs.

Industrialisation du procédé

Extracthive compte déjà CEA Investissement dans son actionnariat, mais la société recherche d'autres investisseurs, en Occitanie et en Paca notamment, du fait de la localisation de l'usine. Des pourparlers avec des fonds nationaux spécialisés ont aussi été ouverts.

"Nous avons développé ce procédé en nous assurant la maîtrise de la partie chimique, mais nous souhaitons maîtriser aussi la partie physique : broyage, tri, etc., indique Christophe Dondeyne, le directeur général d'Extracthive. Le rachat de l'usine, mais aussi l'assemblage d'un démonstrateur industriel, qui sera opérationnel en septembre, et qui va tourner pendant une année, doivent nous aider à convaincre nos futurs investisseurs de la pertinence de ce procédé. Cette levée de fonds, par la suite, nous permettra de rénover le bâti et d'acheter des machines, dont un réacteur chimique."

D'autres technologies en développement

En outre, l'entreprise a récupéré une dizaine d'emplois ("des opérateurs spécialisés dans le traitement physique") à l'occasion de cette acquisition d'usine, et compte désormais 18 collaborateurs permanents et non permanents. Dans l'optique de son plan de marche sur le site, elle compte recruter sous peu "quatre autres opérateurs experts en traitement chimique, et deux ingénieurs", rajoute Christophe Dondeyne.

Extracthive prévoit de passer, pour la première fois cette année, le seuil d'1 M€ de chiffre d'affaires : 300 000 € pour l'activité laboratoire, et 900 000 € pour les activités démarrées dès 2017 sur le site de Sorgues. Son business plan fixe l'objectif de 10 M€ à l'horizon 2020.

"La prochaine technologie que nous souhaitons industrialiser est le recyclage de matériaux à base de fibres de carbone et de verre, conclut Christophe Dondeyne. En terme de déchets industriels, c'est une niche dont on s'occupe peu car ce sont des matériaux complexes à recycler, et qui pourtant devient un vrai sujet chez les industriels. C'est le coeur même d'activité d'Extracthive : recycler les déchets du futur."

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