La French Tech Montpellier raconte son odyssée américaine

 |   |  621  mots
Les participants à StartupXChange, entourant Chantal Marion, vice-présidente de la Métropole de Montpellier, et Steve Adler, maire d'Austin
Les participants à StartupXChange, entourant Chantal Marion, vice-présidente de la Métropole de Montpellier, et Steve Adler, maire d'Austin (Crédits : Plussh)
StartupXChange, une mission de prospection à Austin et New-York, qui se déroulait du 4 au 14 octobre, a permis à 11 start-ups montpelliéraines de s'immerger dans les écosystèmes numériques locaux. Les protagonistes reviennent sur les temps forts et les retombées potentielles de cette opération.

Ludovic Charbonnel, co-fondateur de ServicesYou (place de marché de services à distance), a organisé en partenariat avec la Métropole de Montpellier une opération baptisée StartupXChange, du 4 au 14 octobre, qui a permis à 11 start-ups issues de la French Tech locale de se confronter aux réalités de l'économie numérique américaine.

Austin

Ces entreprises sont Plussh (live stream), Matooma (solutions M2M), Nelis (CRM en mode SaaS), ONFOCUS (dynamic advertising), I A.M UP (expérience "before work"), Pro-Vizion (plate-forme de robotisation virtuelle), Authentication Industries (authentification par AI Code), Emersya (solution 3D pour e-commerce), Kuzzle (BaaS pour création d'applications), Aviitam (carnet de santé intelligent) et ServicesYou.

Escale à Austin

Dans la première partie du séjour, la mission s'est rendue à Austin, ville du Texas qui accueille le siège mondial de Dell (dont la division PME-PMI en France est installée à Montpellier). Les start-ups montpelliéraines ont pu rencontrer le directeur de l'innovation au sein du géant informatique américain, mais l'essentiel des rencontres s'est orienté vers des homologues locaux, notamment les start-ups texanes Clarify (indexation video) et RideScout (calcul d'itinéraire via les transports publics).

"Nous avons choisi Austin car la ville figure régulièrement au Top 3 national des plus fortes croissances économiques et des plus fortes croissances de start-ups, explique Ludovic Charbonnel. C'est une bonne base pour jauger le potentiel du marché américain."

"La rencontre avec des acteurs comme Clarify était plus pertinente pour nous tous car nous voulions évaluer l'implantation sur le marché américain, confirme Katia Vidic, co-fondatrice de Nelis. Cette entreprise a été créée par un Britannique, et nos échanges avec lui ont montré que les start-ups américaines ont les mêmes problématiques que nous. Ça nous libère de certains a priori..."

Approche BtoB

Austin

Le planning assez chargé (quatre meetings en BtoB par jour en moyenne) a conduit la délégation a rencontré une série d'investisseurs et d'accélérateurs, notamment celui de l'Université d'Austin, Capital Facory, Tech Ranch et Inter Accelerator, dédié aux entreprises non américaines.

"L'intensité du séjour nous a poussé à nous concentrer sur les rendez-vous générant un impact sur le business avant tout, poursuit Ludovic Charbonnel. Nous avons pu juger des différences de culture, des différentes façons de s'installer, etc. La rencontre avec le Central Texas Angel Network, le plus gros réseau texan de business angels, nous a éclairé sur les attentes des investisseurs américains, le montant moyen des tickets..."

"Les gens de Tech Ranch ont évoqué un partenariat possible avec le BIC de Montpellier, qui permettrait d'échanger des entreprises pour tester le marché américain, et inversement", indique Katia Vidic.

Des retombées attendues

L'autre moitié de la mission a mené la French Tech Montpellier à New-York, où elle avait programmé une série analogue de rendez-vous, avec la célèbre start-up Buffer (publication de contenus sur réseaux sociaux) ou l'accélérateur Spark Lab. Au terme de l'opération, certaines start-ups montpelliéraines confirment ds contacts pris avec de potentiels investisseurs ou la signature de quelques contrats.

Austin

"J'ai vu un écosystème en ébullition, où certaines start-ups lèvent des millions de dollars, mais où tout le monde vous accueille avec bienveillance - à commencer par le maire d'Austin, qui dirige une ville de trois millions d'habitants et qui nous a tout de même reçus trois heures, sourit Katia Vidic. C'est cette ouverture d'esprit que je retiens avant tout."

L'opération StartupXChange pourrait être renouvelée, en 2016, sur une autre destination aux États-Unis ou en Asie. Pour sa part, la Métropole planche déjà sur une mission à Boston, l'an prochain également.

Crédits photos : Plussh

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/10/2015 à 2:28 :
Disposer d'un écosystème en ébullition n'est-il pas crucial pour une région classée au premier plan des risques du changement et qui affiche le record national de chercheurs d'emplois?
Les technologies de l’énergie, de l'habitat et des transports permettront à ses clients industriels ou particuliers d’améliorer leurs performances économiques tout en diminuant l’impact de leurs activités sur l’environnement.

Peut-on s’autoriser à penser que la complémentarité de nos actions aboutisse à la mise en œuvre de ce concept qui, par une forte corrélation des moyens, réduira considérablement le coût des unités de production pour les rendre plus efficients et ce, SANS solliciter les deniers du contribuable?
Un projet résilient pour répliquer aux crises de l’emploi et plus particulièrement celui des jeunes, du logement, de l’énergie, de l’environnement, de la dépollution de l’air et de l’eau, de la préservation de toutes les ressources.
La résilience territoriale n'est-elle pas l'urgence impérieuse qui conforte un MORATOIRE de la DUP de l'A9?

L'inconfortable réalité est que nous sommes confrontés à la fin imminente de l'ère du pétrole bon marché, à la perspective d'une hausse régulière des prix des matières premières, à la dégradation de l'air, de l'eau et des sols, à des conflits autour de l'affectation des terres, des ressources et de l'eau, des forêts et des stocks de poissons, ainsi qu'au défi considérable de stabiliser le climat mondial.

Et nous sommes confrontés à ces tâches alors que notre économie est fondamentalement brisée et qu'elle a désespérément besoin de renouveau, l’entrepreneuriat des Artisans de “L’ESPACE”.
Nous avons besoin d’une véritable révolution énergétique pour réduire notre dangereuse addiction au carbone et permettre à tous les habitants d’avoir accès à une énergie propre, à des coûts supportables.

"L’aménagement du territoire doit être radicalement repensé à l’aube des éco- technologies et des problèmes environnementaux. La libéralisation de la production de l’énergie au niveau local en limitant notamment les unités de production, le développement de la production biogaz, d’éolien, de photovoltaïque, constituent une nouvelle manière de repenser l’aménagement du territoire. L’incitation à l’usage des matériaux locaux dans l’habitat, à la consommation de produits alimentaires locaux qui favorisent les trajets courts vont incontestablement dans le même sens. La création d’un lien image d’un territoire enjeu de protection et le développement de la concertation locale peuvent incontestablement également aller en ce sens. Cela implique un renforcement massif des moyens des régions qui doivent trouver un intérêt financier aux créations d’emplois et à la génération d’impôts que suscite les activités ainsi crées." écrivait Corinne Lepage

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :