Train French Tech : Perpignan à la rencontre de Barcelone et Madrid

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Les quatre lauréats du Train French Tech, entourés des organisateurs et partenaires de l'opération
Les quatre lauréats du Train French Tech, entourés des organisateurs et partenaires de l'opération (Crédits : PMI)
Le Train French Tech a embarqué 16 start-ups de Perpignan, Montpellier et Toulouse, le 20 juin, à la rencontre des écosystèmes de Barcelone et Madrid. Impulsée par Pyrénées Méditerranée Invest, l’initiative, qui veut valoriser un collectif de start-ups méditerranéennes, se veut aussi un prélude à la labellisation French Tech, que vise la Communauté urbaine catalane en 2018.

Le Train French Tech s'est élancé, le 10 juin, avec 16 start-ups à bord, en direction de son premier arrêt, en coopération avec Renfe-SNCF : le hub numérique de Barcelone. A l'exception du Montpelliérain Covage et du Toulousain HotelHub, les pépites participantes étaient en majorité issues de l'écosystème perpignanais : Animad, Arcambal, Atenea, Caminade, Consultil SA, Delabonnemusique, Gôôd, La Nature S'Invite, MaBonneAction, Numeric Wave, Odesy, Pack Editions, Passtime, Shipping Bo, Sunchain, 8Mil.

« C'est une idée un peu folle que de mettre en route un train digital pour accompagner les entreprises régionales, visiter la French Tech Barcelone, et finir avec le réseau numérique madrilène, explique Laurent Gauze, président de l'agence économique Pyrénées Méditerranée Invest. C'est un défi qui en annonce un autre : obtenir la labellisation French Tech en 2018. »

« A nos débuts, nous avions l'habitude de travailler d'abord sur Paris au vu de la difficulté à trouver des entreprises innovantes dans l'écosystème perpignanais, rappelle Julien Gautier, cofondateur de I See You, et pressenti pour porter le dossier de la French Tech Perpignan aux côtés de Paul Costaceca (Flipr). Aujourd'hui, la dynamique est enclenchée, avec des nombreuses créations de start-ups et d'emplois. Mais les activités liées au numérique étant éclatées sur le département, le label French Tech nous aidera à les rapprocher, mieux les identifier, etc. »

Opportunités à Barcelone

A Barcelone, le programme prévoyait une rencontre avec le président de la chambre de commerce franco-espagnole de la ville, Philippe Saman, qui a décrit le hub French Tech local, bénéficiaire de la labellisation depuis 2016, comme « une des pointes du secteur numérique en Europe ». Comptant parmi les 22 hubs French Tech répartis dans le monde, le réseau intègre environ 200 adhérents : start-ups créées sur place par des entrepreneurs français, filiales de groupes nationaux ou encore personnalités à forte visibilité représentant des groupes implantés localement.

Selon Christian Marion, directeur de la French Tech Barcelone, les start-ups locales représentent 30 % des start-ups espagnoles (et 15 % d'entre elles sont françaises) et ont capté 71 % de l'investissement en 2016.

« Nous avons trois objectifs : un rôle d'aide à l'atterrissage en mettant en contact avec l'ensemble des partenaires sur place (chambre de commerce, Business France, etc.), une volonté de faire rayonner l'écosystème français à l'international, en donnant l'envie aux investisseurs et aux acteurs technologiques de regarder vers ici, et l'accompagnement des entrepreneurs français qui ont créé leur start-up... Autant de missions qui rejoignent celles du Train French Tech », apprécie Christian Marion.

Deux minutes pour convaincre

Dans le trajet vers Madrid, une première série de pitchs a été ouverte aux start-ups participantes, auxquelles se sont rajoutées trois entreprises du hub barcelonais (Daysk, PimPamPost, et Qids). Un chrono de deux minutes a été accordé à chaque pépite pour présenter son produit ou son offre, devant un jury d'experts et d'investisseurs, réunis dans la même rame et votant sur une application dédiée.

Au terminus de Madrid, quatre start-ups locales (Game Learn, Spoortan, InVine, et Knowlii) ont pu elles aussi pitcher, intégrant le concours ouvert dans le train. Au terme d'une ultime concertation du jury, quatre récompenses ont été décernées.

Le Prix du Jury est revenu à Pack Editions (solutions de géolocalisation de commerce par balises bluetooth), le Prix du Train à Odesy (objets connectés pour enfants), tandis que le Prix Coup de cœur a récompensé le Barcelonais Daysk (plate-forme pour espaces de co-working). Enfin, un Prix Mention Spéciale a été décerné au Madrilène Knowlii (application pour voyageurs).

L'opération s'est conclue avec une soirée de prestige, tenue en présence du président de la chambre de commerce franco-espagnole de Madrid, Domingo San Felipe, de l'ambassadeur de France en Espagne, Yves Saint-Geours, et des personnalités participantes au Train French Tech, dont Marie-Thérèse Mercier, conseillère régionale, et Bernard Fourcade, président de la CCI des Pyrénées-Orientales.

Laurent Gauze confirme que le Train French Tech a été validé par les élus de chaque ville partenaire. L'édition 2018 pourrait mettre le cap vers Montpellier, en intégrant toujours les hubs de Perpignan, Toulouse, Barcelone et Madrid.

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