Netia se rapproche de Montpellier en deux temps

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Spécialiste des logiciels audionumériques, Netia figure dans le top 10 mondial des éditeurs du secteur
Spécialiste des logiciels audionumériques, Netia figure dans le top 10 mondial des éditeurs du secteur (Crédits : Netia)
Près de 25 ans après sa création dans les vignes de Claret, au Nord de Montpelier, où elle avait basé son siège social, l’entreprise spécialiste des logiciels audionumériques choisit de se rapprocher de l’écosystème montpelliérain. Après un déménagement au Millénaire, cet été, son objectif est de s’installer, à terme, dans le futur quartier Montpellier Cité Créative.

Quand ils créent Netia en 1993, ses fondateurs - deux ingénieurs issus de l'École des Mines d'Alès, Christophe Carniel et Pierre Keiflin - pressentent qu'ils ont une carte à jouer. Les professionnels des radios n'échapperont pas à la transition numérique. En investissant la niche de l'automation et de la diffusion radio, l'entreprise devenue forte de près de 50 salariés et de prestigieux contrats réalisés avec les radios nationales d'un grand nombre de pays du globe, s'est hissée dans le top 10 mondial des prestataires du genre.

Du Capitole à l'Arabie Saoudite ... en passant par Claret

En vingt ans, Netia n'a cessé de gagner des parts de marché. Après le premier contrat de numérisation décroché avec Radio France International, les clients prestigieux se sont succédé, avec Radio France, les radios nationales du Maroc, d'Australie, d'Italie, de Belgique, puis dans les années 2000 l'Arabie Saoudite, Oman, le Cameroun, la Tunisie, jusqu'aux États-Unis avec la radio new-yorkaise ABC et même le Sénat américain.

« Depuis les vignes de Claret, les logiciels Netia sont utilisés par las studios télé et radio du Sénat américain, situés sous le Capitole », précise Isabelle Sost, directrice marketing et communication.

Et pourtant, malgré ce succès obtenu depuis la campagne, au milieu des vignes entourant la petite commune de Claret où elle avait élu domicile, l'entreprise entretemps passée sous les couleurs du groupe Orange pendant huit ans, vient de déménager à la faveur de la pause estivale au Millénaire. Un choix mûrement réfléchi par ses nouveaux actionnaires depuis janvier dernier, Vincent Benveniste et Anthony Savelli, « afin de profiter de la dynamique de l'écosystème montpelliérain », explique Isabelle Sost.

Cap sur le futur pôle des ICC

« Nous étions au milieu de nulle part, à 80 km aller-retour de Montpellier, et rencontrions de grosses difficultés pour recruter, en particulier des développeurs très recherchés sur ce marché.  Sans compter que notre activité suppose du très haut débit, de gros tuyaux. En plein milieu des vignes, cela n'a rien d'évident », poursuit-elle.

La perspective de se rapprocher de l'écosystème montpelliérain, de sa dynamique autour de la French Tech, de l'accessibilité de son aéroport, de sa gare et du très haut débit, ont fait la différence. À peine installée dans un premier temps dans le quartier du Millénaire, dans des locaux de la SERM, Netia envisage dans un second temps de rejoindre le futur pôle des Industries Culturelles et Créatives, qui devrait voir le jour sur l'ancien site de l'EAI, à l'initiative de la Métropole de Montpellier Méditerranée.

Editeur de logiciels de production et de diffusion de contenus audiovisuels, Netia se positionne, selon sa directrice de la communication, « au cœur du réacteur d'une radio », en fournissant aux techniciens les outils d'enregistrement, de montage, de planification et de diffusion, jusqu'à la grille d'antenne. Acteur majeur de la transition numérique des radios qui a vu les logiciels se substituer aux micros avec magnétos et bandes pour s'étendre jusqu'à la vidéo, le multimédia et les métadonnées, Netia compte parmi les dix acteurs majeurs du monde dans le genre.

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