Club de l'éco à Nîmes : l’union fait la force

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Anissa Megzari (CHU), Nicolas Leroy (Université), Jean-Michel Rolland (ISEN), Gilles Ridel (Openîmes), Philippe Berta (Eurobiomed) et Olivier Lapierre (BIC Innov'Up).
Anissa Megzari (CHU), Nicolas Leroy (Université), Jean-Michel Rolland (ISEN), Gilles Ridel (Openîmes), Philippe Berta (Eurobiomed) et Olivier Lapierre (BIC Innov'Up). (Crédits : Christine Caville)
Dix intervenants économiques, réunis sur deux tables rondes, ont pris part au Club de l’éco organisé par Objectif, le 16 février, pour évoquer la place de Nîmes dans la grande région. Salle comble pour ce débat qui a recensé les atouts et faiblesses de la capitale gardoise dans le nouveau paysage régional.

Tous avancent la même carte : celle de l'union, du « tous ensemble », de la complémentarité. Objectif Languedoc-Roussillon a rassemblé quelque 200 personnes, le 16 février à Nîmes pour un Club de l'éco sur la thématique « Quelle place pour Nîmes dans la grande région ? ».  Les débatteurs, dix acteurs économiques locaux, sont venus dire en quoi le nouveau découpage administratif pourrait bien être une chance pour le territoire.

« Nîmes aura la place qu'elle se donnera, clame en préambule Yvan Lachaud, le président de Nîmes Métropole. Pourquoi être soucieux ? »

Et de lister quelques atouts : un foncier « que Montpellier n'a plus », une future gare TGV « dans laquelle s'arrêteront chaque jour 40 TVG entre Bruxelles et Séville », un pôle de la romanité porteur d'une nouvelle dynamique touristique.

« On ne se sent pas absorbés ! », renchérit Jalil Benabdillah, P-dg de SDTech à Alès et président de Leader LR, qui rappelle le rôle que pourrait jouer le pôle métropolitain Nîmes-Alès qui « ne fusionne pas mais additionne deux identités », et ne cache pas son ambition d'exporter le club LeadeR LR jusqu'en terres toulousaines.

« Je souhaite rassembler ce département, commente Henry Douais, le président de la CCI de Nîmes, en réponse à la situation actuelle de départementalisation des CCI. Le problème, c'est qu'en Languedoc-Roussillon, on n'est pas en ordre de marche, contrairement à Midi-Pyrénées... Notre rôle est d'unir les entreprises, de les connecter. »

Il annonce par ailleurs que sera créé, au cours du prochain salon des maires du Gard (18 et 19 février 2016), « un club des acheteurs gardois que la CCI va animer ».

Énergie : un projet pour le Gard

Virginie Monnier-Mangue, directrice du Programme Énergies du Gard pour EDF Languedoc-Roussillon, est venue évoquer l'une des actualités qui marqueront l'année 2016 dans le Gard : la fermeture de la centrale à fioul d'Aramon.

« Nous devons être pragmatiques et unis, déclare-t-elle. Nous voulons proposer un programme de développement économique pour le territoire, qui permettra de donner l'accès pour les entreprises régionales aux marchés de déconstruction de la centrale ou au programme industriel de la centrale nucléaire de Tricastin. »

Elle souligne également le potentiel non délocalisable des énergies renouvelables et de projets d'économie circulaire ou d'éco-construction, autant d'activités « qui disposent sur le département de tous les savoir-faire industriels requis ».

Club de l'éco Objectif LR à Nîmes, le 16 février 2016

Lors de la 1e table ronde : Yvan Lachaud, Jalil Benabdillah, Henry Douais et Virginie Monnier-Mangue.

La prometteuse filière des dispositifs médicaux

Parmi les filières identifiées par Openîmes figurent celle des dispositifs médicaux, du fait d'un terreau favorable.

« Nous avons beaucoup travaillé au développement de Marseille sur l'immunologie, et de Montpellier sur le diagnostic médical, fait observer Philippe Berta, secrétaire général du pôle de compétitivité Eurobiomed. Nous avons ici un écosystème sur le dispositif médical qui s'est imposé. C'est la 1e fois que je vois un domaine dans lequel toute la chaîne de valeur est présente. »

Au CHU de Nîmes, pièce maîtresse dans le paysage du dispositif médical, Anissa Megzari, directrice de la recherche, annonce vouloir « une structure globale d'évaluation qui réponde aux besoins de délais des entrepreneurs et aux exigences de la réglementation ».

Terre d'innovation

Mais comment éviter l'évasion des entreprises innovantes qui se créent à Nîmes avant de prendre leur envol pour d'autres horizons ?

« Il faut travailler l'offre immobilière et le recrutement d'ingénieurs qui est plus facile à Montpellier qu'à Nîmes », répond Olivier Lapierre, dirigeant de l'entreprise nîmoise Symétrie et président du BIC Innov'Up.

Un problème de compétences qui pourrait être réduit par l'arrivée à Nîmes, en septembre 2016, de l'école d'ingénieurs ISEN, pilotée par Jean-Michel Rolland.

Gilles Ridel, président de Openîmes, la nouvelle agence économique de Nîmes Métropole, pointe du doigt un « Nîmes bashing » injustifié selon lui, et évoque son ambition de renforcer l'écosystème nîmois. Toutes les structures doivent donc plus que jamais trouver l'efficience ensemble.

« Je ne souhaite pas que l'on crée de nouvelles structures, il y en a suffisamment, plaide Olivier Lapierre. Essayons de bien travailler ensemble... »

Et si les relations avec Toulouse ne semblent pas encore aller de soi, « ça se fera, c'est inéluctable », affirme Philippe Berta.

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Commentaires
a écrit le 29/02/2016 à 17:24 :
génial

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