Lancement de la plate-forme nationale "Le.Taxi" à Montpellier

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(Crédits : M.C.)
Avant Paris ou Marseille, c’est à Montpellier que la plate-forme nationale Le.Taxi a été lancée, le 22 mars. Conçue sous l’égide du ministère de l’Intérieur, cet outil sera déployé dans les autres grandes agglomérations afin de faciliter l’accès des clients à l’offre de taxis par voie électronique.

« L'État se modernise : au lieu d'apporter des aides, il propose une infrastructure dont les professionnels s'emparent ensuite », déclare André Dorso, directeur de projet au ministère de l'intérieur, lors du lancement de la plateforme « Le.Taxi », le 22 mars, à Montpellier.

« Le.Taxi » est une plate-forme de géolocalisation - et non une application - qui agrège l'offre disponible de taxis sur un territoire donné. La disponibilité et la localisation des exploitants de taxis sont ainsi fournies à des clients potentiels sur leur smartphone par le biais de l'application de leur choix.

Montpellier leader

Présentée comme une « start-up d'État », la plate-forme « Le.Taxi » a été créée au sein de l'administration sous l'égide du ministère de l'Intérieur en collaboration avec les professionnels du taxi. Elle est issue de la loi du 1 er octobre 2014 relative aux taxis et VTC et le décret permettant son lancement a été publié ce lundi 22 mars.

« La date du lancement de cette plate-forme est associée à la publication du décret, explique André Dorso. Quant au lieu, le choix de Montpellier s'imposait compte tenu de la forte mobilisation des professionnels du taxi, de la préfecture de l'Hérault et de la Mairie de Montpellier sur ce projet. Nous avons ainsi atteint un nombre suffisant de chauffeurs pour lancer cet outil. »

Déjà opérationnelle à Montpellier, la plate-forme recense 170 exploitants de taxis pour une activité qui en compte entre 200 et 300 dans la métropole, indique André Dorso. Elle sera progressivement mise en service dans les prochaines semaines dans la plupart des grandes agglomérations, soit « une douzaine de villes ». Paris, Lille, Lyon et Marseille sont concernées mais également Toulouse où « nous avons une demande des professionnels et des exploitants de taxis se sont déjà inscrits », complète le représentant du ministère de l'intérieur.

Un potentiel de 60 000 taxis

Même si elle est gratuite, l'inscription à cette plateforme n'est pas obligatoire. L'un des enjeux était donc de « convaincre la profession ». À l'heure actuelle, le registre répertorie 2 000 exploitants de taxis sur toute la France qui compte environ 60 000 véhicules de taxis dont 20 000 pour la seule ville de Paris.

Du côté des éditeurs d'applications mobiles qui valoriseront les données de la plate-forme, il peut s'agir de l'application d'opérateurs de taxi ou de toute application de mobilité. Le registre est ouvert à toute personne publique ou privée, éditeur d'application, à la condition de participer à l'objet du registre, c'est-à-dire faciliter l'accès des clients aux taxis. À l'heure actuelle, une dizaine d'applications sont partenaires du projet.

« Le coût de ce projet s'élève à 500 000 € /an, indique André Dorso. C'est une goutte d'eau dans le budget de l'État. Lorsque le dispositif sera déployé, cela équivaudra à 5 € par taxi. Nous sommes loin du montant des aides qui peuvent être octroyés à certains secteurs d'activités en crise. »

"Le.Taxi" est une réponse à la grogne de la profession, du moins dans les métropoles. Reste que le principal client des taxis est l'Assurance maladie (plus de 50 % du chiffre d'affaires selon une source du ministère de l'Intérieur) et que 80 % des taxis sont conventionnés par la Sécurité sociale.

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