Lunchr, le nouveau pari du créateur de Teads

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Fondateur de Teads en 2012, Loïc Soubeyrand lance l'aventure Lunchr cinq ans plus tard
Fondateur de Teads en 2012, Loïc Soubeyrand lance l'aventure Lunchr cinq ans plus tard (Crédits : Edouard Hannoteaux)
Après avoir révolutionné le monde de la publicité digitale avec Teads, Loïc Soubeyrand lancera sa nouvelle start-up, Lunchr, fin janvier. Une incursion inattendue mais tonitruante dans la food tech : le Montpelliérain a réussi à lever 2,5 M€ d'emblée et annonce 30 recrutements dès la 1e année.

Lunchr se présente comme une plate-forme et une application mobile qui proposent aux utilisateurs de visualiser une liste des restaurants de leur ville où ils pourront  commander un repas en ligne, en leur laissant le choix d'une consommation sur place ou à emporter. Par rapport à des services approchants, comme La Fourchette (conçue pour réserver au restaurant) ou Deliveroo (axée sur la livraison à domicile), Lunchr cible une catégorie très précise : les travailleurs ayant un temps limité pour déjeuner... et qui ne veulent plus en perdre davantage dans les files d'attente, avant de pouvoir retirer leur commande.

« Comme tout le monde, je me suis rendu compte que les gens ont peu de temps pour déjeuner et pourtant continuent à subir l'attente, entre la queue, la préparation du repas, le paiement, etc., évalue Loïc Soubeyrand. Sur la tranche 12h30/13h30, ce temps d'attente atteint souvent 30 mn, soit la moitié de la pause déjeuner. Avec Lunchr, on ambitionne de réduire ce temps à rien, en seulement trois clics. »

Une dimension affinitaire

Concrètement, l'application permet à l'utilisateur de choisir une enseigne, de géolocaliser un restaurant, d'avoir accès au menu, de payer avec une carte bancaire préenregistrée, avant d'obtenir une indication du temps restant avant la finition de la commande : un compte-à-rebours apparaît, et le restaurateur s'engage à tenir le délai.

Entre janvier et mars 2017, Lunchr sera en test à Montpellier avec une quinzaine de restaurateurs déjà signés. Lors du lancement national prévu en mars, la start-up compte sur 1 500 établissements ou enseignes partenaires dans cinq grandes villes, dont Paris, « afin de quadriller l'Hexagone », glisse Loïc Soubeyrand. Dans un deuxième temps, le service proposé par Lunchr sera enrichi de fonctionnalités de type communautaire.

« Un déjeuner est un moment de convivialité, qu'on a souvent envie de partager, souligne Loïc Soubeyrand. Ces fonctionnalités permettront de l'organiser avec des collègues de travail ayant les mêmes affinités, ou même avec des salariés d'autres entreprises installées à proximité. »

2,5 M€ levés d'emblée

Le concept de Lunchr n'a pas séduit que les restaurateurs puisque cette start-up, à peine née (le temps de développement n'a pris que trois mois), a déjà convaincu les investisseurs. Avec 2,5 M€ levés d'emblée auprès de Daphni, le fonds dirigé par Marie Ekeland (France Digitale), et de trois business angels, elle a recruté 10 personnes, et prévoit d'en embaucher 20 de plus sur le première année, « entre le siège de Montpellier et Paris ».

Loïc Soubeyrand ne donne pas d'objectif de chiffre d'affaires, mais affiche une confiance à toute épreuve en son concept : « Tout l'enjeu réside dans l'usage. Il faut créer un réflexe, comme Amazon a su le faire pour le e-commerce avec son système de commande mono-clic et de recommandations. » Et questionné sur cette incursion inattendue dans le monde de la foodtech, l'ex-enfant chéri de la pub digitale (il a quitté ses fonctions au sein de Teads en octobre dernier) conclut : « Mon souhait est d'abord de faire du BtoC, afin de rester au contact du client. »

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Commentaires
a écrit le 12/01/2017 à 10:09 :
P.S.: Peut-être que ça leur permet de se reposer un peu aussi...
a écrit le 12/01/2017 à 10:08 :
Pour un provincial il est toujours fascinant de voir les parisiens faire aussi facilement la queue n'importe quand et n'importe où pour n'importe quoi, je veux bien croire qu'au final ça doit leurs faire perdre énormément de temps même si on voit bien qu'ils font ça machinalement.

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