Kyomed annonce un financement de 2,6 M€ lors de son inauguration

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Daniel Laune, président de Kyomed.
Daniel Laune, président de Kyomed. (Crédits : Edouard Hanotteaux)
Créée pour succéder au CR2I, la société Kyomed, dirigée par Daniel Laune, a été inaugurée le 3 avril en présence de plusieurs industriels et PME des biotechs. Elle annonce avoir obtenu une aide à hauteur de 2,6 M€ de la part de bpifrance, sous forme de subvention remboursable.

C'était le grand jour pour Kyomed : cette entreprise de Montpellier (34) basée à Cap Gamma, et créée en avril 2014 pour succéder au Centre de recherche et d'innovation industrielle (CR2I) Digi-Health, a été officiellement inaugurée vendredi 3 avril 2015 en présence de représentants d'Alcatel, de PSA, d'Orange Healthcare, de Samsung ou de Sanofi. Initialement prévue, la visite d'Axelle Lemaire a cependant été reportée.

La secrétaire d'État en charge du Numérique a  envoyé une vidéo qui a été diffusée à l'auditorium de la médiathèque Émile Zola de Montpellier, où se tenait dans l'après-midi une table ronde dédiée à la santé connectée. Axelle Lemaire a promis de venir à Montpellier d'ici le mois de juillet afin de visiter les locaux de Kyomed.

En marge, la jeune entreprise de 5 employés (bientôt 6) spécialisée dans le test d'objets de santé innovants (pilulier connecté, application pour smartphones, etc) a reçu une bonne nouvelle, comme l'explique son président et directeur scientifique Daniel Laune :

"Nous allons obtenir de bpifrance une aide de 2,6 M€ sur quatre années. C'est une subvention rétribuable, ce qui veut dire que si l'on atteint un certain objectif de chiffre d'affaires, il y aura une rétribution auprès de bpifrance à partir de la 5e année. C'est quelque chose d'important pour nous, puisque ça nous permet d'avoir une visibilité."

S'il se refuse à donner l'objectif chiffré sur cinq années, Kyomed ambitionne cependant de réaliser 3 M€ de chiffre d'affaires d'ici trois ans. Après avoir travaillé sur le test d'un pilulier connecté en décembre dernier, Kyomed assure actuellement celui d'une application dédiée aux allergies aux pollens :

"Nous travaillons actuellement avec quatre pays, mais nous espérons en intéresser 26 d'ici 2016. Nous traduisons actuellement l'application dans toutes les langues, et la principale difficulté réside dans le fait de faire avec les réglementations des différents pays."

Test en situation réelle

Réalisant ses tests dans son living lab de Cap Gamma, Kyomed va désormais pouvoir les prolonger en situation réelle. À partir de ce mardi 7 avril, l'entreprise signe en effet un partenariat avec la commune de Chalabre (11) :

"Nous allons pouvoir y mettre en place un dispositif d'observance médicamenteuse. C'est un village très dynamique pour nous, qui dispose d'un EHPAD, d'un centre de retraites, de médecins généralistes, etc".

Kyomed peut espérer, à l'avenir, obtenir des contrats pour faire avancer la Silver Economie dans des domaines plus variés, via par exemple des projets de volants de voiture adaptés. Daniel Laune estimait d'ailleurs dans les colonnes d'Objectif-Languedoc Roussillon (mars 2015) que "le marché va évoluer en matière de Silver Economie. Les industriels qui n'y sont pas aujourd'hui prendront le marché à leur compte dans les années à venir".

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