NovaGray veut lever 2 M€ en 2017

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(Crédits : DR)
Les fonds levés par la start-up montpelliéraine, d'ici la fin 2017, permettront de lancer la commercialisation de son innovation médicale : un test sanguin de radiosensibilité pour le cancer du sein. Des tests pour les cancers de la prostate et du poumon sont également en voie de développement.

« Nous lançons une levée de fonds de 2 M€ qui devrait s'achever au dernier trimestre 2017, indique Clémence Franc, la co-fondatrice de NovaGray (Montpellier, 34), le 2 mars 2017. Cela nous permettra notamment d'amorcer la commercialisation de notre innovation, un test destiné à prévenir les effets secondaires liés à la radiothérapie. »

Ce test sanguin de radiosensibilité permet d'identifier les patients susceptibles de développer des effets secondaires de la radiothérapie dans les traitements contre le cancer. Forts de cette information, les médecins peuvent adapter les protocoles de soin en fonction de la sensibilité des patients en modulant le niveau d'irradiation.

Cette innovation a permis à NovaGray de remporter de nombreuses récompenses dont le concours EDF Pulse Languedoc-Roussillon dans la catégorie santé en 2015, le concours international Hello Tomorrow Challenge en 2016 et la dernière en date, le Grand prix de Midinnov, en 2017.

L'enjeu du remboursement

L'innovation, protégée par deux brevets, est aujourd'hui opérationnelle pour le cancer du sein après dix ans d'essai clinique impliquant dix centres français et financé par l'Institut national du cancer. Son marquage CE a été obtenu début 2016.

La commercialisation de ce produit débutera suite à la levée de fonds. NovaGray vise le marché français et européen mais également celui des États-Unis. Son succès sera notamment conditionné par le remboursement du test.

«  L'accès au remboursement et à la prise en charge du test va conditionner le développement rapide de NovaGray », constate Clémence Franc.

La société attend une réponse de la Haute autorité de santé sur ce sujet. Elle devrait arriver durant le printemps.

Trois cancers visés

« En ce qui concerne le cancer de la prostate, les essais sont toujours en cours sous la responsabilité du Professeur David Azria, le chercheur à l'origine de l'innovation et co-fondateur de NovaGray, précise Clémence Franc. Nous attendons les résultats cliniques d'ici à la fin de l'année. »

L'élaboration d'un test adapté au protocole du cancer du poumon est également programmée par NovaGray. « Encore en phase amont », ce travail de recherche et d'essais cliniques ne devrait aboutir qu'en 2019 ou 2020.

Les trois cancers ciblés par NovaGray (sein, prostate, poumon) représentent « 60 % des cancers traités par radiothérapie », ajoute Clémence Franc.

ICM et ICRM

L'Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier (IRCM) et l'Institut du cancer de Montpellier (ICM) jouent un rôle majeur dans le développement de l'innovation de NovaGray. Le technologie s'appuie en effet sur près de vingt années de travaux menés par David Azria au sein de l'ICM dans lequel il assume la fonction de coordonnateur du pôle radiothérapie oncologique.

Au-delà des activités de R&D et de validation clinique réalisées au sein de l'ICM, NovaGray développe également une activité scientifique avec l'embauche d'un docteur en biologie en octobre 2016 destiné à travailler sur les protocoles biologiques. De futures embauches sont programmées avec la levée de fonds.

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