Kaliop lève 2 M€ pour accélérer sa croissance internationale

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Gilles Guirand, Pierre Deniset et Françoise Nauton-Inglis, co-fondateurs de Kaliop.
Gilles Guirand, Pierre Deniset et Françoise Nauton-Inglis, co-fondateurs de Kaliop. (Crédits : Kaliop)
La société montpelliéraine (applications web stratégiques) a annoncé, le 23 février, une levée de fonds de 2 M€ opérée auprès de BNP Paribas et Sofilaro. Cette capitalisation va permettre, par croissance externe en Amérique du Nord, le lancement international d’une technologie de rupture, « Kuzzle ».

2016 est un bon cru pour Kaliop, spécialiste dans la conception de sites internet complexes (applications web stratégiques en open source). L'entreprise qui surperforme ses objectifs de croissance organique en 2015 (10 M€ de CA réalisés contre 9 M€ annoncés), vient de finaliser une levée de fonds de 2 M€ auprès de BNP Paribas Développement et Sofilaro, société de capital investissement régionale du groupe Crédit Agricole pour le Languedoc.

« C'est la première fois que nous ouvrons notre capital à des investisseurs institutionnels », confie la directrice générale Françoise Nauton-Inglis, qui garde 80 % de l'actionnariat avec Pierre Deniset, Gilles Guirand et Christophe Carniel (entré au capital de l'entreprise en 2012).

Historique, cette capitalisation va permettre à Kaliop Group d'accélérer son développement international par croissance externe au Canada : à Montréal, où l'entreprise projette de baser au 1er semestre 2016, le siège de son déploiement en Amérique du Nord.

« Montréal est la première ville labellisée French Tech après la France, c'est aussi une porte d'entrée reconnue vers les États-Unis, l'un de nos marchés cible pour le déploiement de notre cœur de métier (gestion de contenus, intégration de solutions sur base de CMS et création de sites e-commerce, NDLR), analyse Françoise Nauton-Inglis.

Kuzzle, un backend de rupture

Sur ce marché très captif, l'entreprise vise surtout le lancement international, au 1er semestre 2016, de « Kuzzle », la technologie de rupture qu'elle a mise au point après huit mois de R&D (900 000 € financés par bpifrance et la Région).

« Aujourd'hui, le développement informatique de toute application impose de refaire à chaque fois le back-end, explique Françoise Nauton-Inglis. Nous avons au contraire industrialisé un back-end open source adapté aussi bien aux objets connectés qu'aux applications mobiles en y apportant des fonctionnalités très complexes (temps réel, recherche de données, etc.). Avec Kuzzle, il y aura autant d'applications qu'on souhaite en développer. »

Avec cette nouvelle technologie qui se destine aux grands comptes et ETI, Kaliop ambitionne d'accélérer sa croissance organique. « Nous souhaitons à minima rester sur un rythme de croissance de 30 %, Kuzzle étant l'un des éléments de cette accélération par diversification de notre modèle économique », précise Françoise Nauton-Inglis.

Déjà implantée en Pologne, en Angleterre et en Australie où elle comptabilise 40 collaborateurs en plus de l'effectif français (100 salariés dont 80 à Montpellier), Kaliop, qui réalise 30% de son chiffre d'affaires à l'export, s'est par ailleurs ouverte en 2015 les portes de l'Asie du Sud-Est avec un contrat noué avec la société française Burda implantée à Singapour, pour laquelle elle réalise la refonte d'un site internet en version responsive.

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