Oenochêne s'installe à Mauguio

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Le Marmandais Oenochêne, producteur de copeaux de bois de chêne pour le secteur viticole, déménage son site de production et son siège social à Mauguio (34). La PME inaugurera ses nouveaux locaux en novembre.  

Depuis janvier 2013, l'entreprise Oenochêne, spécialisée dans la production de bois de chêne pour la vinification et l'élevage de vin, et créée en 2006, a déménagé son site de production, de Marmande (47) à la zone d'activité de Fréjorgues Est, à Mauguio (34).

« Le coeur du marché est en Languedoc-Roussillon et je suis Languedocien, explique Jean-Luc Liberto, président fondateur d'Oenochêne et dirigeant du laboratoire Méditerranée Œnologie. Les quatre salariés de Marmande n'ont pas voulu nous suivre et nous avons recruté sur place. »

L'entreprise, dirigée par Jérôme Baudin, compte aujourd'hui six salariés, auxquels s'ajoutent des intérimaires pour faire face au pic d'activité au moment des vendanges.

« Je suis oeonologue et j'ai porté, à la demande de l'Union des œnologues dont j'étais alors le président régional, le dossier sur l'expérimentation de l'ajout de copeaux de chêne dans les vins, que j'ai présenté à l'État, rappelle Jean-Luc Liberto. Dès que le décret européen autorisant cette pratique est passé, en 2005, j'ai créé Oenochêne. »

Quant à la controverse qui a animé les débats sur l'usage de copeaux de bois dans le vin, Jean-Luc Liberto coupe court :

« Heureusement, c'est en train de passer. Si un vin est mauvais, on ne peut le rendre bon ni avec des copeaux, ni en barrique, et s'il est bon, on va l'améliorer avec les deux. Avec le bois de chêne, on ne recherche pas le bois mais la rondeur, le côté caramel, la sucrosité, des pics aromatiques particuliers, etc. Beaucoup de viticulteurs ont besoin d'outils simples qui leur permettent de mettre leur vin sur le marché plus rapidement ».

La production annuelle de l'usine s'élève aujourd'hui à 400 tonnes.

Le président d'Oenochêne ne communique pas son chiffre d'affaires. « Nous ne sommes que producteur, Sofralab étant le distributeur de copeaux », justifie-t-il. Il annonce une part de 20 % à l'export, principalement en Espagne, Italie, Suisse, au Portugal et au Maroc.

Jean-Luc Liberto annonce utiliser à 80 % du chêne français, et à 20 % du chêne américain.

« Nous faisons beaucoup de R & D, avec les ingénieurs de l'université technologique de Compiègne, annonce-t-il. Il existe de marge de progression en innovation sur la qualité du chêne, sa maturité, les techniques de chauffe, et la connaissance du rendu du produit dans le vin. »

Jean-Luc Liberto déclare poursuivre le développement de l'entreprise à l'export. « Notre usine peut produire jusqu'à 1 000 tonnes par an, ce qui supposera de recruter à moyen terme une à deux personnes. »

Les nouveaux locaux seront inaugurés le 27 novembre prochain.

Cécile Chaigneau

Légende : Les copeaux de bois de chêne proviennent à 80 % de chêne français.
Crédit photo : Oenochêne

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