Un livre blanc pour sauver le canal du Midi

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Dans l'Aude et dans l'Hérault, les chambres de commerce sont mobilisées, avec un arsenal de 27 propositions contenu dans un livre blanc dévoilé le 5 novembre, pour conserver au canal du Midi l'image touristique mise en danger par le chancre coloré.

« Comme tout citoyen, nous sommes touchés par l'abattement des platanes qui bordent le canal du Midi, alignements qui avaient valu à cet ouvrage son classement au patrimoine mondial de l'Unesco ».

Cette atteinte à un paysage familier en Languedoc et en Midi-Pyrénées, causée par une attaque du champignon « chancre coloré » sur les arbres plantés jadis pour réguler l'évaporation des eaux, a mobilisé les élus et les techniciens des trois chambres de commerce et d'industrie territoriales de Carcassonne, Narbonne et Béziers.

Un peu plus d'un an après leur première rencontre avec les responsables de Voies Navigables de France (VNF), gestionnaire du canal, les trois CCIT, avec la collaboration de la CCIR à Montpellier, proposent 27 actions, contenues dans un « livre blanc » dévoilé le 5 novembre, à mettre en œuvre pour pérenniser l'ouvrage de Riquet dans les cinquante, voire les cents prochaines années.

« Nous ne pouvons pas déconnecter nos entreprises de cette ancienne voie de transports, indique Jean Caizergues, président de la CCIT de Carcassonne. Nous avons défini trois axes prioritaires : la préservation de l'environnement et du patrimoine ; la valorisation du site pour tous ; l'animation et le développement d'une économie durable ».

Le déficit d'image et son impact sur l'attractivité touristique du canal du Midi motive la prise de conscience des élus consulaires de l'Aude et de l'Hérault.

« Le moment est venu, disent-ils, de regarder cette voie transversale aussi sûrement que nous empruntons l'autoroute du sud de la France » .

« Nous ne pouvons pas agir en lieu et place du gestionnaire du canal, de l'État, de la Région Languedoc-Roussillon et des collectivités territoriales, car la problématique est complexe, souligne Bernard Ballester, président de la CCIT de Narbonne. D'ici la fin de l'année, nous communiquerons le contenu de nos travaux à ces partenaires. Le canal du Midi a perdu l'objectif commercial qui était le sien à sa construction. Nous ne voulons pas laisser filer l'économie touristique induite par cet ouvrage patrimonial. »

Julien Pascal

Légende : Le canal du Midi nécessitera un programme d'actions, riche de 27 mesures.
Crédit photo : Edouard Hannoteaux

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