La Panacée mise tout sur l’art contemporain

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Le 1er cycle d'expositions de La Panacée court jusqu'au 23 avril
Le 1er cycle d'expositions de La Panacée court jusqu'au 23 avril (Crédits : Cécile Marson/Montpellier Méditerranée Métropole)
Sous la direction de Nicolas Bourriaud, La Panacée concrétise sa nouvelle orientation avec un 1er cycle d’expositions, organisé jusqu'au 23 avril, et préfigurant la programmation du MoCo, le futur centre d’Art contemporain de Montpellier Métropole qui verra le jour en juin 2019.

À l'origine spécialisée dans les arts numériques, La Panacée, située à Montpellier, entame sa mue et se recentre sur l'art contemporain. Fini également le temps des expositions monolithiques, place désormais à plusieurs expositions simultanées thématiques ou monographiques, qui tiennent compte de la configuration architecturale du lieu.

Programmé par Nicolas Bourriaud, le premier cycle a démarré ce week-end (jusqu'au 23 avril 2017) avec une triple exposition : « Retour sur Mulholland Drive. Le minimalisme fantastique », Tala Madani et « Intérims. Art contre emploi ».

Labo culturel

« Explorer la diversité de la création artistique, dessiner un musée des tendances actuelles de la création, un atlas des sensibilités contemporaines », selon son directeur artistique Nicolas Bourriaud, la nouvelle programmation de La Panacée préfigure ce que sera le MoCo, le futur centre d'art contemporain de la ville de Montpellier, basé dans l'ancien hôtel particulier Montcalm.

Volontairement généraliste et protéiforme, le « pivot » du MoCo - avec l'École des Beaux-Arts - s'envisage désormais comme « un multiplexe d'art contemporain, un lieu de partage, un point de rencontre interdisciplinaire. ». C'est avec l'artiste iranienne Tala Madani que s'ouvre ce parcours déambulatoire au sein de La Panacée.

« Exposée pour la première fois en France, Tala Madani explore la question de la masculinité avec une puissance acerbe impressionnante, analyse Nicolas Bourriaud. J'ai longtemps été dérangé par ses peintures, mais c'est important d'être dérangé par l'art ».

Dans un autre registre, l'expo collective de neuf artistes dissèque les mécanismes du salariat, question sociale plus d'actualité que jamais.

David Lynch à l'honneur

Troisième volet, l'exposition principale, inspirée de l'œuvre cinématographique de David Lynch, présente les formes d'une rêverie abordée par vingt artistes visant à révéler une tendance émergente de l'art contemporain : « le minimalisme fantastique » ou comment créer une inquiétante étrangeté, une atmosphère angoissante ou féérique, à partir de formes minimalistes. S'emparant de l'univers lynchien, la jeune génération d'artistes joue avec les codes de la culture populaire mais sans recourir à des effets de surcharge, ni à l'agrandissement caractéristique du pop art.

Autour de ces trois expositions, sont organisées, à la Panacée et au Cinéma Diagonal, des conférences, projections, performances, tables rondes et rencontres avec des artistes. Un bouillonnement qui se veut le marqueur fort de l'offre culturelle globale de Montpellier Métropole et de fait, du futur centre d'art.

« Tournée vers les pratiques émergentes, l'interdisciplinaire et les jeunes artistes, La Panacée va jouer le rôle d'interface entre l'ESBAMA et l'Hôtel Montcalm, rappelle Nicolas Bourriaud. Concevoir un centre d'art multi-sites avec trois entités distinctes mais complémentaires, rassemblant la chaine artistique dans son ensemble, de l'apprentissage jusqu'à l'exposition, cela ne s'est jamais fait. »

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