Des retombées de 17 M€ attendues pour la saga de TF1

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F. Commeinhes (Ville de Sète), A. Aprikian (TF1), S. Regourd (Région) et G. de Menthon (TelSète)
F. Commeinhes (Ville de Sète), A. Aprikian (TF1), S. Regourd (Région) et G. de Menthon (TelSète) (Crédits : Anthony Rey)
La saga de l'été de TF1, intitulée "Demain nous appartient", entamera sa diffusion le 17 juillet. Tournée dans les studios du groupe TelFrance à Sète (34), construits cette année, la série de 30 épisodes mobilise 150 techniciens de la région.

Affichant les acteurs Ingrid Chauvin, Lorie Pester, Charlotte Valandrey et Alexandre Brasseur à son générique, la nouvelle saga de l'été de TF1, diffusée tous les jours à 19h20 en amont du journal télévisé de la chaîne, débutera la diffusion de sa première saison le 17 juillet. Trente épisodes (durée moyenne : 26 mn) ont été tournés, depuis le 28 mai, dans les studios que le groupe TelFrance a construits et finalisés, au printemps, dans la ville de Sète (34).

"Pour nous, c'est un pari industriel qui s'est concrétisé un an à peine après avoir trouvé un accord avec le groupe Newen et sa filiale TelFrance (producteurs de la série, NDLR), raconte Ara Aprikian, directeur général adjoint des contenus du groupe TF1. Mais c'est aussi un projet éditorial, fidèle à notre volonté de raconter des histoires ancrées dans des territoires - avec toutefois cette nouveauté : une déclinaison au quotidien à 19h20."

Un studio dans un ancien site viticole

La structure créée par TelFrance à Sète, désormais baptisée TelSète, a bâti, pour les besoins de cette série, un studio de 1 600 m2 dans un ancien site d'embouteillage du groupe viticole Skalli. Une quinzaine de décors ont été ensuite construits dans ce studio.

Outre 35 comédiens, le tournage a mobilisé "150 techniciens de la région, ainsi que 600 figurants, tous rémunérés", selon Guillaume de Menthon, président de Telfrance. Une moyenne de 200 personnes ont travaillé tous les jours dans les installations de TelSète pour réaliser ces 30 épisodes.

"Quand on s'installe pour un tournage, il est important que la production s'imbrique naturellement avec son environnement, souligne Guillaume de Menthon. Par exemple, nous avons obtenu les autorisations de tournage, y compris par drones, en 10 minutes auprès de la Ville de Sète. Nous avions aussi des garanties sur les techniciens locaux de par la présence d'écoles de formation."

Des retombées de 17 M€

Vendredi 7 juillet, jour de présentation de la série aux médias, le Conseil régional a voté une dotation de 300 000 € accordée à la production, soit la plus élevée à ce jour versée en matière d'audiovisuel. Selon un chiffrage communiqué par les services de la Région, les retombées générées par "Demain nous appartient", en termes d'emploi de techniciens et comédiens, de nuitées d'hôtels, de repas, etc. s'élèveraient à 17 M€.

"Le montant des aides accordées par la Région à l'audiovisuel se montaient à 3,7 M€ en 2016, soit une hausse de 17 %, analyse Serge Regourd, président de la commission Culture au Conseil régional. Nous avons accueilli une centaine de tournages de films, films d'animation, séries ou documentaires l'an passé, et 49 projets sont déjà en cours de production ou tournage en 2017. Les retombées économiques sur la région étaient de 12 M€ en 2016, si bien que la production de "Demain nous appartient" en génèrera encore plus à elle seule cette année."

Pour la ville de Sète, il s'agit de la deuxième production gérée par TelFrance sur son territoire, après celle de la série "Candice Renoir", démarrée en 2012. "La ville a désormais son savoir-faire en matière de cinéma, comme le prouve aussi la 2e édition du Sunsète Festival, pour laquelle nous accueillons la réalisatrice Agnés Varda", complète François Commeinhes, sénateur-maire de Sète, dans une allusion au festival qui se déroule du 7 au 11 juillet.

Selon Ara Aprikian, l'écriture d'une deuxième saison de "Demain nous appartient" a déjà commencé. Son tournage effectif, toutefois, reste conditionné aux résultats d'audience de la première.

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