L'opération séduction du Maroc à Montpellier

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Mohammed Boumediane (Ziwit) accueille l'ambassadeur du Maroc dans ses locaux, en présence de divers responsables politiques et économiques
Mohammed Boumediane (Ziwit) accueille l'ambassadeur du Maroc dans ses locaux, en présence de divers responsables politiques et économiques (Crédits : omphoto)
L'ambassadeur du Maroc en France était en visite à Montpellier, le 7 mars, pour rencontrer le maire Philippe Saurel, des dirigeants patronaux et des pépites de la French Tech. Au menu : la relance du jumelage avec Fès, prévue en mai, et les échanges à venir avec une délégation de chefs d'entreprise locaux, formée à l'initiative de Mohammed Boumediane (Ziwit), notamment.

Chakib Benmoussa, l'ambassadeur du Maroc en France, était en visite à Montpellier, le 7 mars, pour une salve de rencontres avec des acteurs économiques (bpifrance, CCI de l'Hérault, Medef Montpellier, French Tech Montpellier) et des élus de Montpellier Méditerranée Métropole (M3M). Ceux-ci ont rappelé que le jumelage entre Fès et Montpellier fête, en 2017, son 10e anniversaire, et qu'il sera "redynamisé" lors du déplacement d'une délégation, prévu dans la ville marocaine en mai, "notamment sur les versants économique et touristique".

"Fin 2018, je réunirai à Montpellier toutes les villes de la Méditerranée autour de thèmes tels que le développement durable, l'eau, l'aménagement du territoire, la culture, l'alimentation et la santé", annonce, par ailleurs, Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de M3M.

Rencontre avec la French Tech

L'ambassadeur a notamment fait une halte dans les locaux de Ziwit, start-up spécialisée dans la cybersécurité, sur l'invitation de son fondateur, Mohammed Boumediane, qui s'est associé par ailleurs à la création d'une délégation d'entrepreneurs français au Maroc. Cette visite lui fournissait l'occasion de rencontrer plusieurs pépites de la French Tech, outre Ziwit : Awadac (mobilier à écrans tactiles), Global P.O.S. (logiciels pour points de vente), Expernova (plate-forme pour partenariats R&D), Care Labs (émetteur du Chèque Santé), Soledge (serveurs audio HD) et Plussh (solutions de livestream HD).

"Le fait d'être installé en France, que ce soit Paris ou Montpellier, et d'avoir une deuxième implantation au Maroc a du sens car notre pays est considéré comme la plate-forme d'accès aux marchés de l'Afrique subsaharienne, observe Chakib Benmoussa. C'est une option à ne pas négliger par rapport aux grands acteurs mondiaux, et qui prouve, de plus, que nos deux pays ne sont pas en concurrence, mais fonctionnent par complémentarités."

Une deuxième halte au MIBI de Montpellier, hôtel d'entreprises tournées vers l'international, a permis à l'ambassadeur de préciser sur quels outils les entreprises intéressées peuvent s'appuyer dans leur démarche vers le Maroc. Le royaume dispose par exemple d'un réseau bancaire installé dans 25 pays africains.

"L'Agence marocaine de promotion de l'investissement, et la CCI de France à Casablanca, sont souvent utilisées comme points d'entrée au Maroc, souligne Chakib Benmoussa. De même, il est possible de solliciter le consulat et le service économique de l'ambassade du Maroc en France pour faciliter les mises en contact. Les secteurs aéronautique et automobile sont des filières emblématiques au sens où elles ont permis à des entreprises françaises de s'installer et de se développer en rapport avec de grands donneurs d'ordre."

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Commentaires
a écrit le 09/03/2017 à 10:40 :
Condamné pour soutien au terrorisme pour avoir prêté 70 Euros en 2 fois à un faux ami vite écarté de ses relations , un Français, ingénieur informaticien, clame son innocence depuis le Maroc après avoir été inculpé sur la base d'une fausse déclaration rédigée en arabe, sans interprête et sans son avocat que lui ont fait signer les policiers marocains en lui faisant croire qu'il signait sa libération. Depuis c'est l'enfer pour Thomas Gallay ! Il semblerait qu'il ne soit pas le seul français à subir cette justice marocaine.
Le Président du Tribunal vient d'imposer à Maître Berton , l'avocat de la famille, de faire sa plaidoirie en arabe ? Cela ne s'est jamais vu !

«Il faut parler du rôle de la France qui doit dénoncer cette violation». Un comité de soutien épaulé par trois ONG, Human Rights Watch, Amnesty International et de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), a lancé une pétition qui vise à la mobilisation en faveur de Thomas Gallay.

Le Figaro Martin Planques le 19/01/2017

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