Catalogne : après l'indépendance, l'incertitude

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(Crédits : Reuters)
Le parlement a proclamé, vendredi 27 octobre, l’indépendance de la Catalogne. Madrid n’a mis que quelques heures à annoncer la mise sous tutelle immédiate de la région et la destitution de son président, Carles Puigdemont. Des élections anticipées sont convoquées le 21 décembre.

Peu avant 15h30, vendredi 27 octobre, les députés catalans votaient à bulletin secret, par crainte des poursuites judiciaires, la création d'une république catalane indépendante. Moins de cinq heures plus tard, et en vertu de l'article 155 de la constitution espagnole, le Premier ministre Mariano Rajoy annonçait la suspension de l'autonomie de la région, la destitution de l'ensemble du gouvernement catalan et des chefs de sa police, ainsi que la convocation d'élections anticipées au 21 décembre.

Si le président catalan, Carles Puigdemont, joue profil bas depuis les déclarations de Rajoy, les foules séparatistes se disent prêtes à entrer en résistance.

"Nous protègerons nos bâtiments et nos institutions s'il le faut, explique Dani, croisé lors de la grande fête organisée au soir du 27 octobre à Barcelone pour l'indépendance. Nous le ferons toujours de manière pacifique, mais nous ne savons pas si la police espagnole, elle, le sera."

Dans les rangs indépendantistes, on craint que cette indépendance ne dure pas plus que quelques heures, ou quelques jours, mais on veut encore y croire. "Cette déclaration d'indépendance est une étape importante, bientôt nous aurons notre État souverain et libéré de l'Espagne", poursuit Dani.

L'incertitude économique se poursuit

Après cinq semaines de crise et la fuite de plus de 1 500 entreprises, la situation catalane continue d'inquiéter. Peu après la déclaration d'indépendance, le groupe d'assurances Allianz a indiqué qu'il quittait la Catalogne pour trouver "un cadre juridique stable qui continue de permettre à l'entreprise de respecter ses engagements".

Les centres commerciaux auraient vu leur chiffre d'affaires baisser de 20% et les hôtels affirment que les réservations ont chuté de 30%. Le secteur économique, qui s'est toujours montré très inquiet, est atterré par la décision du parlement catalan.

"C'est irresponsable, lâche Lluis Mes, entrepreneur du secteur nocturne à Barcelone. Je ne sais pas où nous allons, mais je suis très inquiet par les tensions que cela peut engendrer dans la société mais aussi par une prochaine baisse du tourisme."

Samedi 28 octobre, la destitution du gouvernement catalan était publiée au Journal Officiel. Poursuivi pour rébellion, Carles Puigdemont a appelé, dans un communiqué publié dans la foulée, à "s'opposer démocratiquement" à cette décision, tout en promettant de continuer "à œuvrer pour construire un pays libre".

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a écrit le 29/10/2017 à 23:20 :
ce qui se passe en Espagne renforce à ,on avis la thèse de notre pays le Maroc vis à vis des séparatistes du front Polisario c'est la meme chose, et c'est normal chaque pays à le droit de défendre son intégrité territoriale. je dis bravo aux responsables de Madrid en ce qui concerne toutes les actions prises jusqu'à maintenant pour empécher la séparation de la région qui représente l'une des plus importantes régions du pays. Merci.
a écrit le 29/10/2017 à 16:03 :
Il faut reconnaître que cette affaire catalane n'est pas claire.Pour ma part,il ne m'étonnerait pas que les instances européennes soient derrière cette affaire.l'Etat nation est un frein aux desseins de cet empire européen,en plus l'Espagne est un royaume catholique à structure fédéral.Et puis prononcer une république en Catalogne n'est pas suffisant!Il faut rappeler que l'indépendance de la Catalogne est une vieille affaire,il en était question avant la guerre d'Espagne.
l'Affaire est loin d'être close.
a écrit le 29/10/2017 à 9:37 :
"C'est irresponsable, lâche Lluis Mes, entrepreneur du secteur nocturne à Barcelone."

Entrepreneur du secteur nocturne? C'est quoi? Tenancier de bordel?

Le pseudo-journalisme devient à vomir!!!

Jacobi
a écrit le 29/10/2017 à 0:01 :
Longue vie à la République de Catalogne ! ||||
a écrit le 28/10/2017 à 17:19 :
Quel sot et lâche, ce type
a écrit le 28/10/2017 à 17:04 :
Le président catalan n'est pas dictateur puisque les catalans se sont présenter au vote c'est les fascistes de Madrid qui se sont comporter comme des dictateurs en matraquant les catalans aujourd'hui la proclamation de l'indépendance à été élue donc les lois de Madrid son caduc c'est au président de dicter lavenir des catalans se n'est plus au fascistes royalistes de Madrid de se croire propriétaire des libertés que cela plaise ou non "logique hum
Réponse de le 29/10/2017 à 21:13 :
@fernandez
Je me fous pas mal de l'Espagne et de la catalogne(je suis 100% Français), mais d'un point de vue démocratique, il y'a des institutions qui visiblement on était bafoué par le président de catalogne pour la création d'un suffrage en catalogne...pour l'indépendance de la catalogne.
De ce fait les institutions ont été bafoué par puigdemont, et non par le premier ministre Rajoy....c'est qui qui qui bafoue la démocratie?
....ceci n'est que mon point de vue....
Réponse de le 29/10/2017 à 21:14 :
@fernandez
Je me fous pas mal de l'Espagne et de la catalogne(je suis 100% Français), mais d'un point de vue démocratique, il y'a des institutions qui visiblement on était bafoué par le président de catalogne pour la création d'un suffrage en catalogne...pour l'indépendance de la catalogne.
De ce fait les institutions ont été bafoué par puigdemont, et non par le premier ministre Rajoy....c'est qui qui qui bafoue la démocratie?
....ceci n'est que mon point de vue....
Réponse de le 30/10/2017 à 4:50 :
Faire un Etat avec à peine la moitié de la population, c'est dangereux et irresponsable. Dans ces conditions, vous risquez de vous taper dessus. Vous aurez gagné quoi...Une société où tout le monde se déteste.

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