Législatives : les macronistes et les sauréliens manquent la photo de famille

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Cinq des sept candidats LRM investis dans l'Hérault, à ce jour : P. Vignal, I. Voyer, C. Dubost, JF. Eliaoui, et P. Huppé
Cinq des sept candidats LRM investis dans l'Hérault, à ce jour : P. Vignal, I. Voyer, C. Dubost, JF. Eliaoui, et P. Huppé (Crédits : Anthony Rey)
Au lendemain de leur investiture, le 12 mai, les cinq candidats de La République en marche dans l'Hérault se sont officiellement présentés face aux médias. Les deux candidates issues de la majorité municipale, emmenée par le maire (DVG) Philippe Saurel, ont raté ce rendez-vous pour la 2e fois en deux jours.

Après une première conférence de presse convoquée puis annulée au dernier moment, la veille, les candidates investies par La République en marche (LRM) et issues de la majorité municipale de Montpellier, Stéphanie Jannin et Patricia Miralles, ainsi que le maire (DVG) Philippe Saurel lui-même, n'ont pas honoré non plus le rendez-vous donné aux médias par les autres candidats macronistes, le 12 mai, pour cause de "réunions". Assez peu émus par ce motif officiel, ces derniers, sous l'impulsion donnée par la référente LRM pour l'Hérault, Coralie Dubost, se sont présentés alors qu'ils s'apprêtent à se lancer dans la bataille des législatives sans expérience politique, pour la plupart d'entre eux.

Trois novices en politiques

Se présentant comme un "marcheur" de la première heure, Jean-François Eliaoui, médecin hospitalier, est candidat sur la 4e circonscription de l'Hérault, qu'il présente comme rurale. "Dans le programme présidentiel d'En Marche, la ruralité est un point important car c'est une zone de richesses mais aussi de frustrations, en raison de l'éloignement des grands centres urbains", insiste-t-il. Il aura face à lui Frédéric Roig (PS), Laurence Cristol (LR), un candidat dissident de droite, et des candidats La France Insoumise, PCF et FN.

Géologue, consultante en développement durable pour de grands groupes ("mais sans jamais avoir signé de contrat localement"), Isabelle Voyer s'alignera sur la 6e, face à l'épouse du maire de Béziers, Emmanuelle Ménard, et "d'autres candidats un peu plus connus que moi", rajoute-t-elle. "Je veux apporter mes compétences aux Biterrois."

Novice en politique elle aussi, la juriste Coralie Dubost annonce d'abord qu'elle cédera sous peu la représentation de LRM dans l'Hérault à un nouveau référent adjoint, afin de se consacrer à la campagne des législatives (dans la 3e). Sans s'exprimer sur ses adversaires, elle ne fixe pas d'objectif chiffré dans le département, hormis la volonté de remporter les neuf circonscriptions, "pour donner une majorité au Président, en dupliquant la méthodologie d'En Marche localement, afin de décliner son programme en le co-construisant avec les habitants".

"Jean-François Eliaoui et Isabelle Voyer sont deux « marcheurs » (trois en la comptant, NDLR) auxquels s'ajoutent deux élus, souligne Coralie Dubost. Ceci démontre la diversité des profils promise par En Marche."

Deux circonscriptions à négocier

Le premier des deux élus plus chevronnés est Philippe Huppé, maire d'Adissan et candidat dans la 5e. Président du Parti Radical dans l'Hérault, il annonce qu'il s'est mis en retrait de sa formation, et se prépare à affronter "une douzaine d'adversaires", dont Catherine Rouille-Pasquali (LR) et Marie Passieu (PS), dont le suppléant sera le président du Département, Kléber Mesquida.

Le deuxième est Patrick Vignal, député (PS) sortant (sur la 9e), qui indique qu'il a été exclu du PS pour avoir parrainé Emmanuel Macron. Il affrontera Joëlle Jenin-Vignaud (LR), Guillaume Vouzelaud (FN), et un candidat EELV soutenu par le PS, "qui ne présente donc pas de candidat face à moi et je l'en remercie, note Patrick Vignal. Mais LRM apporte une fraicheur là où les autres partis sont déboussolés, et il nous faut aller encore plus loin".

De leur côté, l'adjointe au maire de Montpellier et vice-présidente de la Métropole, Stéphanie Jannin, et la conseillère municipale Patricia Miralles, s'aligneront respectivement dans la 2e et la 1e. Restent donc deux circonscriptions à attribuer, qui entreront "probablement", selon Coralie Dubost, dans le cadre des négociations toujours en cours entre LRM et le Modem sur le plan national.

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