Législatives : la République en Marche déroule, le PS s’écroule

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Au 1er tour des élections législatives, le 11 juin, La République en Marche a déferlé aussi dans l’ex-Languedoc-Roussillon où elle obtient des scores oscillant entre 40 et 21 %. Face à elle, le FN résiste et parvient le plus souvent à se qualifier au 2nd tour, tandis qu’à quelques exceptions près, Les Républicains, La France Insoumise et surtout le Parti Socialiste terminent loin derrière.

La dynamique enclenchée par Emmanuel Macron, élu Président de la République en mai, se confirme nettement, un mois plus tard, pour les élections législatives. Alors que la République en Marche (REM) obtient 32 % sur le plan national, devançant largement Les Républicains (21,2 %), le Front National (13,9 %), La France Insoumise (14,2 %) et le Parti Socialiste (13,3 %), la tendance se vérifie largement en Occitanie.

Le mouvement présidentiel obtient en effet des scores oscillant entre 40 et 21 % des voix dans l'ex-Languedoc-Roussillon, et fait mieux que LR (sauf en Lozère) ou FI. Au second tour, REM affrontera le plus souvent le FN, qui reste solide sur ses positions dans ce territoire, voire en tête dans ses bastions. Le PS, grand triomphateur des législatives de 2012 avec 17 députés élus sur 23 possibles, voit de nombreux sortants s'effondrer, comme au national.

Le calvaire des députés sortants

Dans le Gard (2e circonscription), le très médiatique duel entre Marie Sara (REM) et Gilbert Collard (FN) s'avère extrêmement serré, avec moins de 50 voix d'écart entre ces deux candidats : l'avocat et député sortant obtient 32,2 %, devançant d'un cheveu l'ex-torera (32,1 %).

Dans la 1e circonscription, Françoise Dumas, députée PS sortante et investie REM, obtient 28,4 %, et ne finit qu'à quelques voix devant le candidat FN, et directeur de cabinet du maire FN de Beaucaire, Yoann Gillet, qui s'adjuge 28 %. De son côté, le sortant Fabrice Verdier (PS), dans la 4e circonscription, est éliminé (16,5 %), au profit d'Annie Chapelier (REM, 24,4 %) et Brigitte Roullaud (FN, 21,4 %).

Dans l'Hérault, les deux candidates soutenues par le maire de Montpellier, Philippe Saurel, et investies par REM, enregistrent de bons scores. Malgré ses déboires avec la justice, l'adjointe Stéphanie Jannin s'impose dans la 2e circonscription : avec 28,5 %, elle devance Muriel Ressiguier (FI, 22,8 %) et écarte sèchement la députée sortante Anne-Yvonne Le Dain (privée cette fois de l'investiture PS), à 5,1 %. Pour sa part, Patricia Mirallès fait encore mieux et obtient 34,1 %, et termine en tête dans la 1e circonscription, où elle affrontera la présidente du groupe FN à la Région, France Jamet (16,8 %).

Du côté des jeunes pousses de REM, la référente du mouvement dans l'Hérault, Coralie Dubost, fait un score de quelque 37 % sur la 3e circonscription, et devance largement Stéphane Vidal (FI, 14,6 %), alors que Fanny Dombre-Coste, la députée sortante (PS), sombre avec 11,5 %. En revanche, à Béziers (6e circonscription), la géologue Isabelle Voyer (REM), avec 24,7 %, termine plus de dix points derrière l'épouse du maire (app. FN), Emmanuelle Ménard, qui obtient 35,4 %.

Rallié à REM, Patrick Vignal est l'un des députés (ex-PS) qui s'en sortent le mieux, sur la 9e circonscription, où il s'adjuge 39,8 %, face à Guillaume Vouzellaud (FN), à 20,5 %.

L'Aude bascule aussi

Terre ancrée solidement à gauche par tradition, le département de l'Aude enregistre aussi une forte poussée de REM. Démissionnaire du PS, Jean-Claude Perez se représentait sur la 1e circonscription, mais s'écroule à son tour (5,1 %), tandis que Danièle Hérin (REM), ex-présidente de l'Université de Montpellier 2 et désormais conseillère municipale de Carcassonne, obtient 27,4 %, face au candidat FN, Christophe Barthès, à 22,8 %.

De son côté, la députée PS sortante de la 2e circonscription, Marie-Hélène Fabre, est éliminée avec 13,5 %, tandis que Alain Péréa (REM) avec 27,3 % et Jean-François Daraud (FN) avec 19,8 %, passent ce tour.

Dans les Pyrénées-Orientales, les candidats Front National terminent au minimum à la 2e place. Dans la 3e circonscription, l'ex-secrétaire d'Etat Ségolène Neuville est éliminée (15,7 %), face à la candidate REM, Laurence Gayte (22,7 %), qui affrontera la candidate FN Sandrine Dogor (19,3 %). Dans la 2e circonscription, profitant des bons scores du FN lors des dernières élections, Louis Aliot, vice-président du parti, obtient 30,8 %, devançant d'une courte tête la candidate REM Christine Espert (29,1 %) alors que le député sortant, Fernand Siré (LR), est éliminé avec 13,3 %.

Enfin, en Lozère, Pierre Morel-à-L'Huissier, député LR sortant et en poste depuis 2002, arrive largement en tête (30,9 %), et affrontera Francis Palombi (21,6 %), pour REM, au 2nd tour.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2017 à 13:08 :
LREM: quasiment que des fonctionnaires comme candidats. Il y a quand même une injustice criante dans cette sur-représentativité ? Ces gens vivant des impôts des autres, ne créant en général pas de richesse économique, comment peuvent ils prendre les bonnes décisions ?
Réponse de le 12/06/2017 à 15:24 :
La République en Marche présente en moyenne 60% de candidats issus du secteur privé ( Les cadres du privé sont les mieux pourvus et pèsent pour plus de 20% des candidats investis. Les chefs d'entreprises sont aussi en bonne position constituant près de 17% des candidats ,par contre , REM n'a désigné que… 0,2% d'ouvriers et 0,9% d'employés. Guère mieux du côté des agriculteurs qui ne représentent que 2,3% des candidats
En 2012 , les fonctionnaires représentaient 55% des candidats élus. Un choix qui se ressent dans la formation des candidats: alors qu'on ne compte que 8 anciens élèves de l'ENA, 2 anciens élèves de l'Ecole normale supérieure, et 2 anciens polytechniciens, les anciens étudiants d'écoles de commerce devraient faire leur entrée en force à l'Assemblée nationale. Ils sont 54 candidats au total à avoir suivi une formation commerciale. 26 anciens de Sciences Po Paris et 14 anciens d'un Institut d'études politique de Province ont également été désignés, la plupart ayant à la suite de leurs études suivi un parcours privé.
a écrit le 12/06/2017 à 11:19 :
Il est très vexant de lire que la région Occitanie se résume à l'ex-Languedoc-Roussillon (5 départements), alors que cette dernière a été fusionnée avec l'ex-Midi-Pyrénées (8 départements) lors de la récente réforme. Pour mémoire, son chef-lieu est Toulouse avec un bassin de chalandise de plus d'1 million d'habitants.
Faudrait mettre les logiciels à jour à La Tribune !
Réponse de le 12/06/2017 à 11:45 :
Bonjour,
Notre magazine, créé il y a 18 ans, ne méconnaît pas le poids économique de l'ex-Midi-Pyrénées, et en parle régulièrement, mais reste d'abord concentré sur son périmètre historique qu'est l'ex-Languedoc-Roussillon. La couverture quotidienne de l'actualité économique côté Toulouse est assurée par nos confrères de La Tribune Toulouse.

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