Le Préfet Pouëssel se pose en médiateur entre Saurel et Mesquida

 |   |  513  mots
(Crédits : Édouard Hannoteaux)
Face à la presse, le Préfet de l'Hérault a constaté, le 1er juin, le blocage entre le Département de l'Hérault et la Métropole montpelliéraine dans le transfert de compétences du 1e vers la 2e, devant intervenir d'ici début 2017. Tout en rappelant que l'État pourrait l'imposer en bloc, faute d'accord, Pierre Pouëssel fait une offre de service.

Cinq mois après sa prise de fonctions en tant que Préfet de l'Hérault, Pierre Pouëssel a fait, le 1er juin face à la presse, un tour d'horizon des dossiers chauds du moment, au premier rang desquels le transfert de compétences du Département de l'Hérault vers Montpellier Méditerranée Métropole (M3M), qui doit intervenir d'ici le 1er janvier 2017 au terme de la loi NOTRe (nouvelle organisation du territoire de la République).

Malgré le vote par les élus de M3M, le 26 mai, d'une délibération approuvant le transfert de huit compétences, soit le maximum théorique prévu par la loi, Kléber Mesquida, président du Département, et Philippe Saurel, président de la Métropole, se déchirent toujours à ce sujet, après deux rencontres infructueuses. Le premier, opposé à ce volet de la loi NOTRe, refuse notamment de céder sa compétence sur la culture... alors que le second en a fait un axe majeur de sa politique métropolitaine.

Le Préfet en médiateur ?

Pierre Pouëssel a d'abord rappelé le calendrier : si les élus n'ont pas trouvé de terrain d'entente au 1er janvier, le Préfet leur adressera un courrier leur laissant encore quatre mois pour le faire. Faute d'accord, l'État imposera d'office, dès le mois de mai 2017, le transfert des huit compétences vers M3M, à l'exception de la gestion des collèges.

"Le Département et la Métropole semblaient s'acheminer vers un accord sur les trois compétences les plus souvent transférées (l'aide à la jeunesse, la solidarité logement et l'action sociale), avec la gestion de la voirie en plus, souligne le Préfet de l'Hérault. C'est la question de la culture, et notamment la gestion du Domaine d'O à Montpellier, qui a provoqué ce blocage. Dans cette affaire, l'État se tient dans une posture d'observateur attentif."

Le CPER enfin en bonne voie

Rappelant à nouveau que le Préfet ne peut intervenir avant la date butoir du 1er janvier, Pierre Pouëssel a insisté sur la mission de médiation que ses services et lui peuvent jouer - et jouent déjà, entre les deux institutions.

"Laurent Roturier, le directeur régional des Affaires culturelles (DRAC) de la région LRMP, s'active pour parler aux uns et aux autres, afin de trouver notamment une formule d'établissement public satisfaisante pour les deux institutions, sur la question du Domaine d'O, poursuit-il. Le secrétaire général de la Préfecture, Olivier Jacob, est aussi en contact permanent avec ses homologues. À ce jour, nos efforts n'ont pas porté leurs fruits."

Le Préfet de l'Hérault trouve au moins un motif de satisfaction dans la gestion des rapports souvent conflictuels entre collectivités de l'ex Languedoc-Roussillon ("C'est un talent régional, et même français", sourit-il) : le volet métropolitain du Contrat de Plan État-Région, pour la période 2015-2020, sera signé à Montpellier Vendredi 3 juin, en présence de Pascal Mailhos, Préfet de Région LRMP.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :