Toujours plus de chercheurs et d'étudiants étrangers dans l'Académie de Montpellier

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G. Halbout (Comue LR), B. Gille (rectrice) et P. Pouëssel (préfet de l'Hérault), signe une nouvelle convention pour l'accueil au SAI
G. Halbout (Comue LR), B. Gille (rectrice) et P. Pouëssel (préfet de l'Hérault), signe une nouvelle convention pour l'accueil au SAI (Crédits : Comue LR)
Le service d'accueil des étudiants et chercheurs étrangers a été officiellement transféré, le 11 juillet, dans les locaux de l'École de chimie de Montpellier. L'attractivité du site montpelliérain, gérée en lien avec la préfecture, se traduit par 7000 titres de séjours accordés en 2017, soit 1000 de plus en un an.

Jusqu'alors hébergé à l'Université de Montpellier, le service d'accueil international (SAI) des étudiants et chercheurs étrangers a inauguré ses nouveaux locaux dans l'École nationale supérieure de chimie de Montpellier, le 11 juillet. L'opération, portée par la Comue LR (communauté d'universités et établissements "Languedoc-Roussillon Universités") dans le cadre du Plan Campus, a bénéficié d'un financement de 300 000 € de fonds publics, complété par les fonds propres de la Comue LR.

"C'est un nouveau départ pour le SAI, mais depuis dix ans, nous travaillons avec l'ensemble des universités et des écoles pour offrir aux étudiants et aux chercheurs étrangers un service d'accueil digne d'une grande ville universitaire tournée vers l'international", indique Gilles Halbout, président de la Comue LR.

"Les meilleurs ambassadeurs"

Alors que la France accueille 300 000 étudiants et chercheurs étrangers (chiffre stable en 2017), soit 12 % du total présent (et 41 % du total des doctorants), l'Académie de Montpellier en compte 20 000, issus de 85 pays, ce qui la situerait dans le top 3 national hors Île-de-France, selon la rectrice Béatrice Gille. La ville de Montpellier elle-même en accueille 10 000, sur ses 70 000 étudiants recensés.

"Toutes les personnes qui savent transmettre restent des référents, où que les étudiants se trouvent ensuite, en France ou dans le monde. Ce sont alors nos meilleurs ambassadeurs", souligne Chantal Marion, vice-présidente de la Métropole de Montpellier.

Trois fonctionnaires à demeure

Ce travail d'accueil est étroitement géré avec la préfecture de l'Hérault, notamment pour l'octroi des titres de séjour. En 2009, une première convention avait été signée avec le pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de l'époque, suivie en 2011 d'un autre accord permettant à des fonctionnaires d'être physiquement présents au SAI pour l'instruction des dossiers.

À l'occasion de cette inauguration, une nouvelle convention a été signée entre la préfecture et la Comue LR, autorisant l'installation définitive de trois fonctionnaires dans ces locaux. Ils seront rejoints par trois vacataires de plus au second semestre.

L'accueil des étudiants et chercheurs étrangers sur l'Académie de Montpellier s'est traduit, en 2017, par 7 000 titres de séjour validés, soit 1 000 de plus en un an. Si les services de la préfecture n'ont pas programmé un volume de titres à la hausse sur l'année à venir ("tout dépend du nombre de dossiers effectivement déposés"), ils indiquent être en capacité de suivre l'évolution naturelle de cette courbe.

"Cette nouvelle organisation nous permet d'aller vite : en moins d'un mois, nous pouvons instruire un dossier et délivrer une carte de séjour pluri-annuelle à un étudiant étranger, ou un visa "Passeport Talent" à un chercheur étranger et sa famille", détaille Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault.

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