Laurent Villaret élu président de la FPI Occitanie Méditerranée

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Laurent Villaret, directeur délégué chez Hélénis, et nouveau président de la FPI Occitanie Méditerranée.
Laurent Villaret, directeur délégué chez Hélénis, et nouveau président de la FPI Occitanie Méditerranée. (Crédits : FPI)
La Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée a élu son nouveau président le 22 juin. Il s’agit de Laurent Villaret, directeur délégué chez Hélénis, qui affiche la volonté d’un travail collaboratif et co-construit au sein de la fédération.

L'élection du nouveau président de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers) Occitanie Méditerranée avait lieu lors de l'assemblée générale du 22 juin 2018. Les 45 membres sont venus voter et c'est finalement Laurent Villaret, directeur délégué d'Hélénis à Montpellier, qui est sorti vainqueur du vote, élus par 39 voix.

Trois candidats s'étaient initialement lancés dans l'élection de celui qui allait succéder à Xavier Bringer, arrivé au bout des deux mandats autorisés : Laurent Villaret, Hervé Van Twembeke (gérant de California Promotion à Agde), et Jean-Christophe Rivière, directeur général d'Angelotti Immobilier à Montpellier. Ce dernier avait retiré sa candidature à la mi-juin pour se ranger aux côtés de Hervé Van Twembeke.

Plébiscite

Âgé de 35 ans, Laurent Villaret déclare être venu à la promotion immobilière par passion, après une formation initiale dans les biotech à Polytech. Avant Hélénis, où il travaille depuis quatre ans, ce Montpelliérain avait fait ses armes à son compte puis chez Marignan en qualité de directeur du développement.

Il est élu pour un mandat de trois ans. Et parle d'un vote en forme de plébiscite, fruit d'un travail en amont appliquant une méthode collaborative et des ateliers où le candidat et les membres de la fédération ont co-construit le projet, favorisant une adhésion générale.

« Tous les membres sont venus voter, ce qui nous donne une légitimité pour mettre notre projet en application. Nous allons rapidement nous mettre au travail. Le mois de juillet va être consacré à l'organisation du fonctionnement de la fédération,  pour nous mettre en action dès septembre... Les adhérents ont su s'unir. Ils ont compris que nous sommes dans une période de transition, avec des enjeux très forts, et que nous avons l'obligation de parler d'une seule voix. »

Changer les codes

Cette approche collaborative, le nouveau président entend bien la prolonger tout au long de son mandat pour faire bouger les lignes et permettre à la profession de prendre le virage de cette transition.

« Je vais changer les codes, affirme-t-il. Il ne s'agira pas d'une rupture mais d'une évolution aux modèles d'aujourd'hui. Je vais créer des délégations au sein de la fédération : une délégation "stratégie", des délégations "métiers", dont une dédiée au logement abordable et à la VEFA sociale, une délégation "territoire Occitanie Méditerranée" et une autre "prospective et législative" pour s'inscrire dans construction des documents d'urbanisme, sur la question des logements de demain et des marchés émergeants. Car il faut préparer l'avenir et réfléchir à un autre modèle pour les promoteurs que le dispositif Pinel d'investissement locatif. »

Co-construction et prospective

Laurent Villaret présente son programme en trois points. Tout d'abord la défense des intérêts et équilibres des entreprises de promotion immobilière notamment sur le foncier et le montage des opérations.

Sur le volet prospective, Laurent Villaret ambitionne de « faire en sorte que la fédération soit écoutée pour la qualité de ses experts métiers sur le commerce, les locaux d'activités, les logements et les bureaux. Nous voulons travailler avec la Métropole et le reste du territoire pour co-construire les grands documents d'urbanisme encore plus qu'avant car nous sommes dans une période de mutation ».

Travaillant à Hélénis, filiale du groupe GGL qui vient de donner son nom au stade de rugby montpelliérain, se sentira-t-il libre de sa parole en face de Philippe Saurel ?

« Je ne suis pas le candidat de GGL mais d'Hélénis, répond-il. Et le naming du stade n'a rien à voir avec l'immobilier, c'est une opportunité pour le groupe GGL de se développer en dehors de la Métropole... J'aurai donc une totale liberté de parole vis à vis de Philippe Saurel. »

Le 3e volet portera sur le développement des territoires autour de la métropole montpelliéraine, qui concentre aujourd'hui la majorité de l'activité de promotion immobilière.

« Ces territoires autour sont des marchés de demain pour nous, de Sète à Nîmes en passant par Lunel. Nous allons créer une délégation pour travailler sur le développement des nouveaux marchés en dehors de la métropole. »

Task force anti-recours

Le président sortant, Xavier Bringer, avait effectué deux mandats à la tête de la fédération régionale ex-Languedoc-Roussillon.

« Nous avons fait une campagne autour de la réunion de valeurs et de la réflexion d'idées, déclare-t-il en passant le relais. Laurent a recréé une équipe et ça a été payant. Il apporte du sang neuf, ça va être dynamique. »

Au bilan de son action, il inscrit notamment la création, en mai 2017, de l'Académie du bâtiment et de la cité de demain (ABCD), réunissant l'ensemble des principales fédérations de l'acte de bâtir (FFB, UNAM, AMO, FNAIM, FPI) dans l'objectif de renforcer les conditions d'un dialogue constructif sur les sujets structurant l'aménagement et le développement du territoire.

En novembre 2017, le président de la FPI Occitanie Méditerranée avait fait le buzz en présentant une initiative encore inédite en France : la création d'une « task force » afin de lutter contre certaines pratiques abusives de recours sur les permis de construire qui viennent ralentir d'autant plus la production de logements. Xavier Bringer déclarait vouloir « déjouer des actions judiciaires issues d'organisations globales constituées spécifiquement pour contrecarrer des projets immobiliers sur des fondements illégaux ».

Moderniser l'image de la profession

Le nouveau président annonce qu'il y a « pas mal de demandes d'adhésions en attente » à la FPI, qui vont rapidement être étudiées. Autre point de réflexion ouvert : celle sur la localisation du siège, pour le moment au Millénaire.

Concernant le rapprochement entre la FPI Occitanie Méditerranée et la FPI Toulouse, Laurent Villaret déclare que les deux continueront d'exister : « Une réforme est en cours au niveau national et va être travaillée lors du congrès national qui commence lundi à Biarritz. Il n'y aura pas de fusion des deux fédérations régionales mais il y aura des synergies ».

Répétant à plusieurs reprises que les promoteurs « sont fiers de ce qu'ils font », il évoque néanmoins sa volonté de « moderniser l'image de notre métier » : « Nous sommes les seuls en contact avec les clients et c'est une expertise que nous ne valorisons pas assez à l'extérieur ».

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Commentaires
a écrit le 04/12/2018 à 12:58 :
Je vous ai déjà écrit, comment ne pas réagir à vos propos scandaleux. Les règles de PLU sont écrites ni par moi ni par vous pour être suivies, ne vous en déplaise, Si les archis "pondaient" des projets respectueux des PLU et dons inattaquables ils ne seraient pas attaqués. Au lieu de cela on cherche à gagner le plus de m² de SHON sans état d'âme. Projet minimalistes. Si un lieu de par sa configuration et son exiguïté ne permet pas d'ensemble collectif, il ne faut pas insister ,les accès intouchables ne vont pas s'élargir comme par enchantement. (voir rue et impasse courte oreille à Montpellier) Après un premier projet abandonné par Créatimmo qui a eu la Sagesse, voilà que Edouard DENIS,poulain de Nexity tente sa chance , Edouard le bétonnard ne dois pas être surpris de rencontrer deux recours minimum. Les prospects à la Pompignane sont passés de 4 à 3 mètres pourquoi pas 2 puis 1 puis 0 il n'y a qu'à coller les immeubles entre eux. De plus 20 appart F2 et F3 auront tous deux voitures pour un parking réglementaire à minima de 20 voitures??? Où vont aller les 20 voitures en plus ? Nulle part à 500 mètres à la ronde! De plus on rase 400m² pour en imperméabiliser plus de 1000, prévoyez des bottes pour le rez de chaussée...
Montpellier est de plus en plus défigurée, "l'étron blanc" en plein giratoire pollué et bruyant à 7000€ le m²...Qui va habiter dans cette folie et combien cela vaudra dans 10 ans? De plus Combien d'habitants Montpellier pourra t-il accueillir à terme??? 1 million ou plus ? Laissez moi rire...
a écrit le 03/12/2018 à 18:32 :
Au risque de vous contredire, je pense que les recours contre les projets immobiliers sont trop peu nombreux. Il faut cesser le bétonnage anarchique. La Mairie accorde les PC sans se soucier des détails non conformes au PLU. (recherche de taxe foncières oblige). La Mairie joue sur le fait que peu de particuliers feront des recours (6000€ environ) , en misant sur l'appauvrissement des Français, le 17 du mois les comptes sont à zéro, et comme pour éviter le recours abusif il faut obligatoirement être mitoyen au projet, le immeubles défigurant tout Montpellier poussent comme des champignons. Je pense que si les recours étaient gratuits pour le mitoyens 80% des immeubles actuels récents n'auraient pas vu le jour, 80% des immeubles sont illégaux et souvent dangereux. Entasser les gens ne leur apportera pas le bonheur. Créer du foncier? La demande est supérieure à l'offre ? Commençons par faire occuper tous les logements vacants en sortant des lois rassurant et protégeant les propriétaires, de plus le vitrines des agences immobilières sont tapissées d'hectares d'appartements à vendre qui ne trouvent pas preneur à cause des prix du m² énormes et en désaccord avec le pouvoir d'achat qui ne cesse de chuter. Tous les plans du gouvernement pour faire baisser les impôts des plus riches en achetant des appart. sur plan ne servent qu'a creuser encore les écarts entre les plus riches et les plus pauvres. Nous avons des propriétaire qui multiplient les acquisitions sans limite et des locataires exsangues qui doivent payer des loyers entre 700 et 1200€... On voit dans toute la France des familles mourir dans des construction neuves accordées avec la plus grande légèreté par les Maires, avec la complaisance des préfectures(PPRI) et des SDIS.Pourtant à chaque catastrophe prévisible il y a des morts mais jamais de responsable ni de coupable ni de condamnation. J'espère Messieurs les bétonneurs que vous parvenez à dormir paisiblement...A bon entendeur salut.

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