Fabrice Lorente (UPVD) : "Je laisse un établissement sain et solide"

 |   |  554  mots
Fabrice Lorente était en poste depuis 2012
Fabrice Lorente était en poste depuis 2012 (Crédits : Mariama Diallo)
À quelques jours de son départ anticipé de la tête de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), Fabrice Lorente a exposé son bilan devant les journalistes, le 28 mai. Il met en exergue la santé financière de l’établissement qu’il préside depuis 2012.

Sur le départ de la tête de l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), Fabrice Lorente a réuni la presse pour exposer le bilan de son mandat de président depuis sa prise de fonctions en 2012.

« J'ai décidé, le 6 mai dernier, d'annoncer mon départ anticipé de la présidence de l'UPVD, pour plusieurs raisons, la première étant l'opportunité de rejoindre l'Inspection générale de l'Administration, de l'Education nationale et de la Recherche. De plus, après douze années passées à la tête de l'université, cinq ans en tant que vice-président et sept ans comme président, j'ai estimé que c'était le moment, notamment pour permettre une certaine cohérence dans la mise en place des axes stratégiques pour les cinq prochaines années. Pour moi, alors que l'établissement est à un carrefour important de préparation du futur contrat quinquennal avec l'État et de l'évaluation par le Haut-Commissariat à l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il est important que l'équipe qui va préparer le futur contrat politique et stratégique soit l'équipe à venir et pas l'équipe sortante », déclare Fabrice Lorente, qui quittera ses fonctions à compter du 1er juin prochain.

En plus de la présidence de l'université catalane, celui qui fut à 35 ans le plus jeune président d'Université de France, quitte aussi la présidence de la Fondation de l'UPVD.

"Un établissement sain"

Fabrice Lorente se targue de laisser derrière lui une université financièrement « saine et solide avec des perspectives claires ».

« On rend les clefs de l'établissement avec un fonds de roulement avoisinant les 19 millions d'euros, contre environ 6 M€ en 2012. De plus, entre 2012 et 2019, l'établissement a compté annuellement 11,3 M€ de recettes supplémentaires, soit 74,5 M€ par an contre 63 M€ en 2012 (issues de l'Etat, des collectivités territoriales, de l'Europe et des entreprises). Tout ce qui rentre est réinvesti au bénéfice des étudiants et des personnels. Sur la période 2012-2021, 50 M€ ont été investis sur le patrimoine de l'établissement. C'est autant d'investissements que sur le reste de l'existence de l'UPVD », détaille Fabrice Lorente.

Des projets phares

Durant son mandat, Fabrice Lorente et son équipe ont mené différents projets de développement pour l'université. Parmi les plus importants : le retour de l'université en centre-ville avec la création du « Campus Mailly » (dont la seconde phase devrait s'achever en 2020), la création de Sup'ENR (première école d'ingénieurs en France entièrement dédiée aux énergies renouvelables), le lancement de l'incubateur d'entreprises innovantes UPVD In Cube, le programme MIRO, la Fondation UPVD, ou encore l'internationalisation des relations, notamment avec la catalogne du Sud (LLL-Transversalis, Univers...).

Un nouveau président devrait être élu le 28 juin par le conseil d'administration de l'établissement pour une durée de neuf mois (en juillet pour le président de la fondation nommé par le conseil de gestion). De nouvelles élections devraient avoir lieu en mars 2020. Le prochain président, forcément issu de l'université, pourrait être un membre de l'équipe sortante.

Fabrice Lorente, sans citer de nom, estime que dans un souci de continuité, « il faudrait une personne déjà impliquée, qui a travaillé sur les projets menés et ceux à venir, qui connait le fonctionnement de l'université ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/05/2019 à 10:10 :
Monsieur Llorente est un adepte de la méthode Coué. Faut-il lui rappeler ses échecs avec la mise sur la touche de professeurs réputés et brillants (Messieurs Février et Gouin), son opa financière sur un établissement efficace et pourvoyeur d'emploi (annexe de Narbonne), sa diversification tous azimuts sans réel retour d'investissement (Espagne, Baléares) et cerise sur le gâteau, la mise en cause de l'un de ses professeurs dans une affaire délicate. Monsieur Llorente est à l'image de l'environnement actuel: de la comm., de la comm. et encore de la comm. C'est une véritable fabrique à mousse. Monsieur Llorente devrait savoir que si l'on peut tromper mille personne une fois, on ne peut pas tromper une personne mille fois.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :