Taxe de séjour : Carole Delga rassure l'hôtellerie de plein-air

 |   |  434  mots
Carole Delga a répondu aux professionnels de l'hôtellerie de plein-air à Montpellier
Carole Delga a répondu aux professionnels de l'hôtellerie de plein-air à Montpellier (Crédits : DR)
Lors du 40e congrès de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air, qui se tenait à Montpellier du 4 au 6 novembre 2014 , Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, a répondu aux interrogations des professionnels du secteur sur la taxe de séjour.

Le 5 novembre 2014, en visite lors du 40e congrès de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air, Carole Delga a répondu à certaines interrogations des professionnels de l'hôtellerie de plein air, notamment sur la taxe de séjour.

Parmi les gros dossiers qui ont nécessité des contacts réguliers avec les autorités publiques et les différents ministères, la principale source de conflit réside dans le sujet autour de la refonte de la taxe de séjour. Un amendement du mois de juillet portait la taxe de séjour à 8 €, contre 1,5 € à l'heure actuelle, soulevant la colère des chefs d'entreprise de l'hôtellerie de plein air. L'Assemblée nationale a décidé de repousser toute réforme en la matière à 2015. Une décision suivi par le gouvernement :

« Cela permettra de conduire dans des conditions apaisées une concertation avec les professionnels, qui ne sont pas opposés au principe d'une modernisation de ces taxes, et  d'en expertiser précisément l'impact en particulier du point de vue de l'attractivité du territoire français », avait argumenté le secrétaire d'Etat au budget, Christian Eckert, lors du vote de l'Assemblée.

Le 5 novembre, Carole Delga a assuré aux dirigeants de campings « qu'aucune taxe de séjour ne serait relevée ». Une garantie que la profession accueille avec bienveillance malgré une certaine méfiance.

« Le dossier est encore dans les bureaux du budget à l'Assemblée nationale, et donc, rien n'est vraiment encore joué... Même si, c'est vrai, nous avons un engagement fort », analyse Bernard Sauvaire, vice-président délégué de la FHPA LR.

Autre sujet abordé, la loi d'accessibilité des campings aux personnes handicapées, qui doit entrer en vigueur au début 2015. Sur ce point, les discussions restent ouvertes mais les professionnels comptent tenter de faire adopter des « mesures réalistes ».

« La loi ne précise pas quel quota d'emplacement pour personnes en situation de handicaps nous devons avoir dans nos campings, explique Bernard Sauvaire. Par ailleurs, certains hôtels de pleins-air situés en montagne, ne pourront jamais remplir la condition d'une pente de moins de 5%, imposée dans la loi sur l'accessibilité. »

Enfin, la Fédération fait état de ses revendications concernant les « online travel agency » (OTA) (qu'elle accuse notamment de mauvaises pratiques commerciales et avec lesquels elle s'est entendue sur une charte de transparence et un code de bonne conduite), et ses besoins de simplification quant aux normes et règles qui régissent la profession. Revendications sur lesquelles la secrétaire d'État, cette fois, ne s'est pas engagée.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :