Sète Agglopôle rachète un ancien site Lafarge

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L'ancien site de la cimenterie Lafarge, au bord de l'étang de Thau, bientôt reconvertie en site à vocation sport, loisirs et développement économique
L'ancien site de la cimenterie Lafarge, au bord de l'étang de Thau, bientôt reconvertie en site à vocation sport, loisirs et développement économique (Crédits : DR)
Depuis 2013, les élus et services de l’Agglomération travaillent à la reconversion du site de la cimenterie et de l’ancienne carrière, en bordure du bassin de Thau. La signature de son acquisition par Sète Agglopôle Méditerranée marque une nouvelle étape dans la réalisation d’un projet tourné vers le sport, les loisirs et le développement économique.

Le 3 avril, Sète Agglopôle Méditerranée, l'établissement public foncier régional Occitanie (EPF) et le groupe Lafarge ont signé l'acte de vente du site de l'ancienne cimenterie, située à Frontignan en bordure du bassin de Thau et fermée par l'industriel après cessation d'activité.

Cette vente, pour 5,5 M€, scelle l'acquisition du terrain au groupe industriel pour la collectivité, via l'EPF, avec pour objectif de faire de ce site de 77 ha un pôle d'activités sportives et de loisirs, avec notamment un Palais des sports, mais aussi d'y installer à terme une zone dédiée aux activités économiques en lien avec le sport.

Avec cette signature, le dossier de reconversion de ce site industriel, dans les cartons depuis 2013, franchit une étape importante.

Consensus

« Sur le mandat précédent comme l'actuel, ce projet a fait et fait plus que jamais consensus, commente François Commeinhes, président de Sète Agglopôle Méditerranée. Présentée dans le cadre du dernier bureau communautaire aux élus, cette procédure est une avancée essentielle pour la réalisation du palais des sports et du site dédié à l'économie du sport, projet que je continuerai à placer sous le signe de la concertation et du dialogue, pour un équipement d'intérêt général, à l'épicentre de notre agglomération, répondant aux attentes de nos administrés comme des élus ».

Magali Ferrier, vice-présidente en charge des sports à l'agglomération, souligne que « le projet fait l'unanimité des élus du territoire ».

« Cela fait quatre ans qu'on y travaille, notamment avec les services de l'État mais aussi bien sûr en concertation avec les élus des 14 communes de l'agglomération, au centre desquelles le site se trouve géographiquement », ajoute-t-elle.

Le projet prévoit la construction d'un palais des sports (un investissement estimé à environ 25 M€) et l'aménagement d'« une friche sportive » dans l'ancienne carrière pour des promenades et autres randonnées en pleine nature.

Autre volet du projet : la création d'un secteur de développement économique, « en lien avec économie sportive », précise Magali Ferrier. Cette zone d'activités pourrait ainsi accueillir une pépinière d'entreprises...

Déconstruction et dépollution

Des clauses restrictives actent la déconstruction de la partie sud (en cours) et la dépollution du site par le Groupe Lafarge.

Le calendrier théorique du projet prévoit un dépôt de la Déclaration d'utilité publique (DUP) en juin 2019, un dépôt du permis de construire du Palais des sports au 3e trimestre 2020 et une 1ère pierre à la mi-2021.

L'Agglomération a d'ores et déjà prévu de requalifier la RD2 en boulevard, d'aménager des arrêts de bus et de créer des cheminements doux. Et envisage de pouvoir acheminer les gens par navettes fluviales.

Quid de l'entreprise voisine, Scori, et de son usine de traitement de déchets industriels dangereux, classée Seveso ?

« Des pourparlers autour d'un possible transfert d'activité sur un autre territoire sont en cours, réponde Magali Ferrier. C'est un dossier qui se négocie avec le préfet notamment. »

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