Montpellier : la Ville et la Métropole ont dépensé 6,5 Mds € en un mandat

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Entouré de nombreux élus sortants, Max Lévita dresse le bilan d'un mandat à la Ville et à la Métropole de Montpellier
Entouré de nombreux élus sortants, Max Lévita dresse le bilan d'un mandat à la Ville et à la Métropole de Montpellier (Crédits : Anthony Rey)
Adjoint au maire de Montpellier, Max Lévita a présenté, le 15 janvier, le bilan du mandat effectué par Philippe Saurel (actuellement convalescent) à la Ville et à la Métropole. L'opération n'annoncerait pas tout de suite une nouvelle candidature du maire sortant aux municipales de mars.

Max Lévita, adjoint au maire et vice-président de la Métropole de Montpellier, a effectué, le 15 janvier, un bilan des 15 promesses de campagne faites par Philippe Saurel lors de son élection en mars 2014. Il assure que le contrat a été rempli à 100 %, dressant un inventaire minutieux de chaque proposition mais sans passer la parole à l'un des nombreux élus sortants qui l'entourent, massés dans la brasserie Le Dôme à Montpellier. Le principal intéressé était absent, toujours convalescent après son opération du genou.

Les 15 propositions au crible

Sur le volet des finances, Max Lévita souligne que la hausse de la fiscalité locale a été stoppée, avec 0 % d'augmentation des taux pendant six ans à la Ville et à la Métropole. Entre 2014 et 2019, la Ville a mobilisé 1,8 Md€ en fonctionnement et 700 M€ en investissement, tandis que la Métropole a dépensé 2,6 Mds € en fonctionnement et 1,4 Md€ en investissement, "soit 6,5 Mds € au global, ce qui est considérable", selon l'élu.

Sur le plan du développement, Max Lévita assure que l'économie locale a été renforcée, citant les dernières statistiques de l'Urssaf au 3e trimestre 2019 (1,6 % de croissance de l'emploi en un an), "ce qui place Montpellier au premier rang des Métropoles, avec notamment un taux grimpant à 2,2 % en un an pour la sphère productive". Selon l'adjoint au maire, le nombre total d'emplois créés s'élève à 25 000 nouveaux emplois sur la mandature.

En matière d'équipements, Max Lévita revendique le titre de "territoire connecté" pour Montpellier, expliquant que 98 % des logements et des parcs d'activité ont été raccordés à la fibre optique. Sur le transport, il juge que la politique du "tramway pour tous" est réussie, avec le tarif d'1 € le trajet pour 10 voyages, la baisse de 20 % des abonnements pour les jeunes, et le bouclage de la ligne 4 sur le tronçon Jeu de Paume/Albert 1er. "Pour le reste, les marchés pour l'extension de la ligne 1 (vers la gare TGV Montpellier Sud de France, ndlr) sont déjà lancés, tandis que la ligne 5 est prévue", nuance-t-il.

Au total, pour ce qui est des 15 thématiques ciblées en 2014 (régie de l'eau, sécurité, activités pour enfants, culture, environnement, etc.), Max Lévita estime que tous les engagements ont été tenus. Sur un sujet controversé tel que la propreté, il rappelle aussi les mesures prises (installation de composteurs, extension du centre de tri Demeter, etc.) et précise : "La ville est propre le matin ; tout dépend ensuite de la responsabilité des citoyens mais il est vrai que nous avons encore des progrès à faire".

Des opérations non prévues

En outre, l'adjoint au maire rajoute, au crédit de Philippe Saurel, de nombreuses opérations sur des sujets qui n'étaient pas évoqués en 2014. En matière de développement économique et d'artisanat, il cite la création du nouveau quartier Cité Créative autour des industries créatives et culturelles, la mise en place du conseil de l'industrie, ou encore la réfection des Halles Laissac. En matière de santé, il souligne la mise en place du dispositif "Montpellier, capital santé" avec "à la clef, la création d'un nouveau réseau d'acteurs et d'un nouveau levier d'action abondé à hauteur de 12 M€ (en cofinancement avec l'État, ndlr)".

Interrogé par La Tribune sur la dimension extra-métropolitaine de Montpellier, souvent évoquée par Philippe Saurel, et sur les résultats concrets des trois dispositifs mis en place ("Parlement des Territoires" associant 50 collectivités, convention partenariale avec les Agglos de Sète, de Nîmes et d'Alès, pôle métropolitain avec Toulouse), Max Lévita admet une période de flou.

"Le Parlement des Territoires, mis en place en 2014, fonctionne toujours, même sans administration dédiée. Il ne s'est pas réuni depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 en raison de la grosse séquence électorale qui a suivi. Avec Toulouse, nous avons mis en place des échanges culturels en matière de danse, opéra et musées (et un stand commun au salon de l'immobilier Mipim de Cannes, ndlr). Avec Sète, Nîmes et Alès, les contacts sont maintenus et des coopérations se développent, même s'il est vrai qu'elles ne sont pas de grande importance. Ce sont des dossiers difficiles à réaliser, d'autant plus que nous sommes dans un période où le gouvernement n'a pas une politique claire en direction des collectivités territoriales, et qu'on annonce un nouveau chapitre de la décentralisation."

Cette réunion s'est déroulée pile deux mois avant le premier tour des municipales de 2020, mais Max Lévita refuse de dire s'il s'agit d'un préambule à une nouvelle candidature de Philippe Saurel. Il confirme toutefois que ce dernier se prononcera début février, comme il l'annonçait avant son opération. À titre indicatif, ce récapitulatif du programme de 2014 va être tiré à 100 000 exemplaires (budget non communiqué) et distribué sous forme de prospectus aux Montpelliérains.

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