En Languedoc-Roussillon, l’emploi éolien reste prometteur

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Les perspectives emplois restent bonnes
Les perspectives emplois restent bonnes (Crédits : EOLE)
Avec 500 MW de puissance installée et 820 emplois, l’éolien du Languedoc-Roussillon se porte bien. Mais, selon France Énergie Éolienne, ce constat est encore loin des objectifs fixés par le schéma régional Climat-Air-Energie, qui entend poser 1 500 MW supplémentaires d’ici 2020.

En 2009, la région du Grand Sud (Paca, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) comptait 600 emplois relatifs à l'activité de l'éolien, selon France Energie Eolienne (FEE), un groupe de professionnels de l'éolien, qui vient de publier la première édition d'un Observatoire éolien.

En 2014, ce chiffre est monté à 1 490 emplois pour les trois régions. Pour le seul Languedoc-Roussillon, ce sont 820 emplois qui sont comptabilisés, respectivement répartis entre les études et au développement (240), fabrication de composants (20), l'ingénierie et la construction (140) et l'exploitation et la maintenance (420).

 « En région, ces emplois sont essentiellement portés sur les entreprises de maintenance et d'exploitation, explique Olivier Guiraud, délégué régional de FEE. Le Languedoc-Roussillon n'a pas de vocation industrielle, mais accueille 500 MW de puissance installée à faire fonctionner. »

Pour le futur, si les projections en termes d'emplois sont complexes à établir, il faut noter que le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), porté par la Région et voté en 2012, prévoit, d'ici à 2020, 2 000 MW de puissance installée en terme d'éolien.

« Nous sommes en retard sur ce point, regrette Olivier Guiraud. Notamment du fait de vicissitudes réglementaires, complexes à appréhender, et d'autant plus mouvantes que les projets éoliens sont des projets longs sur leur mise en place, et de long terme. »

Des projets qui sont également vecteurs d'emplois indirects : la FEE estime que sur le montant des investissements dans l'éolien (650 M€ pour les 500 MW de puissance installés en région), 20 à 23 % reviennent à des entreprises du BTP.

« Sur les 820 emplois directs, ce sont 2 000 emplois indirects créés en régions sur 12 secteurs d'activité différents », déclare la FEE, qui remarque également le développement de formations régionales sur l'éolien.

Et si l'éolien terrestre est dans tous les esprits, les possibilités de développement de l'éolien offshore reste aussi envisageable.

« Pour l'instant c'est encore beaucoup de R&D, du fait de la typologie des fonds marins méditerranéens qui appellent de l'éolien flottant », indique Olivier Guiraud, précisant qu'en Languedoc-Roussillon, cette technologie pourrait, dans les projections les plus optimistes, entraîner la création d'une filière industrielle.

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