Vol-V veut devenir leader français du biométhane en cinq ans

 |  | 531 mots
Lecture 3 min.
La société a dix projets d'unités de biométhane en cours
La société a dix projets d'unités de biométhane en cours (Crédits : Vol-V)
Après l’éolien et le solaire, le groupe montpelliérain Vol-V investit dans le biométhane avec l’ambition de devenir le 1er producteur de ce gaz. Pour ce faire, il a cédé, fin 2015, 50 % de sa filiale Homer Sol (centrales solaires en toiture) et annonce, le 19 janvier, les objectifs de cette opération.

Le groupe montpelliérain Vol-V (20 M€ de CA) annonce qu'il a cédé, le 21 décembre, 50 % de sa filiale Homer Sol (5 M€ de CA), située à Montpellier, à la société Cap Vert Énergie, un producteur marseillais indépendant d'énergie renouvelable.

"Cette opération vise à augmenter nos fonds propres pour financer d'autres projets, notamment dans le secteur du biométhane alors que la plus-value diminue dans le secteur du solaire en toiture", résume Cédric de Saint-Jouan, président et co-fondateurs du groupe Vol-V.

Dix projets en cours

Dans son portefeuille, le groupe Vol-V possède aujourd'hui dix projets de production de biométhane pour lesquels il a reçu une autorisation d'exploiter ICPE. Parmi ces projets, deux ont déjà bénéficié d'accords bancaires et seront mis en service dès cet automne : l'un en Bretagne (la centrale biogaz de Quimper), l'autre en Nord-Pas-de-Calais-Picardie (la centrale biogaz du Vermandois). La plupart de ces projets sont situés dans le nord-ouest de la France.

« Nous avons commencé ces deux chantiers au début du mois de janvier, indique Cédric de Saint-Jouan. Dans huit ou neuf mois, ces deux centrales d'injection de biométhane seront mises en service. Dans la foulée, les chantiers de quatre ou cinq autres projets seront lancés en 2016. »

Le nouvel "or vert"

À l'horizon 2020, l'entreprise ambitionne d'être « le premier producteur de biométhane en France » en détenant 40 Mwg d'injection de biométhane dans le réseau GRDF. Le groupe n'abandonne pas pour autant ses activités historiques puisque « dans cinq ans, notre objectif est de détenir 200 MW d'électricité renouvelable éolienne ou solaire », précise son président. Il annonce notamment le développement d'une soixantaine d'éoliennes en 2016.

Autrement appelé gaz vert, le biométhane devient la troisième voie de diversification de Vol-V. Mais elle n'a pas vocation à figurer en queue de peloton.

"Nous avons réussi à amorcer une grosse pompe, confie Cédric de Saint-Jouan. Dans le secteur du biométhane, le contexte est porteur et le sera de plus en plus. Fin 2014, la France comptabilisait quatre projets de centres d'injection. Fin 2015, elle en compte quinze. Nous sommes sur une dynamique équivalente à celle de l'éolien il y a dix ans."

La technologie du gaz vert a le vent en poupe. C'est une des réponses apportées à la problématique de gestion des déchets organiques des municipales comme des producteurs intensifs de volailles ou de porcs hors-sol ou encore des industries agro-alimentaires. Résultat : les pouvoirs publics y portent une attention de plus en plus forte.

"L'année dernière, deux évènements majeurs ont impactés le secteur du biométhane mais ils n'ont pas été médiatisés, déclare Cédric de Saint-Jouan. Le premier est la loi de transition énergétique qui a notamment annoncé que 10 % de la consommation de gaz en France serait issue de gaz vert. La seconde est la revalorisation des tarifs d'achat de l'électricité issue du biogaz."

Dans le même temps, le tarif d'achat de l'électricité solaire a diminué, notamment pour les structures sur toit. Dès lors, la stratégie de Vol-V était inscrite.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :