Le Suisse Axpo en négociations exclusives pour le rachat d’Urbasolar à Montpellier

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(Crédits : Urbasolar)
Un processus d’acquisition est en cours entre le groupe suisse Axpo et le spécialiste du solaire photovoltaïque Urbasolar, basé à Montpellier. L’énergéticien suisse ambitionne, par cette opération de renforcer ses positions dans le domaine des énergies renouvelables

Dans le cadre de sa stratégie de croissance ciblée, le groupe énergéticien suisse Axpo a entamé des négociations d'achat exclusif avec les propriétaires le Montpelliérain Urbasolar, développeur et producteur de projets photovoltaïques.

Selon le communiqué du groupe suisse, les dirigeants d'Urbasolar « ont opté pour Axpo dans le cadre d'un vaste processus de sélection parmi un groupe de soumissionnaires de haut rang ».

« Avec cette acquisition, Axpo entend renforcer davantage sa position de leader dans le domaine des énergies renouvelables », annonce le groupe Axpo.

Le comité d'établissement d'Urbasolar vient d'en être informé et le processus de consultation est lancé au sein de l'entreprise montpelliéraine, mais les deux parties ont convenu de ne divulguer aucun détail sur l'acquisition envisagée.

Le groupe Axpo (4 200 salariés) est un acteur reconnu du marché de l'électricité : il produit, traite et commercialise de l'énergie dans plus de 30 pays d'Europe. Il gère un portefeuille de 14 GW, dont 581 MW en France.

850 MW en projets

Le groupe Urbasolar (140 salariés), présidé par Arnaud Mine et spécialiste français indépendant du photovoltaïque, annonce un chiffre d'affaires 2017-2018 de 108 M€. Acteur intégré, il exploite à ce jour un parc de 350 MW constitué de 500 centrales photovoltaïques, qu'il détient majoritairement, développées et construites par ses équipes. Il annonce par ailleurs posséder « un portefeuille de projets futurs de plus de 850 MW en France et à l'international, tous à un stade avancé de développement et pour beaucoup totalement finalisés ».

Le 23 avril, il annonçait avoir racheté au groupe Orano (valorisation des matières nucléaires) une partie de son ancien site industriel de Miramas, dont le démantèlement des ateliers et équipements industriels avait été entamé au milieu des années 2000. La transaction porte sur la moitié ouest du site, soit 15,5 ha de terrain, destinée à accueillir d'ici 2020 une centrale solaire photovoltaïque d'une puissance maximale de près de 13 MW.

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