La Cleantech Vallée promeut une certaine idée de l’économie circulaire

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Lors du club de l'éco-La Tribune à la Cleantech Vallée le 17 décembre 2019, Virginie Monier-Mangue, déléguée territoriale Occitanie pour EDF, présente certaines solutions d'économie circulaire autour des énergies.
Lors du club de l'éco-La Tribune à la Cleantech Vallée le 17 décembre 2019, Virginie Monier-Mangue, déléguée territoriale Occitanie pour EDF, présente certaines solutions d'économie circulaire autour des énergies. (Crédits : Stéphanie Marines)
Lors d’un Club de l’Eco-La Tribune dans les locaux du Cleantech Booster d’Aramon (Gard), différents aspects de la revalorisation ont été abordés de façon transversale. Des solutions sont déjà amorcées, comme l’usage des batteries de véhicules, la reconversion de friches industrielles et le recyclage de matériaux de construction.

Et si la batterie de chaque voiture électrique servait à alimenter un bâtiment en électricité lors des pics de consommation ? Ce sujet a, parmi d'autres, nourri la réflexion du Club de l'Eco-La Tribune organisé à Aramon (30) par le cluster Cleantech Vallée.

Lors de cette matinée d'échanges, dirigeants et entrepreneurs ont pu évoquer les sujets faisant l'actualité de l'économie circulaire. Ainsi, Virginie Monnier-Mangue, déléguée territoriale EDF en Occitanie et présidente du cluster, a notamment abordé cette question de l'usage des batteries d'automobiles électriques.

Bientôt des vehicle-to-grid

"90 % du temps, une voiture reste sur un parking, développe-t-elle notamment. L'énergie qu'elle stocke n'est alors pas utile. Aussi, Dreev, une filiale d'EDF, travaille à une solution dites de vehicle-to-grid où ces batteries peuvent réalimenter un bâtiment ou un quartier à certaines heures avant de se recharger à une heure moins critique. En contrepartie de la sollicitation de son véhicule, le propriétaire serait rémunéré."

Selon la déléguée territoriale, un tel dispositif pourrait être déployé en France dans les prochains mois alors que le ministère de l'Économie estime qu'un million de véhicules électriques seront vendus en 2022.

Reconvertir les sites industriels

Autre sujet abordé, celui de la reconversion de sites industriels pour en faire des centrales de production d'électricité verte, à l'instar de celle installée à Aramon sur le site de l'ancienne centrale de production au fioul fermée en 2016.

Selon l'Ademe, le gisement hexagonal représenterait un potentiel de 50 GW (l'équivalent de 30 réacteurs nucléaires de 3e génération) qu'il n'est pourtant pas si simple de valoriser "puisque 4 % des sites ne sont pas contraints par des plans de prévention des risques inondation, risques technologiques, de sauvegarde de la biodiversité ou de cohabitation avec d'autres activités industrielles", détaille Ivan Barthélémy, responsable du développement pour EDF Renouvelables.

Le gisement des matériaux du bâtiment

Accompagné par l'accélérateur gardois Cleantech Booster, la société aveyronnaise Caprionis (5 collaborateurs) développe quant à elle une solution de réutilisation des matériaux du bâtiment. Une disposition permise par une règlementation datant de l'automne 2018.

"Il nous faut à la fois identifier les gisements mais aussi les recenser sur une plate-forme afin que les professionnels puissent puiser dans cette ressource, explique Rémi Castagné, cofondateur de l'entreprise. Récemment, nous avons ainsi pu trouver un usage pour 75 000 € de portes qui ne correspondaient pas à la commande initiale d'un architecte. Le professionnel à l'origine de la bévue en aurait été entièrement de sa poche et aurait pu mettre ces portes à la poubelle si nous n'avions pas été là."

18 étudiants en formation

Enfin, sur le volet formation, Yannick Gomez, responsable du Master en management de la transition énergétique délivré par l'université de Montpellier, a présenté le dynamisme de la promotion de 18 étudiants recrutée à l'automne.

"Comme la transition numérique, la transition écologique est une discipline transversale. Ce management touche tant les politiques d'achat durable que les politiques RH ou de finances", déclare-t-il en guise d'appel du pied aux sociétés présentes et éventuellement en position d'accueillir un alternant.

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