La Banque Populaire du Sud va élargir son porte-feuille de start-ups montpelliéraines

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La banque compte 182 agences à ce jour
La banque compte 182 agences à ce jour (Crédits : Christine Caville)
La banque, dont le siège est à Perpignan (66), a publié ses résultats annuels, le 13 mai, et annonce qu'elle a franchi le cap des 500 000 clients en 2014. Accentuant sa politique d'agences spécialisées, elle s'est implantée à Saint-Aunès (34) et vise de 70 à 100 start-ups locales, à terme.

Suivant de peu son homologue de la Banque Populaire Occitane, le Banque Populaire du Sud a publié ses résultats annuels le 13 mai. Elle annonce qu'elle a porté son audience à 503 000 clients l'an passé (+ 1 %), en finançant 26 300 projets, pour un montant global de 1,2 Md€ de nouveaux crédits. À cette occasion, la banque enregistre un chiffre d'affaires (produit net bancaire) de 332,7 M€, pour un résultat net en forte hausse, à 63,6 M€ (+ 33 %).

Cette bonne dynamique se retrouve dans l'implantation territoriale de la Banque Populaire du Sud (182 agences à ce jour), qui a ouvert trois nouvelles agences en 2014 (Sommières, Lézignan, et Perpignan), ainsi que trois agences spécialisées : l'une ciblant les enseignants et les étudiants à Montpellier, et deux autres visant les professions libérales, à Montpellier et à Nîmes. En 2015, la banque prévoit déjà d'ouvrir trois nouvelles agences généralistes (Gignac, Aubenas, et Piau ou Canet-en-Roussillon) et une agence dédiée aux professions libérales à Perpignan.

"Nous allons continuer à nous renforcer sur nos agences entreprises en intégrant la dimension personnelle de l'entrepreneur : d'une part avec six agences spécialisées dans la conduite des affaires ou la gestion du patrimoine personnel du chef d'entreprise ; d'autre part, avec l'ouverture de ces agences spécialisées, commente Pierre Chauvois, directeur général de la Banque Populaire du Sud. En effet, même si nous restons une banque généraliste, de plus en plus de clients attendent des compétences dédiées à leur profession ou leur problématique, notamment les professions libérales, les artisans, les agriculteurs ou les étudiants."

Des ambitions montpelliéraines sur l'innovation

Par ailleurs, la Banque Populaire du Sud annonce, assez classiquement, sa volonté de gagner encore plus de clients en 2015. Un des volets de la stratégie définie est de procéder par segment. Ainsi, l'établissement a récemment nommé à son conseil d'administration Laëtitia Léonard, directrice de l'Airdie, l'association régionale qui finance les chômeurs créateurs d'entreprise et les entrepreneurs solidaires. La banque devrait notamment soutenir la plate-forme de financement collaboratif en cours de création sur la cette thématique.

De même, la Banque Populaire du Sud a intégré à son CA Françoise Guetron-Gouazé, ex-directrice régionale de bpifrance. Celle-ci a rejoint une agence de deux personnes, créée en septembre 2014 à Saint-Aunès (34), dont l'objectif est de renforcer le porte-feuille de comptes détenus par la banque perpignanaise sur Montpellier et ses environs, spécialement dans les start-ups innovantes.

"Dans la région, les plus belles affaires sont les entreprises qui exportent ou qui innovent, poursuit Pierre Chauvois. Montpellier compte un grand nombre de start-ups dans le digital art, la recherche, la médecine, etc. Notre agence de Saint-Aunès à déjà signé une trentaine de comptes. Elle devrait atteindre, à terme, la barre des 70 entreprises, voire des 100 sous réserve d'intégrer un troisième opérateur dédié."

La Banque Populaire du Sud, qui compte 206 000 sociétaires, emploie 1 779 personnes, et prévoit 50 recrutements en 2015.

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