LIEN : René Revol conteste le calendrier de la déclaration d'utilité publique

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René Revol s'oppose au tracé validé par le préfet.
René Revol s'oppose au tracé validé par le préfet.
Alors que le Préfet de l'Hérault vient de déclarer d'utilité publique le tracé du dernier tronçon de la liaison intercommunale d'évitement nord (LIEN), le maire de Grabels s'interroge sur le timing, à quelques jours des élections départementales.

Le Préfet de l'Hérault Pierre de Bousquet a validé par arrêté préfectoral du 9 mars 2015 la déclaration d'utilité publique du dernier tronçon de la liaison intercommunale d'évitement nord (LIEN) entre la RD986 au nord de Saint-Gely-du-Fesc (34) et l'A75 à Bel-Air (commune de Grabels). Un arrêté qui va permettre au Conseil général de l'Hérault de démarrer les travaux et ainsi achever le LIEN, démarré en 1988 (montant total des travaux : 85 M€).

Le maire de Grabels (34) René Revol, opposé à cette décision concernant le LIEN, est surpris et le fait savoir, à quelques jours des élections départementales. Son interrogation porte sur ce qu'il juge être un déni de démocratie :

"Le Préfet a cédé à l'insistance du Président du Conseil général alors que nous sommes à la veille du scrutin des 22 et 29 mars. Ce sont 50 nouveaux conseillers départementaux qui vont être élus et chargés de désigner un nouveau président de l'institution. Une telle décision sera nécessairement comprise comme une ingérence dans l'expression du suffrage universel. Cela revient à dire aux citoyens :  « Vous pouvez voter pour qui vous voulez, de toute manière on n'en tiendra pas compte »."

René Revol avait sollicité par le passé sollicité le Conseil général de l'Hérault pour trouver un compromis au tracé du LIEN et sollicite à nouveau "tous les candidats aux élections départementales pour qu'ils se prononcent clairement avant le vote pour le report de cette décision et que commence enfin une négociation pour un nouveau tracé".

Recours en vue

Le maire de Grabels assure qu'il utilisera les moyens à sa disposition pour s'opposer au tracé une fois les nouveaux élus du Conseil général désignés à l'issue du scrutin du 29 mars :

"En tout état de cause si les nouveaux élus acceptaient cette DUP, ils prendraient la responsabilité de reporter de plusieurs années la réalisation pourtant indispensable du LIEN. La commune utilisera toutes les procédures pour mettre en échec la réalisation de ce tracé, qui est d'ailleurs exactement le même que celui qui avait été annulé début 2013 par le tribunal administratif."

De son côté le Conseil général présidé par André Vezinhet (qui sera remplacé à l'issue des élections imminentes puisqu'il ne se représente pas) se félicite par communiqué de presse de cette décision du Préfet :

"C'est une nouvelle étape décisive de cette opération structurante pour l'arrière-pays montpelliérain. Moins de deux ans ont suffi pour mener à bien l'ensemble des étapes indispensables à l'élaboration du projet, depuis la concertation jusqu'aux études environnementales et techniques. Une concertation formelle, déployant de lourds moyens d'information, avait été organisée de juin à septembre 2013. Cette concertation a connu une très large mobilisation, tant en ce qui concerne le public présent aux réunions, les avis inscrits sur les registres et sur le site internet dédié, les associations constituées et les partenaires institutionnels."

Le Conseil général de l'Hérault fait son savoir que les travaux peuvent démarrer. Outre la Déclaration d'Utilité Publique, le département dispose en effet de l'arrêté de défrichement et très prochainement de l'arrêté au titre de la loi sur l'eau. Côté calendrier prévisionnel, "une enquête parcellaire sera lancée au printemps afin de finaliser les acquisitions de terrains nécessaires à la réalisation du projet, dans l'optique d'engager les travaux préparatoires dès la fin de cette année pour une durée d'environ cinq ans".

En termes économiques, les atouts du LIEN avancés par le Conseil général sont la dynamisation de l'arrière-pays montpelliérain en le rendant plus accessible et attractif, ainsi que la facilitation d'accès aux équipements touristiques, aux espaces naturels et aux zones de loisir.

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